Vladimir Poutine envoie son armada en Méditerrannée. Et quel bonheur ! Oui quel bonheur que quelqu'un ose enfin s'imposer face à la clique Bush-Cheney et au silence méprisable de la communauté internationale. Nous l'avons toujours dit et nous l'avons toujours su. Vladimir Poutine est un homme d'envergure. Quitte à faire tordre le nez à ceux qui ont plein la bouche de la démocratie bushienne. Demandez donc aux Américains ce qu'ils en pensent. Posez la question aux milliers d'anonymes qui croupissent dans le ventre de New-York, ou aux misérables que Rudolf Giuliani faisaient chasser à coups de balle dum-dum ou encore aux trois millions et demi de sans-abri dont plus d'un million d'enfants ou au million d'Irakiens qui sont morts pour la démocratie de Bush. Et que dire du fichage des citoyen étatsuniens ? Ou de la répression politique qui s'abat sur le pays ? Facile de lorgner chez les autres pour y critiquer ce que l'on fait chez soi en pire.
L’Eskadra russe cingle vers la Méditerranée
Cette première grande sortie de la flotte russe est une nouvelle manifestation de la volonté du Kremlin d’affirmer sa puissance.
C’est la résurgence de la grande Eskadra. Le retour des étraves russes en Méditerranée renvoie aux temps où la flotte soviétique lancée par Khrouchtchev marquait les navires de la VIe flotte américaine. Le ministre russe de la Défense, Anatoli Serdioukov, a annoncé mercredi que la marine russe allait effectuer sa première grande sortie en Méditerranée depuis la chute de l’URSS. «L’objectif est d’assurer une présence navale dans des régions stratégiquement importantes des mers du globe» a-t-il déclaré en présentant la mission à Vladimir Poutine. D’autres navires patrouilleront dans le nord-est de l’Atlantique.
Une dizaine de bâtiments de guerre, dont le porte-avions Amiral Kouznetsov, vont cingler vers la Méditerranée. Ils seront appuyés par 47 avions, dont des bombardiers stratégiques. Le porte-aéronefs et des navires de lutte anti-sous-marine ont quitté leur base de Severomorsk, près du cercle polaire arctique. Ils seront rejoints par des bâtiments de la flotte de la mer Noire.
À l’évidence, cette nouvelle annonce s’inscrit dans une gesticulation militaire croissante, destinée à affirmer le renouveau de la puissance russe. Vladimir Poutine a déjà annoncé la reprise des vols à long rayon d’action des bombardiers stratégiques russes. Cet été, ces appareils sont même allés «chatouiller» les systèmes d’alerte américains au large de Guam dans le Pacifique. Ou encore ceux de la Norvège et de la Grande-Bretagne au-dessus de la mer du Nord. Juste de quoi provoquer le décollage en urgence de quelques avions de l’Otan… Régulièrement, Moscou annonce aussi la mise au point d’armes nouvelles. Comme, tout récemment, la bombe à effet de souffle «la plus puissante au monde».
Les années 1990 avaient pourtant imprimé l’image d’une armée russe en haillons, n’arrivant même plus à payer les notes d’électricité de ces garnisons. L’activisme militaire d’aujourd’hui s’appuie-t-il sur un réel renouveau des armées ?
Un réel effort budgétaire. Les comparaisons avec les dépenses militaires occidentales sont difficiles à faire, mais on estime qu’entre 2000 et 2007, le budget de la Défense a été multiplié par quatre. Selon les estimations, il tournerait entre 30 et 60 milliards de dollars. Il pourrait représenter entre 2,5 et 3 % du PIB. «Cet effort est réel, commente Isabelle Facon, chercheur à la FRS (Fondation pour la recherche stratégique), mais il faut relativiser sa portée en se rappelant que l’on part de très bas. Dans les années 1990, les forces conventionnelles n’ont reçu aucun équipement nouveau». Il reste à remettre de l’ordre dans les finances des armées, une masse non négligeable d’argent – les budgets de recherche notamment – s’évaporant dans des circuits douteux.
Une priorité au nucléaire. Certains experts estiment qu’environ 50 % du budget irait aux forces stratégiques. «Difficile à dire, explique Isabelle Facon, mais il est certain que le nucléaire reste une priorité, et ce pour deux raisons : la posture face aux projets de boucliers antimissiles américains et le temps qu’il va falloir avant de disposer de forces conventionnelles modernisées.» Le vertigineux déclin des forces classiques va en effet prendre des années avant d’être enrayé.
Des effectifs stabilisés. Des quelque 3,5 millions d’hommes de l’Armée rouge, la Russie avait hérité 2,7 millions de soldats. Ces effectifs ont été réduits à 1,1 million d’hommes et l’objectif est de ne pas descendre en dessous du million. Les généraux se sont aussi fixé pour objectif la formation de forces de réaction rapide professionnelles de l’ordre de 150 000 à 200 000 hommes, pour la projection sur les conflits.
Une industrie d’armement en redressement. L’industrie de défense russe est aujourd’hui très active sur le front de l’exportation. Dans les années 1990, l’absence de commandes intérieures russes l’avait d’ailleurs amenée à exporter 80 % de sa production. Cette situation se rééquilibre. L’innovation technologique reste cependant très inférieure à celle des industries occidentales, l’effort de recherche ayant été longtemps inexistant. D’où la recherche par les firmes russes de partenariats industriels pour acquérir des savoir-faire technologiques.
Si, aujourd’hui, le discours de puissance retrouvée de la Russie s’appuie indéniablement sur le «muscle militaire», Isabelle Facon rappelle que des voix autorisées à Moscou mettent en garde contre les erreurs du passé. En l’occurrence, alors que les priorités sont nombreuses (infrastructures, santé, éducation), elles appellent à ne pas s’épuiser dans une course aux dépenses militaires qui a déjà coûté cher à la Russie soviétique.
Sources Le Figaro
Posté par Adriana Evangelizt
Marine de guerre:
la Russie gonfle à nouveau les muscles devant l'Occident
(Izvestia)
MOSCOU, 6 décembre 2007 - RIA Novosti. Après l'aviation stratégique, la Marine de guerre russe rétablit sa présence dans les différentes régions de l'Océan mondial. D'après les experts, cette présence souligne le statut de superpuissance de la Russie, mais sans la rénovation radicale de sa flotte, elle revêtira uniquement un caractère symbolique, lit-on jeudi dans le quotidien Izvestia.
Une sortie dans le Nord-Est de l'Atlantique et dans la Méditerranée est prévue pour décembre 2007 - février 2008. Selon le ministre russe de la Défense Anatoli Serdioukov, son objectif est d'assurer la présence navale de la Russie et de créer des conditions pour la sécurité de la navigation russe. Cette mission sera accomplie par 4 navires de guerre, 7 bâtiments des Flottes du Nord, de la mer Noire et de la Baltique, 47 avions et 10 hélicoptères.
Dans les années 90, d'après l'expression employée par les marins de la navale, la flotte a subi un "épuisement": les navires ont été mal réparés, aucun nouveau navire n'a été construit et aucune navigation de longue distance n'a été effectuée. A présent, la situation commence à changer, mais pas radicalement. Une seule frégate est en voie de construction. Il ne s'agit pas de destroyers et encore moins de porte-avions. Les fonds sont essentiellement investis dans la construction de sous-marins nucléaires de nouvelle génération faisant partie du projet 955 Boreï.
La décision de rétablir une présence russe dans les points lointains de l'Océan mondial est en premier lieu politique. "Tout Etat qui juge nécessaire de défendre ses intérêts dans le monde entier doit posséder des moyens de projection de forces. La projection de forces est assurée avant tout par la Marine de guerre", estime Rouslan Poukhov, directeur du Centre d'analyse des stratégies et des technologies.
Ces prétentions politiques à l'égard de l'Océan mondial pourraient modifier la situation dans la modernisation de la Marine de guerre. "En ce moment, presque tout l'argent est "englouti" par les moyens maritimes de dissuasion nucléaire. Pour atteindre l'objectif posé, il faut augmenter d'urgence ou bien répartir les fonds au profit des forces navales d'usage général, estime Rouslan Poukhov. Il faut commencer à construire des destroyers de nouvelle génération et de nouvelles frégates. Enfin, il convient de commencer à penser à la construction d'un nouveau porte-avions".
Sources Ria Novosti
Posté par Adriana Evangelizt
L'argent fera-t-il le bonheur de l'Autorité palestinienne?
Par Maria Appakova
analyste politique
La Conférence internationale des donateurs pour l'Etat palestinien s'est tenue à Paris. La somme promise a dépassé les attentes d'environ deux milliards de dollars (7,4 milliards de dollars au lieu de 5,6 milliards). La France versera 200 millions d'euros, les Etats-Unis, environ 550 millions de dollars, la Russie 10 millions. Bref, les finances du futur Etat palestinien sont assurées pour les trois prochaines années. Il reste à créer cet Etat. A l'heure actuelle, ce ne sont nullement les contradictions entre Israéliens et Palestiniens qui constituent le principal obstacle, mais les divergences interpalestiniennes. L'aide des donateurs ne peut qu'aggraver la situation.
Les paiements seront échelonnés sur trois ans, ce qui correspond au délai de mise en oeuvre du programme de réformes économiques présenté à Paris par le premier ministre palestinien Salam Fayyad.
La conférence de Paris entrera dans l'histoire du règlement du conflit israélo-palestinien, et pas seulement grâce au financement promis. Pour la première fois depuis deux ans et demi, cette rencontre s'est tenue au niveau ministériel et a été marquée par une large participation internationale: environ 90 délégations se sont rendues à Paris, y compris des représentants d'Israël, pour la première fois depuis le début de l'intifada en 2000. "Cela ne nous concerne pas", répondaient généralement les Israéliens à toutes les invitations à participer à l'examen des problèmes de l'assistance économique à la Palestine. Dans ces conditions, cet examen était insensé, car le virement de fonds, l'octroi d'une aide humanitaire et, à plus forte raison, la réalisation de projets économiques étaient impossibles sans l'accord et le concours d'Israël.
La venue des Israéliens à Paris ne signifie nullement que leur position a radicalement changé. La ministre israélienne des Affaires étrangères Tzipi Livni a déclaré: "Le bien-être et le développement économique palestiniens et la sécurité israélienne sont des facteurs interdépendants". Cela suppose d'abord des garanties de sécurité pour Israël, ensuite la volonté des Israéliens de ne pas empêcher le développement des territoires palestiniens. Néanmoins, le fait que les Israéliens s'y soient rendus et qu'ils aient manifesté leur volonté de participer au dialogue est déjà un pas en avant.
On a pu observer un état d'esprit favorable au compromis à la suite de la rencontre internationale de novembre à Annapolis (Etats-Unis) qui a dégelé le processus de paix après sept années d'interruption. La décision de déployer un maximum d'efforts en vue d'assurer la création de l'Etat palestinien avant fin 2008 y a également été adoptée. En fait, les décisions prises à Paris devraient constituer le fondement financier de la mise en oeuvre de tous ces projets.
Le tableau pourrait paraître idéal mais il y a un "hic". Il s'agit de la position du Mouvement de la résistance islamique (Hamas) qui a cessé tout rapport avec le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas après avoir pris le pouvoir dans la bande de Gaza en juin dernier. La bande de Gaza s'est retrouvée isolée, et la situation frôle la catastrophe humanitaire.
Les projets de réformes économiques pour lesquels la communauté internationale débloque des fonds supposent, entre autres, le financement de la bande de Gaza. Mais cela est impossible si les Palestiniens n'arrivent pas à s'entendre. Il est peu probable que les sommes promises contribuent à leur réconciliation. L'administration de Mahmoud Abbas n'a aucune intention de laisser échapper le contrôle des flux financiers et, par conséquent, le pouvoir. D'ailleurs, l'Occident qui refuse de mener le dialogue avec le Hamas ne laissera pas l'argent tomber entre les mains des islamistes. Rappelons que les Etats-Unis et l'Europe avaient gelé l'aide aux Palestiniens après la victoire du Hamas aux élections législatives de janvier 2006. Cela ne contribua pas à améliorer la compréhension entre les Palestiniens et ne fit qu'envenimer les divergences politiques. Le résultat est connu: une division définitive et l'isolement de la bande de Gaza.
A présent, la situation se répète, mais avec une plus grande envergure. Ce n'est pas par hasard si les leaders du Hamas ont affirmé que la conférence de Paris n'était qu'une "tentative pour étouffer la résistance palestinienne". "Une aide financière en échange de la sécurité d'Israël correspond à l'étouffement de la résistance palestinienne, il s'agit d'une tentative pour imposer le programme euro-américain de contrôle sur les dirigeants palestiniens", affirment les islamistes.
Mais ils rusent, car la cause de leur mécontentement est autre. Le Hamas comprend que l'aide administrée par les pays donateurs ajoute du poids à ses opposants politiques et prive peu à peu le mouvement de la possibilité de dicter ses conditions dans le processus de réconciliation interpalestinienne. D'ailleurs, il se peut que ce processus n'ait jamais lieu. Le prix du compromis est très élevé, et Mahmoud Abbas pourrait en arriver à trop exiger de ses opposants islamistes. Il est parfaitement conscient que l'aide sera apportée sous des conditions déterminées, dont celles du dialogue avec Israël et de la garantie de sa sécurité. Le Hamas ne fera jamais de telles concessions.
Ce n'est pas par hasard que le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a attiré l'attention, dans le discours qu'il a prononcé à Paris, précisément sur la situation régnant dans la bande de Gaza, en estimant que l'aide aux Palestiniens ne devait "pas être discriminatoire". Autrement dit, elle doit concerner la Palestine tout entière. Mais personne ne sait comment le faire dans les conditions actuelles de divergences interpalestiniennes, personne ne sait non plus comment créer un Etat palestinien sans la bande de Gaza. La communauté internationale espère probablement que la situation changera d'elle-même pendant que se poursuivent les négociations de paix.
Sources Ria Novosti
Posté par Adriana Evangelizt
Il ne faut pas quand même que Vladimir Poutine s'illusionne sur le Sionisme. Les idéologues de cette idéologie dangereuse ne veulent pas la paix. Ils veulent toute la Palestine. Et ils ne veulent pas que les choses avancent dans ce sens. Pour que les Palestiniens aient un pays, il faut s'imposer par la force au Sionisme, les obliger à rendre les terres volées et virer les colons. Mais si personne n'a le courage d'exiger cela, on court à une catastrophe mondiale. Car ces gens là ne sont pas des pacifistes mais des égoïstes qui poursuivent un but inique et qui sont dangereux.
Le président américain Bush a eu raison
d'organiser une rencontre sur le Proche-Orient à Annapolis
(Poutine)
MOSCOU, 19 décembre - RIA Novosti. Le président américain George W.Bush a eu raison de prendre le risque d'organiser une rencontre sur le Proche-Orient à Annapolis, aux États-Unis, a déclaré le président russe Vladimir Poutine dans une interview au magazine américain Time.
"Je suis persuadé que le président Bush a assumé une énorme responsabilité, il a fourni beaucoup d'efforts personnels et je l'en félicite. Je crois qu'il a eu raison de prendre ce risque", a indiqué le président.
Réunis à Annapolis en novembre dernier, le premier ministre israélien Ehud Olmert et le chef de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas ont convenu de relancer les négociations sur le règlement du conflit israélo-palestinien suspendues depuis sept ans et d'essayer de signer un accord de paix avant la fin de 2008.
La rencontre d'Annapolis est un pas important vers le règlement de l'une des plus anciennes et graves questions de la vie internationale, a indiqué M.Poutine.
"Nous ferons tout pour appuyer ces progrès et pour poursuivre notre coopération au même rythme", a assuré M.Poutine.
Le président russe estime que la coopération russo-américaine sur le dossier proche-oriental témoigne que l'idée du respect des intérêts réciproques et des intérêts des autres membres de la communauté internationale "prend le dessus" malgré tout.
Il a cité en exemple les discussions sur le dossier nucléaire nord-coréen qui ont donné des résultats nécessaires grâce au respect des intérêts réciproques.
Sources Ria Novosti
Posté par Adriana Evangelizt
Comme nous le disions hier, à propos des Palestiniens, les Russes savent à quoi s'en tenir. La mascarade qui dure depuis des décennies n'a pas échappé à Vladimir Poutine. On notera d'ailleurs que ni lui ni son état-major n'ont jamais attaqué ou prononcé le mot "sionisme". Et pourtant, ils en connaissent le néfaste tant pour les Palestiniens que pour les Israéliens d'ailleurs.
Comme nous l'avons commenté ici, si rien n'est dit, Poutine agit tout de même en conséquence car il sait bien qui sont les "agresseurs". Alors il ne dit rien mais il fournit des armes défensives notamment à la Syrie ou à d'autres pays. Il y a d'autre part, au moins cinq oligarques qui se planquent en Israël et que l'on refuse d'extrader. S'ils sont très riches, c'est grâce à l'argent qu'ils ont pillé en Russie. Il ne faut pas croire que ce petit détail est sorti de l'esprit russe.
D'autre part, on assiste petit à petit à une russification d'Israël. Ils représentent 20 % de la population israélienne, ne parlent pas hébreu mais russe et il y en a un grand nombre qui ne sont même pas juifs, de 40 à 70 %. Gros subterfuge. Ils représentent donc une communauté très influente et refuse d'ailleurs de s'intégrer réellement dans le système sioniste vivant entre eux, avec leurs propres quartiers, leurs coutûmes et leurs fêtes. En extrapolant un peu, n'est-il pas permis de penser que s'ils sont 20 % aujourd'hui, ils pourraient être 40 % dans dix ans et ainsi de suite ? Le tort du sionisme c'est qu'à pousser à l'immigration, il met lui-même le loup dans la bergerie et la fameuse patrie des juifs pourraient bien ne plus l'être dans un avenir proche. Si nous pensons à cette éventualité, d'autres ont dû y penser aussi. Car le fait est que Poutine n'a jamais attaqué le comportement du Sionisme en Palestine. Néanmoins, dans sa dernière sortie lundi, Sergueï Lavrov -tout comme Abbas- n'a pas non plus mâché ses mots, en insistant bien sur le traitement de Gaza par rapport à la Cisjordanie... c'est d'ailleurs le seul à avoir abordé le grave problème de Gaza. "La situation dans la bande de Gaza, dont l'isolement affecte les simples Palestiniens, requiert une attention particulière" a-t-il dit... "Le pire peut arriver - la transformation de la bande (de Gaza) en "prison à régime sévère" pour un demi-million d'électeurs palestiniens - comme punition pour leur choix démocratique" non sans faire remarquer que la Russie "avait toujours considéré comme une grande erreur l'arrêt de l'aide aux Palestiniens." ajoutant "dans les conditions où le peuple palestinien traversait une crise économique et sociale extrêmement grave..."
Il ne faut pas croire que ces propos ont été prononcés en l'air. D'habitude les Russes prennent davantage de gant. Simplement, il y a 20 millions de musulmans en Russie. Lire la Russie musulmane. Et que Poutine, à l'inverse de Bush, ne prône pas le choc des civilisations mais, au contraire, l'entente entre les Peuples. Il est donc fort possible qu'il s'investisse davantage dans la construction de la Palestine car absolument personne dans l'immédiat n'est capable de le faire. Or, il sait que ce problème est un noeud gordien. Et que celui qui parviendrait à concrétiser quelque chose dans ce sens, en retirerait une stature internationale avec tout ce que cela lui apporterait de reconnaissance des pays musulmans dans le monde mais aussi dans sa propre population musulmane. Et peut-être qu'alors le problème Tchétchène serait résolu. Ceci dit, en ce qui concerne la Tchétchénie, il faut encore voir la patte américaine... "Dans la stratégie américaine, visant à écarter des frontières de la Russie les nouvelles voies d’exportation pétrolière, la Tchétchénie a été une espèce de point d’ancrage." Lire ICI au chapitre A propos de la Tchétchénie. Il y a aussi un problème territorial, s'il abandonnait la Tchétchénie, il lui faudrait abandonner tout le Caucase. Rien n'est simple.
L'assistance aux Palestiniens doit reposer
sur une base non discriminatoire
(Lavrov)
PARIS, 17 décembre - RIA Novosti. Le soutien accordé par la communauté internationale à l'Autorité palestinienne doit reposer sur une base solide et non discriminatoire, a déclaré lundi à Paris le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, rapporte le correspondant de RIA Novosti sur place.
"Notre principale tâche consiste aujourd'hui à organiser notre aide aux Palestiniens sur une base solide, permanente et non discriminatoire et à créer pour cela des mécanismes transparents", a dit le chef de la diplomatie russe, s'adressant aux participants de la conférence des pays donateurs qui se déroule dans la capitale française.
Et d'ajouter que le Comité de coordination provisoire siégeant à New York et le Quartette de médiateurs internationaux pour le règlement au Proche-Orient pourraient superviser l'octroi de cette aide.
( Le Quartette de médiateurs internationaux pour le règlement au Proche-Orient regroupe les Etats-Unis, la Fédération de Russie, l'Union européenne et l'Organisation des Nations Unies - ndlr.)
"La situation dans la bande de Gaza, dont l'isolement affecte les simples Palestiniens, requiert une attention particulière", a fait remarquer M. Lavrov.
"Le pire peut arriver - la transformation de la bande (de Gaza) en "prison à régime sévère" pour un demi-million d'électeurs palestiniens - comme punition pour leur choix démocratique", a averti le ministre russe des Affaires étrangères, ayant sans doute en vue les résultats des élections lors desquelles les habitants de Gaza ont soutenu le mouvement Hamas que l'Occident qualifie toujours d'extrémiste.
Ayant rappelé que la Russie "avait toujours considéré comme une grande erreur l'arrêt de l'aide aux Palestiniens", Sergueï Lavrov a souligné que "dans les conditions où le peuple palestinien traversait une crise économique et sociale extrêmement grave, l'accroissement de l'aide des donateurs était absolument indispensable".
"Des changements en mieux dans la vie quotidienne dans les territoires sous contrôle de l'Autorité palestinienne contribueraient notablement au règlement politique avec Israël. L'assistance à tous les Palestiniens, un investissement dans l'avenir du Proche-Orient dans son ensemble", a avancé le chef de la diplomatie russe.
Sources Ria Novosti
Posté par Adriana Evangelizt



