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Pseudo: Adriana EvangeliztCatégorie: ActualitéDescription:
60 ans après l'installation d'Israël par le Sionisme, la Palestine n'a toujours pas vu le jour... ce blog a pour but de montrer les injustices subies par ce Peuple et qui empêche que la Palestine soit enfin créée...
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Juifs mais pas Sionistes

 Nous tenons à préciser que ce blog, à l'image de Palestine la Tragédie, est l'oeuvre de personnes d'ascendance Judaïque qui ne supportent plus de se voir associées au Sionisme et à ce qui se perpètre en Palestine ou dans le monde. Que nous soyons Juifs laïques ou pratiquants, nous refusons l'image diabolisée du Juif induit par le Sionisme. En application des commandements Originels,  nous ne mentons pas, nous ne volons pas, nous ne tuons pas. Et nous ne pouvons donc cautionner ce qui se perpètre en Palestine en NOTRE NOM. Nous estimons, de surcroît, que le Sionisme maintient les Juifs du monde entier en servitude et prônons la Libération. Car Libre est le Vrai Juif... Libre, Pacifiste et Universaliste.

« Si l'on n'extirpe pas le racisme en Israël et si le "double modèle" de racisme et de pluralisme continue à coexister, un exemple de racisme similaire finira certainement alors par s'établir contre les Juifs. Pour conclure je voudrais m'adresser à ceux de mes lecteurs qui sont juifs comme moi. Je souffre beaucoup de constater que la plus grande partie de mon peuple vit dans un état d'apostasie. Au lieu d'adorer Dieu, de poursuivre et de rendre réelle l'idée de justice... ces hommes non seulement font le contraire, cherchent un refuge dans le système tribal le plus brutal et l'adoration de la force, mais ils sont en train de couper la branche sur laquelle ils sont assis... Mais apparemment pour la majorité de mes frères juifs qui adorent l'État matérialiste d'Israël comme nos ancêtres adoraient le veau d'or et le Baal, cette considération n'est pas importante. Ainsi leur dirai-je : "Par votre hypocrisie et votre double pensée, par votre façon de pardonner et de soutenir le racisme et l'oppression, vous allez amener un nouveau malheur sur vos propres têtes. Tout ce que les Palestiniens et les Arabes supportent aujourd'hui, avec votre encouragement et votre soutien, vous le supporterez demain. »

Israël Shahak, Le Racisme de l'État d'Israël, Guy Authier - Vérités, Paris, 1975


Mercredi 11 Juin 2008

Le sionisme : Théologie de la conquête et de la terreur 1

Par Lakhdar Ydroudj



Conformément aux lois de ‘Etat fédéral et qui exerce de façon publique, a l’oppose des activités des groupes de pression. Le point le plus important à notre sens est celui du lobbying politique et diplomatique qui combine avec les efforts sionistes à faire ressentir au monde occidental un sentiment de culpabilité pour la persécution des juifs, a abouti à une sympathie hypocrite des pays occidentaux.

Le lobbying est une mission dédiée à toutes les institutions sociopolitiques, économiques où para militaires entretenus par l‘Etat israélien dans les capitales occidentales les plus influentes sur la decîsion internationale. Nous avons déjà évoque le travail mobilisateur des associations juives et sionistes dans nos précédents études et son alliance avec les groupes de pouvoir au Etats Unis d’Amériques, notamment depuis l’arrivée des néocons et qui a commence avec l’ère du président Roland Reagan. Durant le mandant du précèdent Sénat au moins onze membres étaient juifs sur les cent membres au total, alors que la population juive ne dépasse guerre les 20/o de la population américaine. Un des plus important rédacteur des discours du président Georges Bush est un « Think Tanker » très proche des thèses sionistes. Il s’agit de Davîd Frum a qui beaucoup de chercheurs attribue le mérite de réinventer la notion de l’axe du mal. Sur le même plan des visites sont organisées par les associations sionistes pour les membres du Congres et du Sénat afin de pouvoir mobiliser la décision politique en faveur de ‘Etat sioniste.

Les outils du lobbying sioniste

Le sionisme est à la fois une doctrine et une stratégie de colonisation et d’expansion aux dépens des pays de la région moyenne-orientale puisqu’elle cherche à établir un foyer pour tous les juifs éparpillés dans le monde. La notion de stratégie exige, donc, la mise en œuvre de moyens adéquats pour atteindre les objectifs tracés. Pour les besoins de cette étude, on retiendra les points suivants pour illustrer le travail de cette doctrine et sa puissance mondiale à dominer les institutions les plus redoutables du monde.

Lobbying associatif

Il faut peut-être éclairer le lecteur sur la notion de lobby au Etats-Unis et qui est une véritable institution à caractère politique, économique, industriel ou scientifique qui exerce conformément aux lois de l’Etat fédéral et qui exerce de façon publique, à l’opposé des activités des groupes de pression. Le point le plus important à notre sens est celui du lobbying politique et diplomatique qui combine avec les efforts sionistes à faire ressentir au monde occidental un sentiment de culpabilité pour la persécution des juifs, a abouti à une sympathie hypocrite des pays occidentaux. Le lobbying est une mission dédiée à toutes les institutions sociopolitiques, économiques où paramilitaires entretenues par l’Etat israélien dans les capitales occidentales les plus influentes sur la décision internationale. Nous avons déjà évoqué le travail mobilisateur des associations juives et sionistes dans nos précédents études et son alliance avec les groupes de pouvoir au Etats-Unis, notamment depuis l’arrivée des néocons et qui a commencé avec l’ère du président Roland Reagan. Durant le mandant du précèdent Sénat, au moins 11 membres étaient juifs sur les 100 membres au total, alors que la population juive ne dépasse guère les 2% de la population américaine. Un des plus importants rédacteurs des discours du président Georges Bush est un « think tanker » très proche des thèses sionistes. Il s’agit de David Frum à qui beaucoup de chercheurs attribuent le mérite de réinventer la notion de l’axe du Mal. Sur le même plan, des visites sont organisées par les associations sionistes pour les membres du Congrès et du Sénat afin de pouvoir mobiliser la décision politique en faveur de l’Etat sioniste. C’est ainsi que, sous l’influence, de l’AIPAC et d’autres institutions que des lois contre ont été signées et adoptées par le pouvoir législatif américain, notamment le classement du gouvernement palestinien issu du Hamas comme gouvernement terroriste, tout en imposant un embargo international sur l’aide aux Palestiniens y compris celles de l’Europe. Il est indispensable d’éclairer le lecteur que les efforts sionistes aux USA ont abouti en 2005 à la création d’une énième association, en l’occurrence Christian’s United for Israël (CUFI), dédiée à l’encadrement et à la mobilisation des chrétiens pour la cause sioniste, soit par le soutien financier, moral et religieux. Cette association a pour objectif le lobbying religieux au sein des évangéliques et l’implication des plus hautes autorités américaines pour mettre en route la nouvelle caravane religieuse sioniste-chrétienne. Cette union a abouti, suite aux efforts déployés depuis longtemps par les faiseurs de décisions, qui ont poussé à une collaboration entre le Pentagone et Tsahal pour fédérer plus de 50 millions d’évangéliques en militants de la cause de l’Exodus par des célébrations annuelles pour la collecte de fonds. Selon le site de cette union, les donations américaines, en octobre 2006, durant la messe de la première nuit pour honorer Israël, sous la généreuse protection du pasteur John Hagee, la collecte de fonds a dépassé le seuil de 7 millions de dollars. On n’a pas besoin de deviner la location du siège de cette association religieuse, puisque c’est la ville du Texas, un gouvernorat faisant partie de la ceinture biblique extrémiste. Sur le plan politique, plusieurs décideurs dans les institutions américaines, en général sont acquis aux thèses les plus extrémistes des sionistes. On cite à titre d’exemple, un expert de la désinformation et du racisme, un décideur et concepteur des théories de la déportation des Palestiniens et, enfin, un éradicateur des territoires arabes et l’humiliation des Arabes et des musulmans : Daniel Pipes, partisan de l’écrasement des Palestiniens, rejette l’idée d’un Etat palestinien, qui serait un « cauchemar » pour ses habitants. Selon lui, cette solution « ferait plus de tort aux Arabes qu’aux Israéliens », car les Palestiniens seraient contraints de vivre sous le joug d’une organisation terroriste, l’OLP de Yasser Arafat. Sur un autre registre, il affirme « que les musulmans sont inassimilables aux USA et préconise leur exclusion de la fonction publique et des armées. Organisateur de la « chasse aux sorcières intellectuelles » sur les campus, il a fait exclure des universitaires favorables aux droits des Palestiniens, ce qui lui a valu d’être nommé par le président Bush membre du conseil d’administration du United States Institute for Peace (USIP), un autre think tank à la mesure des ambitions des néocons, financé par le Congrès pour des objectifs belliqueux tels que « promouvoir la prévention (il faut comprendre la guerre permanente), la gestion et la résolution pacifique des conflits internationaux (ici, il s’agit de l’intervention militaire directe ou indirecte) ». Son racisme antiarabe lui a valu d’être sélectionné comme un des 50 juifs américains les plus influents, selon le journal juif The Forward. C’est un partisan du contrôle systématique des Américains de confession musulmane par le biais du bracelet électronique et de la mise sous écoute de toutes leurs conversations. Ils encouragent les Etats européens à faire la même chose contre la communauté musulmane établie sur le Vieux Continent. Daniel Pipes a inculqué aux médias étasuniens le corps d’analyse désinformateur qui consiste : « Tous les musulmans ne sont pas des terroristes mais tous les terroristes sont musulmans. » • Richard Perle, conseiller de Benjamin Netanyahu, puis de Donald Rumsfield, directeur du Jérusalem Post et homme d’affaires, milite pour la déportation des Palestiniens en Irak. Collaborateur des administrations républicaines, il est une véritable source de la haine contre les Arabes. Surnommé le « prince des ténèbres » pour son travail persuasif des coulisses au sein des instances internationales. Soviétophobe de renom, il est le forgeron du consensus de la guerre contre l’Irak et un fervent défenseur de l’idée d’anéantir la Syrie et l’Iran pour sécuriser le front antisioniste qui résiste à l’hégémonie américanosioniste dans toute la région. Il est passé par 12 think tanks conçus pour proposer les solutions sécuritaires pour l‘Etat sioniste le Jewish Institute for National Security Affaires. Il est aussi cosignataire de la lettre pour le président Clinton pour démembrer l’Irak, en 1998, avec le groupe qui comprenait des néocons actuellement dans le cabinet bushiste. (Elliott Abrams, John Bolton, Zalmay Khalilzad, Peter Rodman, Donald Rumsfield, Robert Zoellick et Paul Wolfowitz). Elève studieux du sionisme mondial, il adhère volontiers à la thèse de l’épuration ethnique contre les Palestiniens en particulier et les musulmans en général. Convaincu de la mission sioniste, il apporte son appui à toutes les entreprises pour accentuer le terrorisme de l’Etat. Douglas Feith lauréat de l’Organisation sioniste américaine (ZOA). Sous-secrétaire à la Défense, partisan de l’annexion par Israël de tous les territoires palestiniens et de la déportation des populations de Ghaza et Cisjordanie en Irak. Il est coauteur d’un document de stratégie en 1996, commandé expressément par le sioniste Benjamin Netanyahu et intitulé Rupture franche Une nouvelle stratégie à même de garantir l’empire ; (Clean Break : A new strategy for securing the realm) (disponible sur le sitehttp://www.israeleconomv.org/stratl.htm). C’est un document très audacieux mais surtout arrogant au point où il remet en cause l’existence même de la Syrie il propose aussi de la détruire, de rejeter la paix contre la terre, de salir les musulmans par l’attribution des mauvais coups dans le monde à l’Islam et d’installer un gouvernement « ami » dans les pays limitrophes d’Israël. Il est aussi l’auteur du rapport mensonger sur la relation entre le régime baâthiste en Irak et le groupe d’Al Qaîda. Il a travaillé dans les cabinets successifs des présidents américains depuis Ronald Reagan. Son concept de « guerre totale » de la dernière décennie du XXe siècle fut adopté par le cabinet Bush sous le vocable de guerre contre le terrorisme, dans lequel il préconise de détruire tout Etat qui manifeste une quelconque opposition contre les intérêts établis des Etats-Unis. La liste est très longue pour énumérer tous les noms de responsables américains favorables à l’extermination des Palestiniens et l’humiliation des Arabes et des musulmans, mais ce qui nous intéresse dans cette étude, c’est aussi la portée de l’influence sioniste sur la France notamment, puisque celle-ci a reconquit un peu le rôle fédérateur de l’Europe. Le dernier résultat du lobbying sioniste est sans doute la plus grande réussite après la création de cette entité en Palestine. Il concerne le projet de loi américain pour une résolution qui condamne toute tentative de nier l’Holocauste. La rédaction de cette résolution a nécessité la contribution de plus de 70 pays. Promue par le parrain mondial du sionisme et l’adhésion de plus 120 pays, cette résolution a pu faire autour d’elle un consensus, ce qui signifie que le monde se dirige vers une « sionicratie » qui sélectionnera les races qui lui serviront et s’engagera à créer un holocauste contre les arabes en Palestine, Syrie, Liban et partout où ses intérêts seront menaces.

Le sionisme en France

L’impact sioniste sur la classe dirigeante est très important sur la politique française infiltrée par un courant proisraélite flagrant. Durant une conférence de presse, à l’issue de sa réception du lobby sioniste, le 17 novembre 2003, le président Jacques Chirac prend une position claire et partielle en déclarant la guerre aux personnes ou aux institutions qui osent s’attaquer aux juifs. « Quand on s’attaque en France aux juifs, il faut bien comprendre que c’est à la France toute entière qu’on s’attaque. Depuis des siècles, nos compatriotes juifs sont en France chez eux comme chacun de nos compatriotes ». De son côté, un Premier ministre en exercice à l’époque reprend à son compte et celui de tout le gouvernement français cette position en indiquant : « Le chef de l’Etat et le gouvernement que j’ai l’honneur de diriger ont pris et prendront toutes les mesures nécessaires pour que cessent ces agressions qui insultent notre pays. Nous poursuivrons sans relâche leurs auteurs afin qu’ils soient punis. (...) l’Etat s’est engagé avec détermination dans la création de la Fondation pour la mémoire de la Shoah. Avec sa présidente, Mme Simone Veil, son rôle pour la perpétuation de la mémoire est essentiel. Je compte sur son action, elle peut compter sur notre soutien. (discours prononcé par le Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, le 21 juillet 2002, à Paris, lors de la commémoration du 60e anniversaire de la rafle du Vélodrome d’Hiver).On ne voudrait pas énumérer les positions officielles françaises dans ce domaine, mais on se demande à travers ces deux déclarations, si la laïcité de l’Etat français n’est pas totalement pervertie et pourquoi les observateurs n’entendent pas de telles déclarations lorsqu’il s’agit d’attaque contre les symboles de l’Islam ou l’insulte du Prophète(QSSSL) de l’Islam. Dans le même contexte, il est légitime de se demander pourquoi crime contre un citoyen français de confession juive mobilise la totalité de la classe dirigeante y compris le président de la République, au moment où le Franco-arabe, l’Africain ou l’Asiatique tué de sang-froid par les groupes extrémistes n’a aucun droit de cité et l’acte criminel est tout de suite classé dans la rubrique des faits divers. On peut défiler plusieurs questions de la même configuration, mais ce qui important à noter concerne l’alliance contre-nature de deux tendances diamétralement opposées. D’un côté, des valeurs dites démocratiques de la France comme un pays qui est souverain et de l’autre, un courant idéologique sioniste qui a un penchant dénominateur de la liberté et de la diversité politique, religieuse et culturelle. Un autre détail très important est sans aucun doute la nomination d’un conseiller du ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy, en l’occurrence, Arno Klarsfeld, juriste français mais aussi réserviste de l’armée israélienne. Le Conseil représentatif des institutions juives de France a un pouvoir équivalent à celui d’« American Isreal Public Affairs Committee » (AIPAC) considéré comme un lobby national, qui a « droit de participer aux travaux des commissions parlementaires, d’élaborer des propositions de résolutions ou de lois à soumettre ensuite au vote du Congrès, de nommer des membres dans les cabinets des élus. Ainsi, tel sénateur ou tel représentant peut avoir officiellement un salarie de l’AIPAC au nombre de ses collaborateurs directs les plus proches.(8)Durant un autre dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) le 12 février 2005, M. Raffarin, alors Premier ministre, était accompagné d’une quinzaine de ses ministres, les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat, les responsables de tous les partis politiques et les représentants des syndicats et surtout des ambassadeurs arabes tels que celui de l’Egypte, de Mauritanie, de Jordanie : « Vous pouvez avoir confiance en la France parce que vous avez été la France, parce que chacun d’entre vous détient une partie de ce bien commun qui est notre pays ». Ce dîner a aussi été l’occasion pour le Premier ministre français d’annoncer son prochain voyage en Israël, dont la principale mission concernait l’inauguration du nouveau mémorial de Yad Vashem (le Mémorial de la Shoah à Jérusalem). C’est aussi sous la pression permanente du CRIF que le Conseil supérieur à l’audiovisuel a pris la décision de poursuivre la chaîne Al Manar pour antisémitisme. La vitesse avec laquelle ce dossier a été traité et expédié vers le judiciaire démontre la grande puissance de ce lobby au sein même de l’appareil législatif et judiciaire. En effet, c’est le 31 janvier 2004, que le Premier ministre français Raffarin, « invité au dîner annuel du CRIF, déclare avoir visionné la cassette vidéo préparée par les forces armées israéliennes en compagnie de son ministre Nicole Guedj(9), par ailleurs conseillère du CRIF.

(A suivre)

Notes :

(8) Comaguer : « Comment fonctionne le lobby sioniste aux USA », disponible sur le site http://www.http://www.mondialisatiOn.ca consulte en octobre 2006.

(9) Nicole Guedi est née en Algérie dans une famille juive. Elle est administratrice du Consistoire central de France, institution juive qui a pour tâche d’organiser le culte hébraïque et apporter son soutien à Israël. Elle est aussi membre actif du CRIF ayant influencé et aiguillé la commission Stasi sur la laïcité qui a abouti et justifie l’interdiction du voile islamique dans les écoles françaises publiques. Il annoncé à son auditoire son intention de changer la législation de manière à permettre au CSA et au Conseil d’Etat d’interdire administrativement AI Manar sans attendre que la chaîne soit jugée ou condamnée pénalement. La précipitation du Premier ministre ne s’explique que par sa conviction que l’accusation portée contre Al Manar est outrancière et que la justice pénale ne prononcera aucune sanction. Pour satisfaire ses hôtes, il choisit donc d’introduire une loi d’exception. C’est sous l’impact des activistes et militants du Crif qui pousse l’opinion publique française à se demander si le Crif n’est un gouvernement parallèle à celui de la République française du moment qu’il a vraisemblablement une autorité sur les émotions et les indignations, il contrôle la pensée et régie l’octroi de la carte du nationalisme et patriotisme aux Français. On ne voudrait pas s’attarder sur les faits qui confirment l’influence grandissante du lobby sioniste en France, mais relever le fait que si les organisations juives et sionistes maintiennent la pression sur les institutions officielles, la situation serait semblable à celle des Etats-Unis où la prise de décision ne se fera plus sans en référer au lobby sioniste. Voici quelques exemples de ces associations qui ont pignon sur la faisabilité de la décision politique française : Congres Juif Mondial, American Jewish Diffamation, Congres Juif Européen, Consistoire central de Paris, Agence juive, Likoud de France-, KKL de France, La WISO. (Une association féminine des œuvres caritatives des femmes sionistes qui regroupe plusieurs associations), le Betar (milice), la Ligue de défense juive (milice), Service protection de la communauté juive, Clubs Krav Maga-Action-Police (CFTC)- Union des étudiants juifs de France (Opération « surveille ton net »)- Mouvement Siona, (Collectes de fonds en soutien à Tsahal). Le sionisme veut faire fonctionner le monde selon le principe : « Celui qui est contre moi est un antisémite ».

Les laboratoires de pensée think tank

La mise en œuvre de la politique israélienne est élaborée dans des institutions scientifiques qui travaillent selon la ligne sioniste politique et religieuse à laquelle adhèrent la plupart des boîtes à penser américaines, connues pour leur alignement sur la tendance politique sioniste de l’Etat israélien. Soumise à une idéologie de pensée prédéfinie par les dirigeants acquis à la cause sioniste, la production scientifique des boîtes à idées sont de véritables armes de prise de d’orientation et d’influence au sein des instances de tous les paliers impliqués dans la décision stratégique américaine. C’est la recette du succès sioniste sur le double plan politique intérieur et extérieur américain. L’influence est permanente sur la presse, les législateurs, les élites politiques, sur les institutions économiques et politiques, les organisations internationales, la société civile, l’opinion publique. Les boîtes à idées sont génitrices d’idées épousées par l’élite dirigeante pouvant être assimilées à de véritables programmes d’Etat au service exclusif du sionisme. Le programme actuel du président Georges Bush s’est largement inspiré des travaux de recherche du Project for the New American Century (PNAC) qui est à l’origine de la guerre des civilisations, l’invasion de l’Irak, la destitution des talibans et de la croisade contre le terrorisme qui n’est qu’une croisade contre l’Arabe et le musulman. C’est aussi le cas de l’institut spécialise des relations internationales au niveau du Moyen-Orient, en l’occurrence, Washington Institute for Near East Policy (Winep) fondée par Martin Indyk, un des idéologues qui ont été employés par l’AIPAC. Un bon nombre de l’état-major du président actuel des Etats-Unis ont été employés par des boîtes à idées prosionistes, à l’instar de Richard Perle, Paul Wolfowitz, ou ont des relations « scientifiques » avec d’autres boîtes à idées qui collaborent très étroitement avec le Winep. Le point de vue du Winep est systématiquement repris dans US News & World Report et dans The New Republic, dont les dirigeants ou propriétaires, MM. Mortimer Zuckerman et Martin Peretz, font partie du conseil de cette organisation »(10). Les décideurs de la Maison-Blanche admettent volontiers l’impact des boîtes à idées dans la conception de la politique guerrière et préventive américaine, notamment depuis que le président républicain Ronald Reagan a contrôlé la Maison-Blanche. C’est sous le règne des démocrates, surtout après le refus du président Clinton de satisfaire leurs revendications de contrôle militaire de l’Irak, que les néoconservateurs ont tissé le réseau de la domination du monde à travers la promotion de leurs idées dans le milieu exécutif du Congres et du Sénat, tout en s’aliénant une presse prédisposée à épouser toutes les thèses du colonialisme et de la guerre préventive contre l’ennemi réel ou imaginaire. Le travail des néocons a été accompli grâce à la mise en place où à l’exploitation de la voie scientifique pour convaincre. C’est ainsi que les relations

(10) Beinin Joel : « Un think tank au service du Likoud », In Le Monde Diplomatique, juillet 2003.

enchevêtrées les uns aux autres ont réchauffé les théories du colonialisme, de la guerre préventive et surtout de la notion du bien contre le mal. On citera entre autres boîtes à idées dédiées exclusivement à l’endoctrinement et à la désinformation l’American Entreprise Institute (AEI), le Middle East Media Research Institute (MEMRI), Hudson Institute (HD), Washington Institute for Near East Policy (WINEP), Middle East Forum (MEF), Jewish Institute for National Security Affairs (JINSA), Center for Security Policy- (CSP) sous l’égide et la bienveillance du Project for New American Century (PNAC). Notons aussi que l’exécution des projets sionistes au Moyen-Orient a été possible par la grande pénétration de des juifs sionistes dans les différentes administrations de l’exécutif étasunien notamment dans le département d’Etat des Affaires étrangères ou Goldberg révèle Jewish Power, remarque qu’en « 1991, au point culminant de la confrontation du gouvernement avec Israël, pas moins de sept des dix-neuf secrétaires-adjoints au département d’Etat étaient juifs » (11).

Sources El Watan

Posté par Adriana Evangelizt


publié par Adriana Evangelizt publié dans : Sionisme
Dimanche 04 Mai 2008

Article significatif de ce que nous défendons comme idée, à savoir que les grands pontes sionistes à la tête de diverses organisations ramassent des milliards sur le dos des juifs sans que les rescapés des camps n'en voient un centime puisqu'ils vivent dans la misère. L'an passé nous avions posé un article où il était dit "qu'un quart de l'argent versé en 1998 par les banques suisses aux victimes de l'Holocauste, soit 366 millions de francs suisses (228 M d'euros) sur un montant total de 1,5 milliard, n'a toujours pas été versé aux victimes de l'Holocauste." Soit neuf ans plus tard... où est passé le pognon ? Est-il besoin de rappeler qu'Israël Singer avait détourné à son profit au moins 5 millions de $ de la caisse du Congrès Juif mondial ? Et là, il est question d'un milliard de dollars dont la CLAIM ferait mauvais usage. Au lieu de verser cet argent aux survivants dans le besoin, l'organisation préfèrerait transférer ces sommes à des organisations juives, ou financer des restaurations de bâtiments de commémoration. ON transfère" des sommes faramineuses aux organisations juives, il serait intéressant de savoir lesquelles. Le KKL peut-être ? Pour l'achat de terre en Palestine et la colonisation ? 70 milliards ont été versés par l'Allemagne. Demandez aux rescapés ce qu'ils ont touché ! Jusqu'à quand va durer cette pantomine et cette escroquerie qui profite à une poignée de succubes ? Quand on pense que ces rapaces sans foi ni loi, ces profiteurs, ces voleurs, ont fait mettre Norman Finkelstein au ban de la société US alors qu'il disait la vérité. L'argent devrait être versé directement aux survivants et à leurs descendants sans passer par ces malhonnêtes. Ils ont trouvé depuis longtemps le moyen de s'enrichir sur la misère et la mort. Ils font construire des mémorials pour les victimes qui sont à six pieds sous terre et les pauvres vivants, eux, font l'aumône ! Ils n'ont pas honte ! Et personne n'ose rien dire. Tout le monde laisse faire. Les juifs ont-ils franchement besoin de ça pour défendre leurs intérêts ???


La Claims Conference pointée du doigt

Par Marie Meyer pour Guysen International New



A l'heure où Israël commémore le Jour de la Shoah, un film documentaire, diffusé mercredi soir, remet en cause le travail de la ‘Claims Conference', l'institution américaine chargée de la distribution des indemnisations allemandes aux victimes de la Shoah. De nouvelles accusations qui poussent aujourd'hui le gouvernement israélien à envisager des mesures drastiques...


"La morale de la restitution : le combat continue" : tel est le nom du documentaire, diffusé ce 30 avril sur la chaîne satellite Yes, prenant pour cible la 'Claims Conference'.

Créée en 1951 et située à New-York, cette association a pour mission de distribuer les milliards d'euros d'indemnisation octroyés par l'Allemagne aux victimes de la Shoah, de restituer les biens juifs spoliés par les nazis et de financer les programmes d'aides aux survivants.

Depuis sa création, la 'Claims Conference' a géré près de 70 milliards de dollars de réparations versés par l'Allemagne aux victimes de la Shoah.

Un travail conséquent qui est cependant remis en cause par ce documentaire. Celui-ci accuse en effet la 'Claims Conference' de faire un mauvais usage des fonds en sa possession, soit près d'un milliard de dollars.
Au lieu de verser cet argent aux survivants dans le besoin
, l'organisation préfèrerait transférer ces sommes à des organisations juives, ou financer des restaurations de bâtiments de commémoration.

Une politique inacceptable pour les rescapés de la Shoah.

"Il n'y a rien de plus important que les survivants de l'Holocauste et il faudrait qu'ils puissent vivre dans la dignité pendant les quelques années qu'il leur reste. C'est tout ce que je demande à la ‘Claims Conference", expliquait l'un d'entre eux. Et ce préciser : "Il restera plein d'argent pour les monuments quand les survivants auront disparu'', ajoute t-il.

Mais selon Reuven Merhav, l'un des principaux responsables de la 'Claims Conference', l'éducation sur l'Holocauste est tout aussi urgente que l'aide directe aux rescapés.

"L'argent consacré à l'éducation et la commémoration a un impact très important et ne servirait pas beaucoup s'il était partagé entre des dizaines de milliers de survivants".

A la suite de la diffusion de ce documentaire, le comité parlementaire de contrôle d'Etat a décidé de se réunir prochainement en session spéciale pour discuter de la ‘Claims Conference'. Le président du comité, Zevoulon Orlev, a d'ores et déjà annoncé que l'ouverture d'une enquête était nécessaire.

"J'ai vraiment été choqué par ce reportage. Il est difficile de penser que les fonds destinés aux survivants de l'Holocauste ne leur soient pas transférés, d'autant que beaucoup d'entre eux ont des problèmes financiers et vivent dans le dénuement total".

Orlev pourrait également envisager de remplacer cet organisme par une association israélienne.

Le député Ran Cohen a de son côté appelé au renforcement du contrôle de la ‘Claims Conference'.
"Ce film m'a beaucoup perturbé. Les découvertes sont choquantes. Des centaines de milliers de rescapés de la Shoah vivent dans la pauvreté alors que la ‘Claims Conference' fait cadeau de sommes astronomiques sans aucune transparence ni contrôle".

Des mesures drastiques sont donc envisagées pour cette institution qui a déjà été remise en question à plusieurs reprises.
Le mois dernier, un autre documentaire critique, réalisé par le New-yorkais Ilan Ziv, et intitulé ‘'Au nom des victimes'', avait en effet suscité une vive émotion lors de sa projection à la Knesset.

Et l'an dernier, une large campagne de protestation avait forcé le gouvernement israélien à revoir à la hausse les aides aux rescapés.

Alors que tous les Israéliens ont une pensée aujourd'hui pour les victimes de l'Holocauste, ces nouvelles accusations viennent ternir l'image de la ‘Claims Conference', garante des droits des rescapés.

 Sources Guysens

Posté par Adriana Evangelizt

 
publié par Adriana Evangelizt publié dans : Lobby/organisations sionistes
Dimanche 04 Mai 2008

Affaire Eliot Spitzer : la vengeance d’Israël Singer

 

Le gouverneur de New York, Eliot Spitzer, a été contraint à la démission à la suite de la révélation selon laquelle il aurait eu recours aux services d’une prostituée.


Au-delà du caractère exotique de la vie politique états-unienne qui juge de la compétence d’un gouverneur à son comportement au lit, cette affaire révèle les affrontements persistants au sein du mouvement sioniste.


Eliot Spitzer était l’espoir de la communauté juive US, qui l’imaginait un jour en président des États-Unis. Brillant juriste, il avait été l’assistant à Harvard d’Alan Dershowitz (le conseiller juridique de l’État d’Israël), et il avait dirigé la prestigieuse Harvard Law Review. Devenu adjoint du procureur de Manhattan, il s’illustra en démantelant le clan Gambino (une des cinq familles de Cosa Nostra).

En 2005-7, le procureur Eliot Spitzer dirige une enquête sur les comptes secrets du Congrés juif mondial. Dans un rapport de 35 pages, il établit que le secrétaire général Israël Singer (par ailleurs président de l’Organisation juive mondiale de restitution) a détourné à son profit au moins 5 millions de dollars de l’association. Pour sa défense, Singer révèle l’existence d’une caisse noire de 2 millions de dollars annuels, créée au bénéficie du président Edgar Bronfman. Face au scandale, les deux hommes démissionnent l’un après l’autre.

Il y a quelques jours, le Congrés juif mondial renonçait aux poursuites engagées à l’encontre d’Israël Singer. Celui-ci étant hors de cause, ses amis transmettaient au procureur Johnson III des informations sur une société d’escort, de sorte que ce soit au tour de M. Spitzer de démissionner.

Source : http://www.voltairenet.org/article155931.html

publié par Adriana Evangelizt publié dans : Lobby/organisations sionistes
Dimanche 04 Mai 2008

 

 

L'anniversaire de la création d'Israel : Célébrer et continuer la conquête

par Michèle Sibony

L'anniversaire de la création d'Israël est en passe de devenir une célébration internationale. Par exemple un défilé est organisé le 1e juin prochain au coeur de Manhattan portant des bannières de grands portraits d'Israéliens anonymes ou célèbres, surmontés du titre : "visages d'Israël". La volonté des organisateurs est d'affirmer que la société israélienne "...est une société similaire en de nombreux aspects à celle de New York - une fascinante combinaison d'immigrants qui sont venus ensembles pour créer une société aux facettes multiples. C'est l'histoire d'Israël".

Cependant, dans la liste de portraits l'unique arabe israélien comme ils les appellent sera Rania Jubran, une diplomate. (Israël conquiert la 5e avenue : Ynet 21 avril 2008) La Russie a prévu d'être de la fête aussi avec un grand festival culturel destiné à célébrer la naissance d'Israël. Salons du livre, expositions, et événements festifs de toute sorte s'organisent dans tous les pays d'Europe.

Ce qui donnerait le meilleur contrepoint à ce concert mondial, c'est un double petit événement qui s'est passé en Israël dans la nuit du 24 avril et reporté par Haaretz.

Quelques anarchistes contre le mur, accompagnés par un journaliste ami et sympathisant ont été "tagguer" à Jaffa, contre le défilé de commémoration de la... conquête de la ville en 48 programmé le lendemain par un groupe de droite le Etzel.

Arrêtés par la police au milieu de la nuit ils sont emprisonnés. Dans la même nuit d'autres anarchistes contre le mur informés de l'arrestation s'emparent avec leurs amis palestiniens d'un avant-poste de colonie "légale" synagogue plantée sur une colline et que les colons n'occupent pas encore jour et nuit. Ils grimpent sur le toit, décrochent le drapeau israélien et le remplacent par le drapeau palestinien. Les colons alertés arrivent de toute part. La bataille rangée commence colons contre colonisés et anarchistes. L'armée arrive et disperse les anarchistes contre le mur et les Palestiniens à coup de balles en caoutchouc.

Quelques éléments à tirer de cet événement presqu'anecdotique :

1 - Il s'agit en Israël de commémorer la conquête en faisant fi de toutes les violences qu'elle a causé, les centaines de milliers de palestiniens chassés, leurs biens détruits ou appropriés, des centaines de milliers puis des millions de Palestiniens en exil dans des camps de réfugiés, qui paient jusqu' aujourd'hui le prix de cette injustice. Eux qui vivent au Liban, en Syrie, en Jordanie, dans les Territoires palestiniens occupés, en Israël même comme "citoyens", n'existent pas et continuent d'être effacés des mémoires, de l'histoire, du présent. Ils devraient subir cette célébration de leur conquête et de leur dépossession en veillant à ne pas gâcher la fête. Tout cela dans un contexte non pacifié par un règlement du conflit, dans le respect du droit, ou une quelconque reconnaissance des torts causés, mais qui se caractérise au contraire par l'aggravation du sort des réfugiés du Liban, des Palestiniens, des TOP et de la Bande de Gaza, et une remise en question permanente des droits des citoyens palestiniens d'Israël.

2 - La conquête n'est pas achevée et il s'agit de la continuer, exactement comme le confiait Sharon en novembre 2001 au journal Haaretz : "La guerre d'Indépendance n'est pas terminée. Non. 1948 n'était qu'un chapitre."
Et il annonçait une seconde étape de colonisation d'au moins 50 ans. Ces deux phrases il les a martelées en Israël et dans toutes ses visites à l'Etranger.

Les frontières d'Israël qui n'ont jamais été fixées, sont en train d'être dessinées dans le sang et par la force, au mépris de toutes les lois, par le plus fort, contre le plus faible. Retrait unilatéral de Gaza qui fixe la frontière sud ? Mais l'armée israélienne conserve le contrôle terrestre, aérien et maritime de toute la bande de Gaza et le gouvernement y a établi depuis des mois un siège ignoble qui affame toute la population, hommes femmes et enfants, un million et demi d'habitants.

En Cisjordanie, la colonisation se poursuit sans répit, et le mur réalise les enclaves prévues par le plan Sharon. Des gouvernements européens comme l'Allemagne ou le Japon financent déjà la construction de zones industrielles côté israélien du mur en face des enclaves, participant activement à leur Banthoustanisation. Ces enclaves constituent ainsi des réserves de travailleurs dont on imagine les droits. Devant Kalkylia, ville de 40 000 habitants complètement encerclée par le mur, la porte de la prison s'ouvre une demi heure le matin pour laisser sortir de la ville les travailleurs prisonniers, et elle se rouvre une demi heure le soir pour les laisser rentrer dans leur ville dortoir. Mais si vous dites Apartheid vous exagérez et vous êtes antisémite.

3 - Les commémorations internationales et nationales de la création d'Israël constituent ainsi une véritable opération de blanchiment de l'histoire telle qu'elle s'est passée : Il s'agit d'effacer de nier la Naqba palestinienne, l'expulsion massive 750 000 personnes, les massacres de Deir Yacine près de Jérusalem, de Tantoura près de Haïfa, de Dawaimeh, près de Hébron en 1948, puis de Kafr Kacem en 1956, et la seconde expulsion à l'occasion de la guerre de 67 d'encore 300 000 personnes.

Oublier les expropriations de terres massives entre 47 et 49, celles des pourchassés qui se sont réfugiés dans les pays voisins mais aussi les terres des "présents-absents" (grâce à la loi éponyme qui exproprie tous ceux qui ont fui leurs villages sans pour autant quitter Israël, mais ne pouvaient être "présents" et pour cause, sur leurs terres et propriétés au moment défini par la loi. De tout cela il ne sera pas question. Après les historiens palestiniens, mais eux n'ont pas été entendus, les nouveaux historiens, dès l'ouverture des archives de 48 (notamment celles de l'armée) ont confirmé les faits, Ilan Pappe entre autres relate dans son dernier ouvrage "Le nettoyage ethnique de la Palestine" (Fayard 2008) - avec minutie l'application du plan Daleth, l'expulsion organisée et planifiée. Une terre sans peuple pour un peuple sans terre. C'est ce qui était nécessaire, dans la logique sioniste au moment du vote de la partition en 47 et c'est donc ce qu'il fallait fabriquer.

Ne pas reconnaître ce passé, imposer la pérennité de la mythologie sioniste sur l'histoire c'est installer durablement toute la société israélienne dans un déni de la réalité et une autojustification des crimes dont on ne peut mesurer les conséquences qu'avec frayeur.

La première de ces conséquences est l'incompréhension totale du présent. Que de fois n'est-on surpris d'entendre justifier les crimes d'aujourd'hui par une position de victime, où l'agresseur est présenté comme celui qui se défend pour survivre à l'extermination.

4 - Ces commémorations veulent aussi blanchir le présent : celui de la colonisation qui continue, qui n'a jamais cessé, de la destruction de l'économie et de la société palestinienne, des milliers de prisonniers, des milliers de civils désarmés tués dans les TOP, de l'ignoble siège d'un million et demi de civils sans défense à Gaza. La politique de plus en plus ouvertement discriminante à l'égard des palestiniens d'Israël. C'est tout cela que la célébration israélienne passe à la lessiveuse, entérinant la morbidité d'une société élevée dans le déni de sa propre histoire et de son présent et l'angoisse fabriquée de l'anéantissement, nécessaire car c'est cette angoisse qui permet de tout justifier, et de tolérer l'intolérable.

L'active complicité de la plupart des gouvernements européens et de celui des Etats-Unis dans cette grande opération de blanchiment révèle à la fois combien l'idéologie sioniste qui s'est appuyée sur les conséquences de l'antisémitisme européen qu'elle a érigées en chantage permanant a réussi, et combien les "démocraties" néolibérales d'aujourd'hui engagées dans la destruction de tous les droits humains, sociaux, politiques, économiques, dans la destruction de l'environnement et la recolonisation de zones énormes du monde, se reconnaissent dans un tel modèle.

Sans abris, sans papiers, sans travail, sans sécu, sans retraite, les sans voix, les sans droits abondent aujourd'hui dans nos sociétés et se multiplient, la figure du Palestinien n'est-elle pas le parfait modèle de ce dénuement ? L'effacer, le nier, c'est nier pour ces gouvernements scélérats leurs propres oeuvres quotidiennes, les rendre invisibles. Admirer la force du plus fort, le laisser frapper et frapper encore, et dicter l'histoire comme il édicte le présent, c'est ce que le néolibéralisme veut nous imposer : Une épouvantable régression, la fin du droit international, la fin des droits tout court. Les prestations récentes du président français en Chine et en Tunisie le montrent, dans leur monde il n'y a pas de place pour les droits humains. Panem et circenses ? Les émeutes de la faim qui se multiplient dans le monde montrent qu'il n'y aura pas de pain pour tout le monde.

La volonté d'effacement des Palestiniens constitue le principal enjeu de la fête, avec la célébration par l'Occident du modèle qu'il a largement contribué à forger et qu'il revendique aujourd'hui comme universel : Apartheid, négation de l'autre, écrasement du droit par la force.

Célébrer cela ? Sûrement pas. La voix palestinienne doit être portée haut et fort dans le monde avec tous ceux qui refusent le négationnisme dans tous ses aspects, et qui refusent le projet de société d'un Bush ou d'un Sarkozy... Les quelques dizaines de jeunes anarchistes israéliens contre le mur, bien qu'élevés dans la mythologie sioniste, ont réussi à ouvrir les yeux sur l'autre, le camarade palestinien colonisé, et ils ont choisi leur camp : celui d'un Avenir avec les Palestiniens sans murs, dans l'égalité la dignité et le respect. C'est ce programme qui doit être célébré, parce que c'est la seule perspective d'avenir pour cette région, et pour nous tous où que nous vivions.

Posté par Adriana Evangelizt

publié par Adriana Evangelizt publié dans : Union Juive Française pour la Paix
Dimanche 04 Mai 2008

Il y a 60 ans, la Naqba

par Pierre Stambul

Les Israéliens parlent de l’indépendance d’Israël, proclamée le 14 mai 1948 et aussitôt entérinée par l’ONU. Pour les Palestiniens, c’est la Naqba, la catastrophe, la destruction de leur société et de leurs villages suivie de l’exil de la grande majorité de la population.

Aujourd’hui, il y a environ 5 millions de Juifs et 5 millions de Palestiniens qui vivent entre Méditerranée et Jourdain. Les premiers ont un Etat dit «Juif» et occupent 90% de l’espace. Les seconds connaissent marginalisation, discriminations, assassinats «ciblés», misère et privation des droits élémentaires. 60 ans après la Naqba, des millions de Palestiniens sont toujours réfugiés, dispersés dans des camps du Proche-Orient, voire exilés plus loin. 60 ans après, les Palestiniens continuent de payer pour un crime européen : le génocide nazi. 60 ans après, c’est l’impunité d’Israël malgré les violations constantes du droit qui permet la poursuite de la destruction de la Palestine. Une injustice majeure a été commise : un nettoyage ethnique et l’expulsion de tout un peuple de sa terre. Il n’y aura pas de paix sans réparation et cette paix devra reposer sur les droits fondamentaux qui s’imposent à tou-te-s.

Une rencontre improbable

Beaucoup de guerres trouvent leurs racines dans l’histoire ancienne et proviennent de la manipulation de la mémoire, de l’identité ou de la souffrance. Celle-ci ne fait pas exception.

Cette guerre est née de la rencontre improbable entre un peuple autochtone (le peuple palestinien) et des communautés juives (dispersées mais organisées autour d’un projet politique, le sionisme) qui ont eu recours au colonialisme pour conquérir un pays et s’y imposer.

L’histoire de la Palestine ancienne repose en partie sur les mythes bibliques. Ce qui est avéré, c’est qu’un peuple y a vécu (les Hébreux) mais jamais seul, toujours aux côtés d’autres peuples : Iduméens, Moabites, Philistins, Cananéens. Les Hébreux avaient une grande singularité : une religion monothéiste (la religion juive). Au départ de la guerre actuelle et du conflit des «légitimités», il y a la destruction du deuxième temple en 70 après JC. Les historiens divergent sur la suite. Pour certains, les Juifs se sont répandus dans le monde entier, mais cette dispersion («diaspora») ne pouvait être que provisoire et il était «normal» qu’ils effectuent un jour ou l’autre leur «retour». Cette interprétation est très discutable. C’est la religion qui s’est largement répandue. Les Juifs d’aujourd’hui sont largement les descendants de Berbères, Espagnols, Allemands, Khazars convertis au judaïsme et les Palestiniens sont un peuple autochtone, descendant de ceux qui sont restés en Palestine après la destruction du temple.

L’histoire des Palestiniens est celle des autres peuples de la région. Occupation romaine puis Byzantine. Lors de la conquête arabe, la langue et la culture s’imposent. La majorité de la population devient musulmane avec une minorité chrétienne. Au XVIe siècle, la Palestine devient une province ottomane et elle le restera jusqu’en 1918.

Existe-t-il UN peuple Juif ? Les Juifs du Maghreb, ceux de l’ex-empire russe ou ceux du Yémen n’ont pas grand-chose à voir entre eux. Il y a pour les Juifs dispersés une communauté de destin liée à la religion. Il y a le souvenir mythifié d’un passé idéalisé et une prière («l’an prochain à Jérusalem») qui n’a jamais été une aspiration à recréer un quelconque royaume. Les Juifs ont appris à vivre ou à survivre dans une situation de minorité. S’ils avaient un statut en pays musulman, ils ont subi en pays chrétien une longue suite de discriminations et de persécutions. L’antijudaïsme chrétien a produit l’interdiction de posséder la terre, l’enfermement dans le ghetto, les expulsions (la plus importante étant celle d’Espagne) et les pogroms. Quand l’émancipation des Juifs a commencé en Europe, cet antijudaïsme s’est transformé en antisémitisme racial, le Juif personnifiant pour les différents nationalismes l’obstacle à la création d’états «ethniquement purs». C’est dans ce contexte qu’est apparu le sionisme.

Le projet sioniste

C’est un projet multiforme. Il a un côté nationaliste. Alors qu’à la fin du XIXe siècle, les nationalismes explosent, à contre courant de la majorité des Juifs de l’époque qui entrevoient leur émancipation dans celle de l’humanité toute entière, le sionisme élabore toute une série de «mensonges fondateurs». Il théorise le «complexe de Massada», l’idée que l’antisémitisme est inéluctable, qu’il est vain de le combattre et que la seule issue est de fuir et de créer un Etat Juif. Il crée une notion revisitée de «peuple juif» avec une nouvelle langue (l’Hébreu) se substituant aux langues de la diaspora. Alors que la grande majorité des dirigeants sionistes ne sont pas croyants, les sionistes s’emparent du récit biblique pour revendiquer un prétendu retour en terre promise et la reconstitution d’une nation (le « royaume unifié » dont l’existence n’est pas avérée). La Palestine est présentée comme une «terre sans peuple pour un peuple sans terre».

Comment conquérir un pays ? Le sionisme a incontestablement un aspect colonialiste. Depuis plus d’un siècle, la même stratégie s’applique : s’emparer des terres, institutionnaliser le fait accompli, marginaliser le peuple autochtone, détruire son organisation sociale, expulser, repousser la frontière. En Palestine, comme dans les pays voisins, existait une communauté juive qui vivait sans heurts avec les Palestiniens d’autres religions. C’est la colonisation sioniste et la volonté de créer un Etat Juif qui déclenche dès les années 1930 le conflit actuel. La colonisation de la Cisjordanie entreprise après 1967 n’est pas un accident de l’histoire. Elle est la suite logique des terres palestiniennes confisquées après la Naqba et de la destruction des villages.

Le sionisme affirme offrir un «havre de paix» aux Juifs persécutés. Et pourtant, s’il y a un pays où les Juifs sont en insécurité, c’est bien Israël et c’est à cause d’un projet qui n’est pas seulement criminel pour les Palestiniens : il est aussi suicidaire à terme pour les Juifs israéliens.

Le sionisme n’est pas un projet religieux au départ, mais l’apparition après 1967 du courant «national-religieux» qui justifie annexion et expulsion au nom de Dieu complique le conflit.

Le sionisme a un côté messianique. Pour créer l’Israélien nouveau, il a fallu «tuer» le Juif, le cosmopolite, l’universel. Il a fallu éradiquer les «valeurs» de la diaspora pour fabriquer un homme nouveau et une nation militariste, impérialiste voire raciste, méprisant ou ignorant le peuple autochtone privé de droit.

Le sionisme a également transformé Israël en pion avancé de l’Occident et de l’impérialisme au Proche-Orient. Aujourd’hui, Israël reçoit une aide colossale publique et privée des Etats-Unis et en même temps, aucun dirigeant américain ne semble en mesure de s’opposer à une décision qui ferait consensus chez les dirigeants israéliens.

Le sionisme a gommé les différences idéologiques. Dans les faits, la «gauche» sioniste a toujours suivi la droite qui depuis près de 80 ans est pour le «transfert» : l’expulsion des Palestiniens au-delà du Jourdain.

Le sionisme utilise la peur comme un carburant : «les Israéliens ont peur de ne plus avoir peur». Pour la propagande habituelle, toute contestation de la politique israélienne ne peut être qu’antisémite et vise à «jeter les Juifs à la mer». Cette instrumentalisation de l’antisémitisme et du génocide nazi (qui a permis la fondation de l’Etat d’Israël) se poursuit plus que jamais.

La paix passera par une sécularisation de la société israélienne, une « dé-sionisation » ou un dépassement du sionisme. Sans cela, ce seront les aventures militaires et les crimes de guerre sans fin.

La guerre de 48

L’ouverture des archives et le travail des «nouveaux» historiens israéliens sont venus conforter ce que les historiens palestiniens savaient depuis longtemps. Il n’y a plus de place au doute.

Tout d’abord, les années qui ont précédé la guerre ont été très défavorables aux Palestiniens : tandis que, depuis la déclaration Balfour, les Israéliens mettaient en place les instruments pour créer leur Etat, les Palestiniens ont été très affaiblis par la répression (de la part du colonisateur britannique) de la révolte de 1936. Ils ont eu beaucoup de morts, d’emprisonnés ou d’exilés.

Le partage de 1947 de la Palestine n’était pas seulement incompréhensible pour les Palestiniens (au nom de quoi les a-t-on amputés de leurs terres ancestrales ?), mais il était très inégalitaire : l’Etat juif prévu par la partition était plus grand que l’Etat palestinien alors que les Juifs étaient moins nombreux. Si 10000 Israéliens seulement vivaient dans l’Etat palestinien, plus de 400000 Palestiniens vivaient dans l’Etat juif. Au coeur de l'Etat palestinien, Jérusalem était internationalisé. Un tel partage était inacceptable. Il se faisait contre les Palestiniens. Pire, il préparait le départ des non-juifs du futur Etat juif. A contrario, l’acceptation du partage par la direction israélienne a été purement tactique, celle-ci se préparait à des conquêtes beaucoup plus importantes.

Cette guerre est présentée en Israël comme le combat de David contre Goliath, le «pauvre Israël» étant encerclé par des voisins hostiles. En réalité, il y avait un énorme déséquilibre en faveur des Israéliens. Ceux-ci ont au début du conflit 50000 hommes en arme contre à peine 10000 chez les Palestiniens. Et leur armement est beaucoup plus sophistiqué. De plus, aux côtés de l’armée israélienne et agissant de façon complémentaire, il y a les milices des futurs premiers ministres israéliens (l’Irgoun de Menahem Begin et le groupe Stern d’Yitzhak Shamir) qui n’hésitent pas à massacrer les civils.

Avant même le 14 mai, plus de 350000 Palestiniens ont déjà été chassés de chez eux. Plusieurs documents de la Haganah (l’armée «officielle» israélienne) montrent que l’expulsion a été intentionnelle. L’historien Ilan Pappé parle du plan Dalet qui a organisé ce nettoyage ethnique. Quand la propagande israélienne répète inlassablement que «les Arabes sont partis d’eux-mêmes» à l’appel de leurs dirigeants, il s’agit d’un mensonge fondateur destiné à masquer le crime qui s’est déroulé, il y a 60 ans.

L’aide internationale a été déterminante pour Israël qui a reçu pendant la guerre de grandes quantités d’argent et d’armes en provenance des Etats-Unis ou des pays de l’Est (Tchécoslovaquie, URSS). La «communauté internationale», malgré la guerre froide a trouvé un consensus facile : se débarrasser du problème juif (on est à une époque où des centaines de milliers de rescapés ne savent pas où aller, le Yiddishland a disparu) sur le dos d’un peuple innocent.

Le peuple palestinien a été trahi par les dirigeants des pays arabes voisins. Il n’y avait pas la moindre coordination entre les troupes irakiennes, syriennes, égyptiennes ou jordaniennes, chaque armée agissant pour son compte personnel. Pire, la Jordanie, qui avait l’armée la plus forte, avait un accord secret avec la direction sioniste. Elle ne s’est battue que sur le tracé de la frontière et sur la volonté israélienne de conquérir un territoire pour désenclaver Jérusalem. À la fin de la guerre, Jordaniens et Egyptiens se sont partagé les restes (la Cisjordanie, Jérusalem-Est et Gaza), ravis de faire disparaître la Palestine.

Le bilan de la guerre de 48, ce sont 6000 morts israéliens et 13000 morts palestiniens. Mais ce sont surtout 800000 expulsé-e-s. Les villages ont été détruits et leur trace a souvent été effacée. Dès 1949, les terres des expulsé-e-s ont été confisquées. Israël a reconnu formellement le droit au retour des Palestiniens au moment des armistices de 1949, mais tout a été fait pour rendre impossible ce retour.

Les Palestiniens qui ont échappé à l’expulsion en 1948 forment aujourd’hui avec leurs descendants 20% de la population israélienne. Certains dirigeants israéliens regrettent «qu’on n’ait pas achevé la guerre de 48», qu’on n’ait pas expulsé tous les Arabes. Dans un Etat qui se définit comme juif, les non-juifs sont des citoyens de seconde zone. De très nombreux emplois leur sont interdits. Ils ont connu la loi martiale. Ils subissent toute une série de discriminations. Le taux de pauvreté chez eux est beaucoup plus important que dans la population juive. Les Bédouins du Néguev dont les terres ont été volées vivent majoritairement dans des bidonvilles 60 ans après la Naqba.

Pourquoi la paix est-elle si lointaine ?

Le peuple palestinien est un peuple de réfugiés.
Pendant des années, tout a été fait pour effacer son existence, pou/r le diluer dans le monde arabe, pour transformer le conflit israélo-palestinien en guerre israélo-arabe. La guerre de 1967 est un tournant. Le gouvernement travailliste de l’époque prend la décision immédiate de coloniser les territoires occupés. Pour y parvenir, les travaillistes ont fortement contribué à créer le courant national-religieux. Cette mouvance intégriste représente aujourd’hui 25% de la société israélienne. 40 ans plus tard, il y a 500000 Israéliens installés en territoire occupé. Il y a les colons religieux qui ont accaparé les terres, l’eau, les routes. Mais il y a aussi les colons économiques attirés par les loyers à bas prix. Les limites de Jérusalem se sont considérablement étendues. Les nouvelles colonies du secteur (sur les ruines d’anciens villages palestiniens dont celui de Deir Yassine) deviennent des quartiers et sont progressivement intégrées à Jérusalem. La frontière a disparu. La ligne verte (la frontière de 1949) a été effacée. Elle ne figure sur aucune carte ou aucun livre scolaire israéliens. C’est une véritable société d’Apartheid qui s’est instaurée en Cisjordanie, en toute impunité.

Après 1967, le mouvement national palestinien s’est structuré. Il a tout essayé. Des années de lutte armée ont été ponctuées par des revers militaires face à l’occupant mais aussi face à la Jordanie et la Syrie. L’OLP a été contrainte à l’exil. C’est l’Intifada qui a provoqué une mutation majeure. En 1988, l’OLP abandonne son ancienne revendication («un seul état laïque et démocratique en Palestine») et reconnaît Israël dans ses frontières d’avant 1967, en ne revendiquant plus qu’un Etat Palestinien sur 22% de la Palestine historique (les territoires occupés). A priori, le nettoyage ethnique de 1948 ne diffère pas fondamentalement de la conquête et des annexions de 1967. La seule différence, mais elle n’est pas mince, c’est que le droit international reconnaît le fait accompli en 1948, mais ne reconnaît pas celui de 1967. L’OLP a fait en 1988 une concession énorme dont les dirigeants israéliens auraient dû se saisir pour obtenir enfin leur reconnaissance et leur insertion au Proche-Orient.

Jusqu’à l’assassinat de Rabin, on a pu croire qu’un tel processus aboutirait. Sauf que la nature de l’Etat d’Israël a radicalement changé après 1967. La colonisation des territoires palestiniens est devenue centrale dans le projet sioniste. Il est d’ailleurs significatif que Rabin lui-même a installé 60000 nouveaux colons entre les accords d’Oslo et son assassinat. Le rêve fou de faire venir tous les Juifs du monde entier en Israël a semblé possible avec la disparition de l’URSS.

Si les négociations avaient été basées sur le droit international et les droits fondamentaux, elles auraient dû aboutir rapidement. L’occupant ne l’a pas voulu. Il a sans arrêt mis en avant la question de la «sécurité de l’occupant». Il a refusé de s’engager dans la fin de la colonisation, le démantèlement des colonies, la libération des prisonniers et le retrait des territoires occupés. Il a multiplié les actes criminels, les humiliations, les assassinats ciblés. Il a superbement ignoré toutes les résolutions internationales (comme celle qui proclame que la construction du mur est illégale). Dernier acte criminel en date : le siège de Gaza destiné à affamer un peuple dont le principal tort est d’avoir mal voté.

Après l’échec des négociations, les dirigeants israéliens et leurs alliés américains se sont acharnés à faire porter sur les Palestiniens la responsabilité de l’échec. Ils ont exigé des Palestiniens une capitulation sur leurs droits historiques et sur le droit international (en particulier le droit des réfugiés). En fait, ce sont les Palestiniens qui «n’ont pas de partenaire pour la paix». Ils n’ont jamais rencontré de dirigeant israélien respectueux du droit.

Depuis Oslo, les différents gouvernements israéliens ont tout fait pour poursuivre la colonisation et rendre impossible la création d’un Etat Palestinien digne de ce nom. Il n’y a donc aucune perspective à continuer de discuter sur les bases actuelles. Le processus issu de la conférence d’Annapolis est mort-né. Pour vraiment négocier, il faudra en revenir au droit.

Quelle issue ? Quelle solidarité ?

La paix basée sur l’égalité et la justice passe avant tout par la fin de l’impunité d’Israël. Il faut sanctionner ce pays tant que durera l’occupation. Il faut un boycott politique, économique, sportif, moral, à l’image de celui qui a fait plier le régime de l’Apartheid. Ce boycott est demandé par de nombreuses associations palestiniennes. Il faut en finir avec une impunité qui conduit à la perpétuation d’une politique criminelle. Plus de 15% des Israéliens vivent hors d’Israël. La plupart des Israéliens voyagent. L’économie israélienne est totalement insérée dans la mondialisation libérale. Il ne fait pas de doute qu’un boycott suivi et organisé serait en mesure de convaincre les dirigeants israéliens que la fuite en avant n’est plus possible. Dans l’impunité israélienne, il y a aussi les crimes de guerre commis. Ceux-ci devront être jugés.

Malgré l’occupation, malgré une économie qui a été détruite, malgré une pauvreté et un chômage massifs, la société palestinienne résiste. Ce pays a vu naître une société civile multiple, des associations de toutes sortes, des ONG, une auto organisation et des coopératives. Les Palestinien-ne-s ont besoin de notre aide. Nous devons les aider économiquement, matériellement, mais aussi moralement en allant là-bas et en témoignant de l’injustice majeure qu’ils/elles vivent depuis 60 ans. Il faut établir des jumelages, créer des projets concrets, briser le blocus de Gaza. Cette solidarité doit s’étendre aux Palestiniens d’Israël, citoyens de seconde zone et aux éternels oubliés, les réfugiés.

Une jonction, une convergence ont commencé à s’établir entre la petite minorité «anticolonialiste israélienne» (les refuzniks, l’Alternative Information Center, les Anarchistes contre le Mur, Les Femmes en Noir, le Bloc de la Paix …) et les Palestinien-ne-s. Cette convergence est fondamentale parce qu’elle porte en germe les termes d’une vraie paix. Nous devons la soutenir énergiquement.

Enfin, le moteur du sionisme, c’est le «complexe de Massada», c’est la peur, ce sont les mécanismes utilisés pour persuader les Israéliens et les Juifs que toute inflexion de la politique actuelle aboutira à leur disparition. C’est la transformation de l’occupant en victime. Nous devons être très clair-e-s. La paix passe par l’égalité des droits entre les différents peuples de la région et le refus de toutes les formes de racisme ou de discrimination. En ce sens, l’antisémitisme, comme toutes les autres formes de racisme, est un crime et doit être dénoncé sans retenue. Mais son instrumentalisation aussi est un crime. Les dirigeants sionistes n’ont aucun droit à parler au nom des Juifs ou au nom du génocide nazi. Ils n’ont aucun droit à détruire la Palestine au nom d’un crime européen. Nous devons chercher à briser le front intérieur en Israël et à persuader les citoyens que leur avenir passe par une paix équitable et pas par la poursuite d’une aventure criminelle.

Pierre Stambul

Posté par Adriana Evangelizt

publié par Adriana Evangelizt publié dans : Union Juive Française pour la Paix
Dimanche 04 Mai 2008

 





LES FILLES ET FILS DE MAREK EDELMAN......

et d’ Henri Curiel, Schmerke Kaczerginski, Lucien David Fayman, Jacov Stambul, Dvoira Vainberg…




A 65 ans du soulèvement du Ghetto de Varsovie, nous rendons hommage a tous ceux, modestes héros et héroïnes qui ont engagé leur vie dans une
bataille face à l'armée d'un pouvoir qui contrôlait presque toute
l'Europe.


Face à l’oppression, il y a toujours résistance : contre le nazisme en France, à Vilnius, en Allemagne même et, des années après, en Egypte et en Algérie contre le pouvoir colonial aussi bien qu’en Afrique du Sud contre l’apartheid.

Il en est de même aujourd’hui : les masques changent mais c’est toujours le même combat.

Nous, filles et fils de résistants au nazisme, affirmons notre soutien à la résistance palestinienne, car le pouvoir sioniste en Israël, a usurpé notre nom collectif (juifs), pour en notre nom disent-ils, mener une politique de répression coloniale féroce et d'apartheid.

L'hommage à nos parents, martyrs ou survivants, est à l'unisson de l'hommage aux résistants du peuple palestinien dont les droits fondamentaux, humains et nationaux sont bafoués, jour après jour depuis 60 ans


Lililane Cordova Kaczerginski, fille de Schmerke Kaczerginski qui a participé à la création de la F.P.O., Fareinigte Partizaner Organizatie (Organization Unifiée des Partisans) dans le ghetto de Vilnius en 1941.

Après le départ du ghetto par les égouts, il a combattu dans les rangs de la Guérilla Lituanienne en Biélorussie sous commandement soviétique; a participé a l'explosion des 50 trains de l'armée nazie; décédé en Argentine.

Sonia Fayman, fille de Lucien David Fayman, membre de la Sixième, réseau de résistance des Eclaireurs israélites de France (cache d’enfants) et du réseau Buckmaster (parachutage d’armes et attentats contre l’occupant nazi), arrêté par la Gestapo à Toulouse, torturé, emprisonné à Fresnes puis à Compiègne. Déporté à Buchenwald, Dora, Hartzungen jusqu’à la libération. A consacré sa retraite à décorer les Justes qui ont caché des enfants au péril de leur vie. Décédé en 2007.

Pierre Stambul, fils de Jacov Stambul (Bessarabien), membre de la MOI et du groupe Manouchian ("triangle" de Boczor). Arrêté en novembre 1943. Torturé par la police française (simulacre d'exécution). Déporté à Buchenwald, libéré en mai 1945. Décédé en 1989. Et fils de Dvoira Vainberg (Bessarabienne), membre de la MOI à Paris, décédée en 1997.

Patrick Feldstein, fils de Mordechaï Feldstein né à Paris en 1927 décédé en 1993 et petit fils de Pinkus Feldstein connu dans le réseau sous le nom de Louis Lefèvre, né à Ploeisti en 1895 en Roumanie, décédé en 1971, tous les deux résistants à Lyon dans le réseau FTP M.O.I Carmagnole et plus tard à l'UJRE en 1943. Pinkus Feldstein ancien du bataillon Fraenkel de la brigade Dombrowski jusqu'en 1937 pendant la guerre d'Espagne. Tous les deux ont refusé toutes les médailles et tous les honneurs que la France leur proposait.

Posté par Adriana Evangelizt

publié par Adriana Evangelizt publié dans : Union Juive Française pour la Paix
Dimanche 04 Mai 2008

 

 

Israël entre croissance et inégalités



Par Nina Levy-Strauss pour Guysen International News

Selon un rapport publié par le centre Adva sur l’Egalité et la Justice sociale, les inégalités auraient considérablement augmenté en Israël ces dix dernières années. Un bilan plutôt négatif qui contraste avec la diminution conséquente du taux de chômage dans le pays.


"Le revenu national des employés s’est réduit ces deux dernières décennies, et ce que les travailleurs ont perdu, les employeurs l’ont gagné", rapporte un des auteurs du rapport, faisant aux grandes différences de salaires enregistrées en Israël.

Ainsi, le revenu horaire des employés n’a augmenté que de 0.20 shekels entre 2003 et 2006 mais le salaire annuel moyen d’un directeur d’entreprise a augmenté de 500000 shekels au cours de la même période.

Si les salaires les plus hauts atteignent en moyenne 32000 shekels, les plus bas s’élèvent à 3515 shekels. Les disparités touchent par ailleurs particulièrement les femmes.

Ces dernières se font en effet très rares dans la catégorie 'gros salaires'. Ainsi, si 1,7 % des employés masculins y sont représentés, ont ne compte que 0,2 % de femmes.

Des inégalités que l’on retrouve également entre Arabes et Juifs. Tandis que 1,1 % des Juifs sont au sommet de la pyramide des salaires, seuls 0,1 % des Arabes s’y trouvent.

Au sein même de la population juive, les salaires différents, au profit des ashkénazes. 2,6 % d’entre eux auraient de très bons salaires, contre 0,7 pour les Juifs séfarades.

Cependant, tout n’est pas négatif dans le bilan dressé par le centre Adva. Parmi les bonnes nouvelles figure notamment la diminution conséquente du chômage au cours de ces dernières années.

Plus de 100000 employés ont ainsi trouvé un travail en 2007. Et dans 70 % des cas, il s’agit d’un plein-temps.

Autre nouvelle encourageante : les travailleurs à temps partiel ont diminué de 10 % comparés à 2001. Malheureusement, aucune amélioration n’a été enregistrée au niveau des chômeurs de longue date qui sont de plus en plus nombreux.

En 2007, 40 % des personnes au chômage cherchaient du travail depuis plus de 6 mois. A noter enfin que le ministre des Finances, Roni Bar-On envisagerait de réduire certaines taxes dans les mois à venir.

La TVA pourrait donc baisser de 0,5 à 15 %, ce qui provoquerait une perte de 1,5 milliard de shekels pour le gouvernement mais un petit bonus dans le porte-monnaie des consommateurs.

Sources Guysens News

Posté par Adriana Evangelizt

publié par Adriana Evangelizt publié dans : Misère et pauvreté en Israël
Dimanche 04 Mai 2008

ALFRED GROSSER : COMMENT LES JUIFS PEUVENT-ILS MÉPRISER LES AUTRES ?


 Dans un article récent paru outre-Rhin, l’historien franco-allemand Alfred Grosser revendique à nouveau le droit de critiquer Israël.

"En tant que juif, j’ai été méprisé par les Allemands. Pourtant, après Auschwitz, j’ai cru en notre avenir commun. Je ne comprends pas qu’aujourd’hui les Juifs puissent mépriser les autres et s’octroyer le droit de mettre en œuvre une politique impitoyable au nom de l’autodéfense. La compassion pour les souffrances d’autrui, cette valeur fondamentale de l’Europe, ne vaut-elle pas justement pour Israël ?”

L’historien et politologue Alfred Grosser, 82 ans, persiste et signe. Dans une tribune intitulée “Pourquoi je critique Israël”, publiée dans le numéro de février de la revue allemande Internationale Politik et reprise par le quotidien Frankfurter Rundschau, il déplore qu’il soit si difficile de critiquer la politique d’Israël en France et en Allemagne.

Il connaît bien les deux pays : sa famille, juive, a fui l’Allemagne nazie en 1933, pour gagner la France. Alfred Grosser a enseigné à l’Institut d’études politiques de Paris jusqu’à sa retraite et œuvré pendant toute sa carrière à la réconciliation et à la coopération franco-allemande. Pour étayer sa position, Alfred Grosser multiplie les exemples tirés de son expérience personnelle. Car ce n’est pas la première fois que l’homme revendique un “droit à critiquer Israël”.

En Allemagne, tout d’abord. Il raconte qu’en 2005 le magazine Focus a refusé de publier un article dans lequel il écrivait :

“Justement parce que beaucoup d’Allemands n’ont pas été lâches [et ont aidé des Juifs sous le régime nazi], un Allemand d’aujourd’hui peut prendre le risque de passer pour antisémite, en attirant l’attention sur le dur sort fait aux habitants de Gaza, de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est. Et, puisqu’il s’est trouvé des Allemands courageux pour aider les Juifs, n’est-il pas du devoir des Juifs d’aujourd’hui de se soucier du sort d’autres personnes opprimées ou méprisées ?”

“En France, la situation est à peine différente”, poursuit Alfred Grosser, qui rappelle avoir claqué la porte du conseil de surveillance de L’Express, en 2003.

La raison : il avait publié une critique du livre Est-il permis de critiquer Israël ? (Robert Laffont, 2003), du spécialiste des relations internationales Pascal Boniface, dans laquelle il écrivait :

"L’ultrasensibilité [à propos du conflit israélo-palestinien] est compréhensible, mais ne devrait-elle pas s’exercer à l’égard de tout racisme ? [...] Les injures et les actes racistes touchent les Français arabes plus que les Français juifs.”

Dans son numéro suivant, L’Express avait publié plusieurs réactions virulentes de lecteurs, mais sans en avertir Alfred Grosser, accuse ce dernier : la direc