Troisième partie de la défense de Bruno Guigue que nous saluons, soutenons, et à qui nous disons "Tu es notre Frère." Et tout ce qu'il a dit au sujet des assassinats d'enfants est la vérité. D'ailleurs le slide que nous avons nous-mêmes réalisés (http://palestine.activblog.com/) avec des photos d'enfants assassinés tend bien à prouver ce fait comme les deux articleds posés ci-dessous. Alors oui, Bruno Guigue est notre Frère. Ce que ne sont pas et ne seront jamais ceux qui se disent juifs mais sont sionistes avant tout avec tout ce que véhicule cette idéologie tant au point de vue racisme dans le religieux que racial dans le comportement. Une idéologie qui prône la haine des autres, le vol et le crime. Nous sommes en train de finaliser la traduction du Talmud dont s'inspirent les sionistes religieux, Sarkozy pourra la lire, lui qui reçoit les rabbins et porte la kippa... en voilà quelques extraits pour sa pomme. Lui qui parle de la civilisation des religions qu'il nous dise où elle se trouve dans ces quelques passages qui ne sont pas les pires, ces derniers étant seulement accessibles aux juifs sachant lire l'hébreu...
Erubin 21b. « Quiconque désobéit aux rabbins mérite la mort et brûlera en enfer dans des excréments bouillants. »
Moed Kattan 17a . « Si un Juif est tenté de faire le mal, il doit aller dans une cité où il n’est pas connu et y faire le mal. »
Baba Mezia 114a-114b. « Seuls les Juifs sont des hommes. »
Sanhedrin 58b. “ Si un Gentil frappe un Juif, il doit être tué. Frapper un Juif est la même chose que frapper Dieu.”
Sanhedrin 57a . “Un Juif n’a pas à payer un Gentil le salaire pour son travail. »
Baba Mezia 24a .2 « Si un Juif trouve un objet perdu par un Gentil, il n’a pas à le retourner. »
Sanhedrin 57a . « Quand un Juif tue un Gentil, il n’y a pas de peine de mort. Ce qu’un Juif vole à un Gentil, il peut le garder. »
Baba Kamma 113a. « Les Juifs peuvent user de subterfuges pour circonvenir un Gentil »
Yebamoth 98a. “Tous les fils des Gentils sont des animaux. »
Abodah Zarah 36b . « Les filles de Gentils sont souillées depuis la naissance. »
Abodah Zarah 22a-22b . « Les Gentils préfèrent le sexe avec les vaches. »
Abodah Zarah 67b . " Les chaudrons des Gentils, n’empirent-ils pas la saveur des nourritures qu’on y fait cuire?»
Sanhedrin 43a . Jesus (les notes precisent “le nazaréen”) a été exécuté parce qu’il pratiquait la sorcellerie.
Gittin 57a . dit que “ Jesus est en train de bouillir dans des excréments bouillonnants »
Rosh Hashanah 17a . « Ceux qui rejettent le Talmud iront en enfer et seront punis pour des générations à venir.”
Shabbath 116a (p. 569). “Les Juifs doivent détruire les livres des chrétiens”…
Gittin 69a . “Pour guérir sa chair, un Juif doit prendre de la poussière qui est à l’ombre d’une toilette extérieure, (Gus, bécosse, back-house) la mêler à du miel et l’avaler. »
Yebamoth 63a. affirme que Adam a eu des relations sexuelles avec tous les animaux du Jardin d’Eden.
Yebamoth 63a. declare que l’agriculture est le plus vil des métiers..
Sanhedrin 55b . « Un Juif peut marier une fillette de trois ans et un jour. »
Sanhedrin 54b . « Un Juif peut avoir du sexe avec un enfant à condition que l’enfant ait moins de neuf ans. »
Lire ce que les juifs orthodoxes pensent de Jésus :
http://www.noahide.com/yeshu.htm
Lire aussi "Les gentils ne sont pas humains"
http://talmudsatanique.unblog.fr/2007/11/30/les-rabbins-pas-de-difference-entre-noirs-et-singes/
En précisant que chaque fois que vous lisez "Peuples du monde", cela signifie "étranger", akoum, etc...
3- Des soldats israéliens tuent un jeune garçon "pour s’amuser"
http://www.ism-france.org/news/article.php ?id=1982 Israel - 08-12-2004
Par Khaled Amayreh Khalid Amayreh est un journaliste basé en Cisjordanie occupée. L’article a été d’abord publié sur aljazeera.net et repris sur Electronic Intifada avec leur permission. Un groupe de soldats israéliens servant dans la bande de Gaza aurait admis avoir tué un Palestinien de 15 ans à Khan Yunis pour le sport. Selon le journal israélien le Yediot Ahronoth, l’incident a eu lieu en mars où un groupe de soldats nouvellement gradés effectuaient une ronde près de la ville de Khan Yunis.
Selon le rapport, un nombre non révélé de soldats de la Brigade Givati a tiré et tué Khalid Sulaiman Mahdi qui travaillait avec son père dans leur ferme. Le père du garçon, Sulaiman Mahdi, a dit au journal que le meurtre était "juste pour s’amuser".
"7 balles ont transpercé la tête de mon fils, on ne peut donc pas parler d’une erreur ou d’un tir au hasard. Il s’agissait de tirs direct et clairs, " a t’il dit. "Le secteur est dégagé et ne contient rien spécial. La seule chose inhabituelle était qu’ils tirent sur nous et tuent mon fils."
Aucune menace
Le père, Khalid et deux autres fils travaillaient sur le terrain agricole de la famille lors que les tirs ont eu lieu. Selon les soldats interviewés par le Yediot Ahronoth, il n’y avait pas de buts opérationnels aux tirs et pas de justification, puisque le garçon et sa famille ne représentait aucune menace pour les soldats.
Un porte-parole de l’armée israélienne a déclaré que l’armée avait enquêté sur l’incident, mais a admis qu’aucune arrestation n’avait été effectuée. Le porte-parole a refusé de dire pourquoi les soldats impliqués n’avaient pas été arrêtés ou poursuivis en justice. Sulaiman Mahdi qui mène une vie de simple fermier a affirmé qu’il ne prévoyait pas de poursuivre en justice l’armée israélienne pour le meurtre de son fils.
" J’espère seulement que l’armée israélienne fera attention qu’une telle chose ne se produise plus. Il y a beaucoup d’enfants ici qui travaillent avec leurs parents et j’espère que Khalid est la dernière victime ".
Des événements fréquents
Selon des groupes des droits de l’homme opérant en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, l’armée de l’occupation israélienne a tué des centaines de mineurs palestiniens, souvent sans justification, au cours de leurs incursions dans les centres de populations palestiniennes. Le meurtre d’innocents palestiniens par l’armée israélienne au cours de ces quatre dernières années est arrivé à un niveau inquétant, indiquent des des groupes des droits de l’homme.
" Je n’ai pas le moindre doute qu’il s’agit d’un phénomène rampant ", affirme Basim Eid, un ancien observateur du groupe israélien des Droits de l’homme, BT’selem et directeur du Palestinian Human Rights Monitoring Group, basé à Jérusalem-Est.
Des procès spectacles
Dans une interview avec Al Jazzera.net, Eid a accusé l’armée israélienne "d’inspirer aux soldats israéliens de commettre ces meurtres abominables".
" Le plus haut gradé de l’armée a indiqué que les soldats qui commettent des meurtres seront immunisés de poursuites judiciaires sérieuses, et même s’ils seront poursuivis en justice, cela ne sera pas important.".
"Ils font seulement un show et, en général, seulement après que la presse et des groupes des Droits de l’Homme aient exposé un crime gratuit." Le mois dernier, BTselem a accusé l’armée israélienne de couvrir les crimes contre des palestiniens innocents ". L’armée a rejeté ces accusations.
Source : http://electronicintifada.net Traduction : MG pour ISM-France
4- Traduction de l’article du "Guardian"
Un officier Israélien : « j’ai eu raison d’abattre une enfant de 13 ans” Chris Mc Greal
The Guardian, 24 novembre 2004 http://www.guardian.co.uk/international/story/0,,1358132,00.html
[Courant décembre, les généraux israéliens Moshe Ya’alon et Ruth Yaron n’ont pas hésité à parler d’émission « fallacieuse » et de « manipulation » à propos de la diffusion de la bande audio de l’armée, et Ya’alon a carrément menacé de faire virer la réalisatrice de l’émission télé. Personne n’a demandé qu’il soit poursuivi pour complicité d’assassinat, pas même qu’il démissionne]
Un officier israélien qui a tiré plusieurs fois sur une Palestinienne de 13 ans à Gaza, a volontairement repoussé l’alerte d’un autre soldat lui disant que c’était une enfant, et a dit qu’il l’aurait tué même si elle avait eu trois ans. L’officier, identifié par l’armée comme Capitaine R, a été inculpé cette semaine d’usage illégal de son arme, de conduite inconvenante pour un officier et d’autres infractions relativement mineures, après avoir vidé les 10 balles du magasin de son arme sur Imam al-Hams alors qu’elle marchait dans une « zone de sécurité » en bordure du camp de réfugiés de Rafah le mois dernier. Un enregistrement des échanges radio entre les soldats impliqués dans l’incident (sic), montré à la télé israélienne, contredit la relation des événements par l’armée, et semble montrer que le capitaine a tiré sur la fille de sang-froid. La version officielle a dit qu’Iman fut tuée alors qu’elle marchait vers un poste militaire avec son cartable et que les soldats eurent peur qu’elle ne porte une bombe. Mais l’enregistrement de la conversation radio sur les lieux révèle que dès le début elle était identifiée comme une enfant, et qu’à aucun moment il n’a été question de bombe, ni qu’elle ait été considérée comme une menace. Iman était aussi à plus de 100 mètres d’un quelconque soldat.
Par contre, la bande montre que les soldats l’identifièrent vite comme « une fille, la dizaine », « complètement paniquée ». La bande révèle aussi que les soldats dirent qu’Iman allait vers l’est, s’éloignant du poste militaire vers le camp de réfugiés, quand elle fut tuée. A ce moment là, le capitaine R. décida de quitter le poste et de poursuivre la fille. Il la tua puis « confirma la tuerie » en vidant le chargeur dans son corps. L’enregistrement est une conversation à trois entre le mirador, le poste de l’armée et le capitaine, un commandant de compagnie. Le soldat du mirador dit à ses collègues après avoir vu Iman : « C’est une petite fille. Elle court sans défense vers l’est ». Salle des opérations : « S’agit-il d’une fille de moins de 10 ans ? » Mirador : “Une fille de près de 10 ans, elle est derrière le remblai, paniquée à mort”. Quelques minutes plus tard, Iman est blessée à la jambe depuis un des postes militaires.
Mirador : « Je crois qu’une des positions l’a atteinte ». Le commandant de la compagnie vient alors qu’Iman est blessée et sans défense. Capitaine R : « Je vais avec un autre soldat… en avant, un peu plus près, pour confirmer la mort… Voici un rapport de situation. Nous avons tiré et nous l’avons tuée… Je confirme la mort ; over”. Les témoins ont décrit comment le capitaine R a tiré deux fois sur Iman à la tête, est parti, puis est revenu tirer une rafale de balles dans son corps. Les docteurs de l’hôpital de Rafah ont dit qu’elle avait été touchée au moins 17 fois. Sur la bande, le commandant « clarifie » ensuite pourquoi il a tué Iman : « C’est le commandant. Tout ce qui bouge, qui se déplace dans cette zone, même si c’est un enfant de trois ans, doit être tué. Over ».
Le rapport original de l’armée a dit que l’armée n’a identifié Iman comme une enfant qu’après qu’elle ait été abattue. Mais la bande montre qu’ils avaient réalisé l’enfance de la fragile petite fille avant le moindre tir. Le cas a été mis en lumière après que des soldats sous le commandement du capitaine R soient allés à un journal israélien accuser l’armée de camoufler les circonstances de la tuerie. Une enquête ultérieure par l’officier en charge de la bande de Gaza, le Général de division Dan Harel, a conclu que la capitaine « n’avait pas agit de façon non éthique ». Mais la police militaire a lancé une enquête qui a conduit à des charges contre le commandant. Les parents d’Iman ont accusé l’armée de blanchir l’affaire en retenant des motifs mineurs. Ils veulent que le capitaine R soit poursuivi pour meurtre. (Traduction de l’anglais : JPB)
Sources CCIPPP
http://www.protection-palestine.org/spip.php?article6017
Posté par Adriana Evangelizt
Distr.GÉNÉRALE
A/HRC/7/17
21 janvier 2008
LA SITUATION DES DROITS DE L’HOMME EN PALESTINE
ET DANS LES AUTRES TERRITOIRES ARABES OCCUPÉS
4ème partie
D. Le mur
36. Le mur qu’Israël est en train de construire, en grande partie sur le territoire palestinien, est manifestement illégal. Dans son avis consultatif sur l'édification du mur, la Cour internationale de Justice a affirmé que cette mesure était contraire au droit international et qu’Israël était dans l’obligation d’en cesser l’édification et de démanteler les portions de l’ouvrage déjà en place. Israël ne prétend plus que le mur sert des objectifs de sécurité, et admet à présent que celui-ci a été en partie construit pour englober des colonies de Cisjordanie. Le fait que 83 % des colons de Cisjordanie et 69 colonies sont protégés par le mur suffit à le prouver.
16 À propos de ces lois, voir J. Dugard, Human Rights and South African Legal Order (Princeton, Princeton University Press, 1978).
37. La longueur prévue du mur est de 721 kilomètres. À l’heure actuelle, 59 % en ont déjà été terminés, et 200 kilomètres ont été construits depuis que la Cour internationale de Justice a rendu l’avis consultatif qui le déclare illégal. On estime qu’à la fin des travaux, quelque 60 000 Palestiniens de Cisjordanie répartis dans 42 villages et agglomérations vivront dans la zone d’accès réglementé située entre le mur et la Ligne verte. Cette zone constituera 10,2 % des terres palestiniennes en Cisjordanie. Selon certaines hypothèses, cependant, le tracé du mur sera révisé pour englober de nouvelles terres palestiniennes du sud-est de la Cisjordanie, près de la mer Morte. Si ce plan est mis en œuvre, environ 13 % des terres palestiniennes seront englobées par le mur. Les zones d’accès réglementé comprennent une grande partie des précieuses ressources en eau de la Cisjordanie et ses terres agricoles les plus riches.
38. Sur le plan humanitaire, le mur a de lourdes conséquences pour les Palestiniens qui vivent dans la zone d’accès réglementé. Il les sépare de leur lieu de travail, des écoles, des universités et des centres médicaux spécialisés, et fragmente considérablement leur vie communautaire. En outre, ces Palestiniens n’ont pas accès jour et nuit aux services médicaux d’urgence. Plus d’une centaine de personnes résidant dans cette zone n’ont pas reçu l'autorisation de la quitter. Les Palestiniens qui vivent à l’est du mur alors que leur champ se trouve dans la zone d’accès réglementé ont de graves problèmes économiques parce qu’ils ne peuvent pas y accéder pour faire les récoltes ou pour faire paître leur animaux sans autorisation. Or les permis ne sont pas accordés facilement. Ceux qui veulent en obtenir un se heurtent à des démarches administratives vexatoires et compliquées. Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires a estimé qu’environ 18 % seulement des personnes qui avaient l’habitude de cultiver la terre dans la zone d’accès réglementé avant la construction du mur reçoivent l’autorisation de s’y rendre aujourd’hui. L’ouverture et la fermeture des portes permettant d’accéder à la zone sont réglementées de manière extrêmement restrictive. Une enquête réalisée par le Bureau en 2007 dans 67 communautés situées près du mur a montré que les Palestiniens ne pouvaient utiliser pendant toute l’année que 19 des 67 portes. Plus grave encore, les Palestiniens franchissant les limites de la zone d’accès réglementé sont fréquemment soumis à des violences et à des humiliations par les FDI aux portes. Les difficultés que rencontrent les Palestiniens qui vivent dans la zone d’accès réglementé et dans l’enceinte du mur ont déjà poussé environ 15 000 d’entre eux à quitter la région.
39. La pénible situation du village de Jayyus, dans lequel s’est rendu le Rapporteur spécial le 30 septembre 2007, montre les difficultés auxquelles se heurtent les communautés qui vivent près du mur, mais en Cisjordanie. Les 3 200 résidents de Jayyus sont séparés de leurs terres agricoles par le mur; 68 % des terres agricoles du village et ses six puits agricoles sont situés dans la zone d’accès réglementé entre le mur et la Ligne verte, et l’on ne peut y accéder sans en avoir l'autorisation. Des dizaines de serres sont situés dans la zone d’accès réglementé, dans lesquelles on produit des tomates, des concombres et des poivrons qui doivent être irrigués quotidiennement. Seulement 40 % environ des résidents de Jayyus ont l’autorisation de se rendre dans les fermes, et les périodes d’ouverture des portes sont à la fois limitées et arbitraires. En août 2004, un an après la construction du mur, la production locale a chuté, passant de 7 à 4 millions de kilogrammes de fruits et légumes. La situation s’est encore détériorée ces trois dernières années.
40. La section du mur située dans le gouvernorat de Jérusalem est longue de 168 kilomètres. Seuls 5 kilomètres du mur achevé longent la Ligne verte. Le tracé du mur s’enfonce profondément en Cisjordanie et englobe les colonies de Ma’-ale Adumim. En revanche, de nombreux villages palestiniens qui sont actuellement situés dans la municipalité de Jérusalem se trouvent à l’extérieur du mur et sont donc séparés de Jérusalem. Dans certains endroits, comme Abu Dis, le mur traverse des collectivités palestiniennes, séparant des voisins et des familles. Environ 25 % des 253 000 Palestiniens qui vivent à Jérusalem-Est ont été coupés de la ville par le mur. Ceci signifie qu’ils ne peuvent entrer à Jérusalem que par les points de contrôle, ce qui rend difficile l’accès aux hôpitaux, aux écoles, aux universités, aux lieux de travail et aux lieux saints − en particulier la mosquée Al-Aqsa et l’église du Saint-Sépulcre.
E. Démolition d’habitations
41. Les démolitions de maisons sont un trait caractéristique de l’occupation israélienne du territoire palestinien. Différentes raisons et différents motifs sont invoqués pour justifier ces démolitions: nécessité militaire, sanction ou défaut de permis de construire. Même si les FDI affirment avoir mis fin aux démolitions punitives, de telles pratiques ont encore cours. Le 29 août 2007, les FDI ont démoli sept logements, qui abritaient 48 personnes (dont 17 enfants), dans le quartier Naqar de Qalqiliya, sous le motif que des membres de la branche armée du Hamas y habitaient17. Il est fréquent que des habitations soient démolies pour des raisons «administratives», sous le motif qu’aucun permis de construire n’a été obtenu, une mesure considérée par Israël comme normale en matière d’urbanisme. Toutefois, la loi et les faits montrent que ces démolitions n’interviennent pas dans le cours d’opérations d'urbanisme «normales», mais qu’elles constituent, au contraire, une pratique discriminatoire destinée à faire sentir le pouvoir de l’occupant sur l’occupé.
17 Voir B’Tselem, «Demolition for Alleged Military Purposes».
42. Que ce soit à Jérusalem-Est ou dans la partie de la Cisjordanie appelée «secteur C» (à savoir 60 % de la Cisjordanie, constitués de villages et de localités rurales), il est impossible de construire une maison ou un bâtiment sans permis. Les démarches administratives nécessaires à l’obtention d’un permis de construire sont laborieuses et, dans la réalité, les permis sont rarement accordés. De ce fait, les Palestiniens sont souvent contraints de construire leurs maisons sans permis. À Jérusalem-Est, les démolitions sont réalisées de façon discriminatoire18: Les maisons appartenant aux Arabes sont détruites, mais pas celles des Juifs. Dans le secteur C, les FDI ont démoli ou destiné à la démolition des maisons, des écoles, des dispensaires et des mosquées pour défaut de permis de construire. De mai 2005 à mai 2007, 354 édifices palestiniens ont été démolis par les FDI en secteur C. De nombreuses communautés bédouines ont été visées par ces démolitions. En septembre 2007, le Rapporteur spécial s’est rendu à Hadidiya, dans la vallée du Jourdain, où les habitations d’une communauté bédouine regroupant quelque 200 familles, soit 6 000 personnes, situées à proximité de la colonie de peuplement juive de Roi, avaient été démolies par les FDI. Cette pratique n’est pas sans rappeler celle de l’Afrique du Sud de l’apartheid, qui consistait à détruire les villages noirs (qualifiés de «tâches noires») situés trop près des résidents blancs. L'article 53 de la quatrième Convention de Genève interdit la destruction de biens appartenant à des personnes privées, «sauf dans les cas où ces destructions seraient rendues absolument nécessaires par les opérations militaires». Selon B’Tselem, le Centre israélien d’information sur les droits de l’homme dans les territoires occupés, la destruction de maisons dans le quartier Naqar de Qalqiliya ne répondait pas à ce critère. De même, la destruction de logements pour raisons administratives n’est pas justifiable. Jérusalem-Est et le secteur C sont des territoires occupés, et sont donc concernés par l’interdiction énoncée à l’article 53.
18 Meir Margalit, Discrimination in the Heart of the Holy City, (Jérusalem, Al Manar ModernPress, 2006).
F. Situation humanitaire
43. La construction du mur, l’expansion des colonies, les entraves à la liberté de circulation, les démolitions de maisons et les incursions militaires ont des conséquences désastreuses sur l’économie, la santé, l’éducation, la vie des familles et le niveau de vie des Palestiniens de Cisjordanie. Depuis 2006, la situation ne cesse d’empirer. Israël bloque les taxes qu’il prélève au nom de l’Autorité palestinienne sur chaque bien importé dans le territoire palestinien occupé, soit un montant mensuel compris entre 50 et 60 millions de dollars É.-U. (ce qui représente environ la moitié du budget de l’Autorité palestinienne). Récemment, Israël a transféré à l’Autorité palestinienne 119 millions de dollars des recettes fiscales qu’il avait illégalement saisies, et les pays occidentaux et le Quatuor ont promis qu’ils reprendraient le financement de l’Autorité palestinienne (pour autant qu’elle ne favorise pas les intérêts du Hamas à Gaza). Au moment où le présent rapport est écrit, aucune amélioration de la situation humanitaire n’est perceptible en Cisjordanie, ce qui s’explique par la poursuite de l’occupation, les violations des droits de l'homme décrites dans le présent chapitre et le refus israélien de transférer à l’Autorité palestinienne la totalité des recettes fiscales qui lui reviennent de droit. La pauvreté et le chômage n’ont jamais été aussi omniprésents; la santé et l'éducation subissent les effets néfastes des incursions militaires, du mur et des points de contrôle; et le tissu social de la société est menacé.
G. Conclusion
44. La situation en Cisjordanie n’est sans doute pas aussi grave qu’à Gaza, mais tout est relatif. De plus, comme à Gaza, la gravité de la situation humanitaire s'explique en grande partie par les violations du droit international commises par Israël. La Cour internationale de Justice a estimé que le mur était contraire aux règles du droit international humanitaire et du droit des droits de l’homme; les colonies de peuplement sont contraires à la quatrième Convention de Genève; les points de contrôle sont contraires à la liberté de circulation telle qu’elle est proclamée dans les conventions relatives aux droits de l’homme; les démolitions de maisons sont contraires à la quatrième Convention de Genève; enfin, la crise humanitaire de Cisjordanie, provoquée par le gel des avoirs palestiniens par Israël et par d’autres violations du droit international, porte atteinte à beaucoup des droits inscrits dans le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels. Comme à Gaza, les actes d’Israël constituent une forme illicite de châtiment collectif du peuple palestinien.
A suivre...
Posté par Adriana Evangelizt
La suite du topo sur ce que vivent les Palestiniens. Inimaginables la cruauté, le sadisme, le machiavélisme de ces sionistes. On peut sérieusement se poser des questions sur leur mentalité, voire leur santé mentale. A notre époque, un pays se disant "démocratique" qui se conduit de la sorte, c'est très grave. Et que personne n'en dise rien dans la communauté internationale est encore plus grave. On sent là la dangerosité de ce régime notamment par la pression qu'il exerce dans le monde entier. Il va vraiment falloir qu'il se passe quelque chose pour y mettre un terme. Cela devient intolérable. Tant de haine, tant d'inhmanité et tant de mépris, vraiment intolérables. Ces individus ne sont pas normaux.
Distr.GÉNÉRALE
A/HRC/7/17
21 janvier 2008
LA SITUATION DES DROITS DE L’HOMME EN PALESTINE
ET DANS LES AUTRES TERRITOIRES ARABES OCCUPÉS
3ème partie
F. Conséquences juridiques des actions d’Israël
25. Israël a généralement justifié ses attaques et incursions en les présentant comme des opérations de défense visant à prévenir le lancement de roquettes Qassam sur Israël, à arrêter ou à éliminer des militants présumés ou encore à détruire des passages souterrains. Certes, les tirs de roquettes effectués par des milices palestiniennes sur Israël qui ont tué et blessé des Israéliens en l’absence de toute cible militaire sont intolérables et constituent un crime de guerre. Il n’en demeure pas moins que des questions préoccupantes se posent au sujet de la proportionnalité de la riposte militaire israélienne qui n’a pas fait de distinction entre les cibles militaires et les biens de caractère civil. On peut fort bien soutenir qu’Israël a transgressé les règles les plus fondamentales du droit international humanitaire, commettant des crimes de guerre au sens de l’article 147 de la quatrième Convention de Genève et de l'article 85 du Protocole additionnel aux Conventions de Genève du 12 août 1949, relatif à la protection des victimes des conflits armés internationaux (Protocole additionnel I). Au nombre de ces crimes figurent des attaques lancées directement contre des civils et des biens de caractère civil et des attaques lancées sans distinction entre les objectifs militaires et les civils ou les biens de caractère civil (art. 48, 51, par. 4 et 52, par. 1 du Protocole I); le recours excessif à la force par des attaques disproportionnées contre des civils et des biens de caractère civil (art. 51, par. 4 et 51, par. 5 du Protocole I); et le fait de semer la terreur parmi la population civile (art. 33 de la quatrième Convention de Genève et art. 51, par. 2, du Protocole I).
26. Par son siège de Gaza, Israël viole toute une série d’obligations qui lui incombent, en vertu tant du droit international des droits de l’homme que du droit international humanitaire. Les dispositions du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels qui disposent que chaque personne a droit «à un niveau de vie suffisant pour elle-même et sa famille, y compris une nourriture, des vêtements et un logement suffisants», le droit d’être à l’abri de la faim et le droit à l’alimentation (art. 11) et que chaque personne a droit à la santé, ont été gravement violées. Par-dessus tout, Israël a enfreint l'interdiction d’infliger des châtiments collectifs à une population occupée, énoncée à l’article 33 de la quatrième Convention de Genève. Le recours systématique et excessif à la force contre des civils et des biens de caractère civil, la destruction d’installations de desserte en eau et en électricité, le dynamitage des édifices publics, les restrictions à la liberté de circulation, la fermeture des points de passage et les conséquences de ces mesures sur la santé publique, l’alimentation, la vie des familles et l’état psychologique du peuple palestinien constituent une punition collective flagrante.
27. Gaza n’est pas un État auquel d’autres États peuvent librement imposer des sanctions économiques en vue de créer une crise humanitaire, ou d(entreprendre une intervention militaire disproportionnée mettant en péril la population civile au nom de la légitime défense. C’est un territoire sous occupation dont tous les États devraient se préoccuper du bien-être et promouvoir le progrès social. Selon l’avis consultatif de la Cour internationale de Justice, c’est une obligation pour tout État partie à la quatrième Convention de Genève que «de s’assurer du respect par Israël du droit international humanitaire tel que défini dans cette Convention». Israël a enfreint des obligations erga omnes dont la violation préoccupe tous les États, qui doivent en conséquence y mettre fin. En premier lieu, puissance occupante, Israël est tenu de cesser de violer le droit international humanitaire. Mais d’autres États ayant pris part au siège de Gaza ont également porté atteinte à ce droit et doivent mettre un terme à leurs mesures illicites.
V. LES DROITS DE L’HOMME EN CISJORDANIE ET À JÉRUSALEM
28. Nombreux sont ceux qui s’attendaient à ce que la situation des droits de l’homme s’améliore en Cisjordanie après l’éviction du Hamas de l'administration de la Cisjordanie. Au début, cela a été le signal d’un nouveau rapprochement entre Israël et le Gouvernement d’urgence du Président Abbas, conduit par le Premier Ministre Salam Fayyad. Israël a fait quelques gestes de rapprochement, par exemple en libérant 779 prisonniers (appartenant principalement au Fatah), en restituant certaines des recettes fiscales dues à l’Autorité palestinienne, en relâchant les restrictions aux voyages dans la vallée du Jourdain, en accordant une amnistie à 178 militants du Fatah recherchés par Israël et en octroyant à 3 500 Palestiniens comme il l’avait promis des permis de séjour en Cisjordanie . Malheureusement, Israël n’a pas pris de mesure pour démanteler les infrastructures de l’occupation. Au contraire, il a maintenu et étendu les instruments qui violent le plus gravement les droits de l’homme − les incursions militaires, les colonies, le mur de séparation, les restrictions à la liberté de circulation, la judaïsation de Jérusalem et la démolition des habitations.
A. Incursions militaires
29. Les incursions militaires en Cisjordanie se sont intensifiées depuis juin 2007. Ainsi, en novembre, les FDI ont exécuté 786 raids en Cisjordanie, au cours desquels 1 personne a été tuée, 67 ont été blessées et 398 arrêtées12; des propriétés publiques et privées ont été endommagées, des couvre-feux ont été imposés, et d’innombrables civils innocents ont été terrorisés par des soldats armés et des chiens. Naplouse a été particulièrement touchée: le 17 octobre, l’armée israélienne a effectué un raid sur cette ville et tiré des obus de char, tuant 1 civil âgé et 1 individu armé, et blessant 14 civils, dont 2 enfants et 1 journaliste. Souvent, les FDI n'ont pas fait de distinction claire entre objectifs militaires et civils. Comme dans le cas de Gaza (voir par. 25), ces actions semblent violer les règles du droit international humanitaire (art. 48, 51, par. 4 et 52, par. 1 du Protocole additionnel I).
12 Groupe de surveillance de la Palestine, résumé mensuel, novembre 2007.
B. Colonies et colons13
13 Voir, d’une manière générale, «L’impact humanitaire sur les Palestiniens des colonies et autres infrastructures israéliennes en Cisjordanie», Bureau de la coordination des affaires humanitaires (BCAH) (juillet 2007), consultable en anglais à l’adresse http://www.ochaopt.org/?module=displaysection§ion_id=103&format=html
30. Il y a 149 colonies en Cisjordanie et à Jérusalem-Est. Malgré la promesse faite par Israël de «geler» la croissance des colonies, le nombre de celles-ci a augmenté de 63 % depuis 1993 et l’on compte actuellement 460 000 colons. De nouvelles constructions sont actuellement en cours dans 88 colonies et le taux de croissance moyen de celles-ci est de 4,5 %, contre 1,5 % pour Israël même. Il existe en outre 105 «avant-postes» − c’est-à-dire des structures informelles qui servent de prélude à une nouvelle colonie et ne sont pas «autorisées», mais que les ministères continuent de financer. Bien qu’Israël ait pris dans la feuille de route l’engagement de démanteler tous les avant-postes construits après 2001, aucun des 51 avant-postes existants n’a fait l’objet d’une telle mesure. Plus de 38 % de la Cisjordanie est composée de colonies, avant-postes, zones militaires et réserves naturelles israéliennes interdits aux Palestiniens.
Des routes réservées aux colons relient les colonies entre elles et à Israël. Ces routes sont pour la plupart fermées aux véhicules palestiniens. (Israël a donc introduit un système «d’apartheid desroutes» qui était inconnu dans l’Afrique du Sud de l’apartheid.)
31. Dans une déclaration faite devant la Troisième Commission en octobre 2007, le représentant israélien, M. Ady Schonmann, a déclaré que le Rapporteur spécial n’avait pas indiqué que l’ONG israélienne La paix maintenant avait retiré un rapport d’octobre 2006 14 qui montrait que près de 40 % des terres détenues par les colonies israéliennes en Cisjordanie étaient la propriété privée de Palestiniens. Le Rapporteur spécial a pris contact avec cette ONG, qui lui a indiqué que, si elle avait bien fait quelques corrections à son rapport en réponse aux critiques du Gouvernement israélien, elle n’avait pas retiré sa conclusion selon laquelle 40 % des terres occupées par les colonies en Cisjordanie sont la propriété privée de Palestiniens.
14 Breaking the Law in the West Bank. − One Violation Leads to Another: Israeli Settlement Building on Private Palestinian Property, La paix maintenant, octobre 2006.
32. Les colonies sont illégales en vertu du droit international car elles violent le paragraphe 6 de l’article 49 de la quatrième Convention de Genève. Cette illégalité a été confirmée par la Cour internationale de Justice dans son avis consultatif sur l’édification du mur, par les Hautes Parties contractantes à la quatrième Convention de Genève dans une déclaration publiée en 2001 et aussi bien par le Conseil de sécurité que par l’Assemblée générale. De surcroît, les colonies constituent une forme de colonialisme qui est contraire au droit international15.
33. Le mépris qu’affiche Israël pour le droit international et l’opinion de la communauté internationale est illustré par des récentes décisions de son Gouvernement. Premièrement, en décembre, peu après la réunion d’Annapolis, le Gouvernement israélien a annoncé des projets consistant à construire 307 nouveaux appartements dans la colonie de Har Homa. Deuxièmement, en octobre, il a annoncé qu’il mettrait à exécution les plans de développement d’une nouvelle colonie en projet qui comprendra 3 500 appartements, 10 hôtels et 1 parc industriel destinés à accueillir 14 500 colons, à proximité immédiate de Ma’-ale Adumim. À l’heure actuelle, Israël a construit un commissariat de police dans cette colonie appelée E1 (dans lequel s’est rendu le Rapporteur spécial le 25 septembre) mais il est empêché de mettre à exécution son projet de commencer la construction de la colonie E1 par la présence de la principale route reliant Jérusalem-Est à Jéricho, qui est utilisée par les Palestiniens. Israël a à présent confisqué des terres palestiniennes à Abu Dis, Sawareh, Nabi Moussa et al-Khan al-Ahmar dans le but de construire une nouvelle route réservée aux Palestiniens se rendant à Jéricho, qui libérera la superficie nécessaire pour E1. Cette route fait partie d’un plan plus général d’Israël visant à remplacer la contigüité territoriale par une «contigüité des transports» en reliant artificiellement les centres de population palestiniens à l’aide d’un réseau élaboré de routes de remplacement et de tunnels et en créant deux réseaux routiers séparés, l’un pour les Palestiniens et l’autre pour les colons israéliens, en Cisjordanie.
15 Voir la résolution 1514 (XV) de l’Assemblée générale: Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux.
C. Postes de contrôle, barrages routiers et permis, obstacles à la liberté de circulation
34. Les postes de contrôle et les barrages routiers entravent fortement la liberté de circulation des Palestiniens en Cisjordanie, ce qui a des conséquences désastreuses sur leur vie personnelle et sur l’économie. On dénombre 561 de ces obstacles à la liberté de circulation, plus de 80 postes de contrôle gardés et environ 476 barrages non gardés, constitués de portes verrouillées, de monticules de terre, de blocs de béton et de tranchées. En outre, des milliers de postes de contrôle temporaires, connus sous le nom de «points de contrôle volants», sont installés chaque année par les patrouilles armées israéliennes sur les routes qui sillonnent la Cisjordanie pour des périodes limitées, allant d’une demi-heure à plusieurs heures. En novembre 2007, il y avait 429 points de contrôle volants.
35. Les Palestiniens sont soumis à de nombreuses interdictions de circulation ainsi qu’à des autorisations de circulation à l’intérieur de la Cisjordanie et vers Jérusalem-Est. Les points de contrôle permettent de vérifier que ce régime d’autorisation est respecté. Ces restrictions violent l’article 12 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques que, dans son avis consultatif sur l’édification du mur, la Cour internationale de Justice a jugé contraignant pour Israël dans le territoire palestinien occupé. L’argument d’Israël selon lequel ces restrictions se justifient pour des raisons de sécurité est difficile à admettre. Nombre de ces points de contrôle et barrages routiers sont situés loin de la frontière d’Israël qui, en tout état de cause, est protégée par le mur. Elle s’explique plus vraisemblablement par la nécessité d’accommoder les besoins des colons, de faciliter la circulation des colons à travers la Cisjordanie et d’imposer au peuple palestinien la puissance et la présence de l’occupant. Selon certaines informations, à Yedioth Ahronoth, un quart de tous les soldats des FDI qui ont gardé des barrages routiers en Cisjordanie aurait été témoin de brutalités à l’encontre de civils palestiniens ou y aurait pris part. Les points de contrôle servent à humilier les Palestiniens et à créer des sentiments de profonde hostilité à l’endroit d’Israël. À cet égard, ils présentent des similitudes avec les «lois sur les laissez-passer» de l’Afrique du Sud de l'apartheid, qui imposaient aux Sud-Africains noirs de produire une autorisation de circuler ou de résider où que ce soit en Afrique du Sud16. Ces lois ont provoqué une humiliation et une colère généralisées, et suscité des manifestations incessantes. Israël ferait bien d’examiner l’expérience sud-africaine. Les restrictions à la liberté de circulation du type appliqué par Israël font davantage pour créer l’insécurité que pour instaurer la sécurité.
A suivre...
Posté par Adriana Evangelizt
Dans ce passage aussi on voit la cruauté, notamment vis-à-vis des malades qui ne peuvent pas se faire soigner... et lorsqu'ils parviennent à entrer dans un hôpital israéliens, c'est pour y mourir comme par hasard... ce régime est bien pire que les nazis. Et ça se dit juif, quelle honte !
"Mahmoud Abu Taha, un patient de 21 ans souffrant d'un cancer de l’estomac, est arrivé à Erez le 18 octobre à 16 heures dans une ambulance de soins intensifs palestinienne, accompagné de son père. L’entrée du patient a été retardée pendant deux heures et demie, après quoi les FDI ont demandé au père de traverser à pied pour se rendre du côté israélien d’Erez. Son fils, le patient, devait lui aussi entrer à pied avec un déambulateur et pas dans l’ambulance. Après être parvenu au bout d’un tunnel de 500 mètres de long, le patient s’est vu refuser l’accès; quant à son père, il a été arrêté par les FDI et détenu pendant neuf jours. Le 28 octobre, un deuxième arrangement concernant ce patient a été approuvé et il a été admis dans un hôpital israélien où il est mort la nuit même de son arrivée."
Distr.GÉNÉRALE
A/HRC/7/17
21 janvier 2008
LA SITUATION DES DROITS DE L’HOMME EN PALESTINE
ET DANS LES AUTRES TERRITOIRES ARABES OCCUPÉS
2ème partie
IV. LES MESURES PRISES PAR ISRAËL CONTRE GAZA ET LEURS CONSÉQUENCES
12. Israël a pris de nombreuses mesures contre Gaza depuis le retrait des colons israéliens et des forces de défense israélienne (FDI) en 2005.
A. Actions militaires
13. Les incursions militaires des FDI dans Gaza se sont poursuivies avec régularité l’année dernière; 290 Palestiniens ont été tués à Gaza en 2007. Sur ce nombre, au moins un tiers étaient des civils. Le 26 septembre, date à laquelle le Rapporteur spécial s’est rendu à Gaza, 12 militants palestiniens ont été tués par des missiles tirés par les FDI. Depuis la réunion d’Annapolis du 27 novembre 2007, plus de 70 Palestiniens ont été tués, dont 8 au cours d’une opération militaire d’envergure menée dans le sud de Gaza la veille de la première série de négociations entre Israéliens et Palestiniens suivant la réunion d'Annapolis. Treize autres Palestiniens ont été tués le 18 décembre au cours de trois frappes aériennes distinctes. La fréquence des assassinats ciblés soulève la question de savoir si les pays agissent dans le cadre des critères admissibles pour de telles actions énoncés par la Cour suprême israélienne dans son arrêt de 2006 sur les assassinats ciblés. Dans le cas contraire, les FDI agissent-elles sans aucun égard pour leurs propres lois comme pour le droit international lorsqu’elles procèdent à des assassinats ciblés?
14. Ces deux dernières années, 668 Palestiniens ont été tués par les forces de sécurité israéliennes à Gaza. Plus de la moitié − 359 personnes − ne participaient pas à des hostilités au moment où elles ont été tuées. Il y avait parmi les tués 126 mineurs; 361 personnes ont été tuées par des missiles tirés d’hélicoptère; enfin, 29 des personnes tuées ont été ciblées délibérément. Au cours de la même période, des Palestiniens ont tiré environ 2 800 roquettes Qassam et obus de mortier depuis la bande de Gaza sur Israël. <



