par Alain Gresh
Une dépêche de l’Agence France-Presse du 25 décembre annonce l’arrivée à Tel-Aviv, pour la première fois depuis plusieurs années, d’un groupe d’une quarantaine d’immigrants juifs en provenance d’Iran. Des dizaines de journalistes et photographes attendaient l’arrivée des immigrants.
« La communauté juive iranienne est l’une des plus anciennes du monde. Elle comptait près de 100 000 membres avant la révolution islamique (1979). Aujourd’hui, avec quelques 25 000 membres, elle constitue la deuxième communauté juive de la région Proche et Moyen-Orient après Israël. L’Agence juive a ouvert récemment un site en langue perse afin de promouvoir l’immigration de ce pays, qui n’autorise pas ses ressortissants à se rendre en Israël, en leur promettant notamment des aides substantielles pour leur installation. »
Dans un article de La Libre Belgique du 27 décembre, « L’immigration juive d’Iran encouragée », Renée-Anne Gutter écrit que l’Agence juive « a tenu à donner un accueil médiatique au groupe, afin d’encourager d’autres juifs iraniens à immigrer en Israël. Elle ne lie pas son opération directement à la politique anti-israélienne du président Ahmadinejad, mais invoque l’antisémitisme qui, selon elle, ne cesse de croître en Iran. Cette thèse d’antisémitisme est cependant nuancée par les juifs iraniens eux-mêmes, y compris les immigrants ».
« S’il y a persécution, soulignent la plupart, c’est essentiellement en cas de connexion sioniste. D’ailleurs, le bruit fait mardi autour des arrivants en Israël pourrait précisément nuire aux familles restées en Iran. Selon d’autres, M. Ahmadinejad exploitera le fait que ce groupe d’immigrants se limite à quarante personnes, pour prouver précisément que les juifs iraniens ne souffrent pas de son régime. Les juifs qui vivent aujourd’hui à Téhéran, Ispahan et Chiraz en témoignent eux-mêmes : en tant que communauté religieuse, ils sont peu inquiétés. Généralement commerçants, ils ne manquent de rien. Un siège leur est réservé au Majlis, le Parlement national. Les synagogues sont bien entretenues. Par ailleurs, ils sont autorisés à quitter le pays, si ce n’est pas explicitement pour Israël. Et s’ils partent, ils peuvent faire gérer les biens qu’ils abandonnent par des gardiens légaux. Sinon, l’Etat s’en empare. Les juifs iraniens ne sont pas coupés de leurs proches en Israël non plus. Il y a moyen de téléphoner directement d’Israël en Iran, et de communiquer par Internet d’Iran en Israël. »
On se rappelle que l’exposition de caricatures sur la Shoah faite à Téhéran n’avait, quoi qu’en ait dit la presse occidentale, eu aucun succès en Iran.
La publicité faite sur cette arrivée de 40 juifs iraniens a suscité des réserves dans la presse israélienne.
Anshel Pfeffer écrit dans Haaretz du 30 décembre (« Jerusalem & Babylon / Despite benefits, few Iranian Jews want to live here ») :
« De manière assez surprenante, il n’y a pas beaucoup de restriction à l’immigration en provenance d’Iran. C’est relativement simple, en passant par une pays tiers. Et pour rendre les choses encore plus faciles, l’Agence paye pour la venue des immigrants iraniens en Israël pour qu’ils se rendent compte avant de prendre une décision. »
« Comme si ce n’était pas assez, trois fondations ont donné assez d’argent pour que chaque immigrant reçoive 10 000 dollars (...). Alors pourquoi sont-ils si peu nombreux à venir ? »
« Les réponses que vous entendez sont différentes. Il y a bien sûr l’aspect financier. La plupart des juifs iraniens appartiennent aux couches moyennes, boutiquiers ou hommes d’affaire, avec un niveau de vie relativement confortable et des vies stables. Mais ceux qui choisissent d’émigrer ont des problèmes pour vendre leurs propriétés et, même s’ils y réussissent, le cours de la monnaie, le riyal, signifie que même ceux qui sont riches partent avec moins de 50 000 dollars. Leurs chances d’atteindre le même niveau de vie en Israël sont faibles. »
« Ce n’est pas que la vie dans la République islamique soit une sorte de pique-nique, et sûrement pas pour les juifs. Les écoles juives sont interdites, enseigner l’hébreu aussi et les femmes juives sont soumises aux mêmes codes draconiens que les musulmanes, alors que les conscrits juifs dans l’armée sont régulièrement humiliés ; on leur accorde une confiance faible et ils sont assignés à des taches subalternes. Les persécutions sont de faible intensité. »
Avant de donner d’autres extraits de l’article, notons que ces dernières informations sont contestées par les immigrants iraniens eux-mêmes, comme le rapporte le Jerusalem Post du 25 décembre dans un article de Amir Mizroch : « Jewish Agency : We’ll try to bring all Iranian Jews ». Ces immigrants contestent les propos de l’Agence juive à ce sujet et affirment que l’enseignement de l’hébreu est autorisé et les écoles juives aussi.
Anshel Pfeffer poursuit en écrivant :
« Le sale secret est que, s’ils avaient le choix, beaucoup des juifs iraniens qui envisagent de partir ne viendraient pas en Israël. Car la prospère communauté juive iranienne de Los Angeles est bien plus attirante. Des dizaines de juifs iraniens sont en attente à Vienne pour des cartes vertes (d’immigration aux Etats-Unis) ou, encore mieux, dans l’attente d’un statut onusien de réfugié, qui leur donne le droit de vivre où ils veulent en Occident. »
« Cela peut nous sembler fou que les juifs iraniens préfèrent vivre au bord d’un volcan qui va entrer en éruption (...), mais il semble qu’ils considèrent qu’Israël est une zone de guerre aussi dangereuse, si pas plus. Et qui peut les en blâmer ? »
« Israël perd de sa capacité d’attraction. Des 7 à 8 millions de juifs dans le monde qui vivent en dehors d’Israël, 0,25% seulement envisagent d’immigrer ».
Yossi Melman, dans Haaretz du 1er janvier (« Endangering the Jews of Iran », « Mise en danger des juifs d’Iran »), est plus sévère à l’égard des autorités israéliennes :
« Les juifs d’Iran sont assez bien traités. Ils ont une vie communautaire organisée et sont libres de respecter les rituels religieux et de faire leurs affaires. Comme la plupart des citoyens iraniens ils peuvent voyager à l’étranger et, quand ils reviennent, on ne leur demande pas où ils ont passé leurs vacances. On peut affirmer que les autorités savent très bien que la majorité ont des parents en Israël. »
« Autrement dit, aussi longtemps que les choses restent calmes et ne deviennent pas publiques, les autorités iraniennes acceptent cette situation. Quand les relations entre les juifs iraniens et l’Iran deviennent publiques et polémiques, les autorités doivent répondre. C’est ce qui est arrivé quand la fondation International Fellowship of Christians and Jews du rabbin Yehiel Eckstein a annoncé en 2007 qu’elle paierait des dizaines de milliers de dollars pour chaque Iranien qui viendrait vivre en Israël. Des porte-parole iraniens ont répondu avec fureur, et les chefs de la communauté juive iranienne ont dû prendre des distances à l’égard de l’initiative du rabbin. »
« Tous ceux qui sont concernés savent que ce ne sont pas des incitations financières qui pousseront les juifs d’Iran à venir vivre en Israël. Pour cette raison, la récente publicité faite autour de l’arrivé des juifs est un geste inutile à la Eckstein qui est connu pour ses relations avec les chrétiens fondamentalistes aux Etats-Unis. »
« On peut peut-être comprendre qu’Eckstein cherche à se donner un statut ; mais il est plus difficile de comprendre que l’Agence juive et des officiels coopèrent avec lui alors qu’ils savent qu’il y va du sort de la communauté juive iranienne dans un pays musulman hostile à Israël. (...) L’Agence juive et l’agence gouvernementale qui ont aidé à ce qui s’est passé la semaine dernière devraient revenir à l’ancienne politique (de discrétion) qui a si bien convenu. »
Sources Carnets du Diplo
Posté par Adriana Evangelizt
Une bombe frappe israël
Depuis la publication des conclusions du NIE (National Intelligence Estimate - évaluation nationale de renseignement) sur le programme nucléaire iranien, les officiels et généraux américains ont assuré Israël que l’Iran restait une menace stratégique.
Au lieu de se sentir soulagé par le consensus écrasant entre les organisations américaines de renseignements qui revoient à la baisse le danger nucléaire iranien, Israël est comme frappé par une bombe.
Le gouvernement d’Ehud Olmert, le premier ministre israélien, a clairement fait savoir qu’il n’était pas convaincu par les conclusions du NIE et qu’il prouverait par lui-même pouquoi [ce rapport] est erroné.
Attendant les révélations israéliennes, ses alliés néoconservateurs et évangélistes ont exprimé leurs doutes au sujet de l’honnêteté et des intentions [cachées] des auteurs du rapport et ont accusés ceux-ci de politiser les services de renseignements en fonction de leurs objectifs politiques.
Certains les ont qualifiés de taupes du département d’état à l’intérieur des agences de renseignement. Ce n’est pas l’absence « de pistolet fumant [smoking gun - allusion aux mensonges diffusés avant l’attaque de 2003 sur l’Irak - N.d.T] sous la forme d’un champignon » qui dérange ces idéologues du « bombardons d’abord, vérifions après ». C’est plutôt de voir comment ces nouvelles conclusions ont retiré le tapis sous leurs plans de guerre.
Vous pouvez être certain qu’Israël et ses lobbyistes américains continueront à se battre bec et ongles tant qu’ils seront au centre de la stratégie des Etats-Unis au Moyen-Orient.
Vu que les options militaires sont difficilement plausibles après la publication du NIE, [Israël et ses lobbyistes] s’adapteront à la nouvelle stratégie américaine. Mais ils ne vont pas le faire sans se battre.
Mettre en doute ceux qui doutent
Il n’est pas difficile de deviner qu’Israël et ses porte-parole aux Etats-unis vont mettre en doute les intentions et le professionnalisme de chacune des 16 agences de renseignement américaines, particulièrement lorsque celles-ci osent remettre en cause ce qui est conventionnel. La CIA et les agences similaires ont pour mission d’identifier la désinformation en provenance de l’étranger et de mettre en doute les politiques affichées par leurs adversaires. La seule chose de sûre au sujet des évaluations nationales de renseignement, c’est qu’elles ne sont pas entièrement sûres.
Ainsi quand les agences d’intelligence sortent de leur réserve pour publier des rapports audacieux et presque catégoriques pouvant par la suite être vérifiés ou diffamés, vous pouvez être certain qu’ils sont sûrs d’eux. Il aurait été plus commode pour les analystes d’alarmer contre un danger nucléaire iranien que de déclarer avec une confiance élevée que l’Iran a stoppé son programme [d’armement] nucléaire en 2003 et n’a mis aucun plan de rechange en place.
En empêchant de façon préventive qu’il y ait une frappe préventive contre l’Iran, les services de renseignement s’assurent que le débâcle irakienne ne se reproduira pas sur la seule base de l’exagération et de la désinformation venant des israéliens.
Mettre en doute ceux qui doutent de ceux qui doutent
Ce n’est un secret pour personne qu’Israël a un objectif et que ses lobbyistes incitent Washington à le reprendre à son compte. Ce n’est pas un secret non plus que les services israéliens partagent au mieux de façon sélective leurs renseignements avec leur allié américain en fonction de leur propre intérêt national.
Gonfler les renseignements au sujet d’une menace nucléaire irakienne avant l’invasion [de 2003] n’est qu’un récent exemple des pratiques israéliennes de désinformation. L’Iran en est un autre exemple. La Syrie en est un troisième et ainsi de suite.
Israël rassemble et analyse les renseignements à travers le prisme d’un état qui ressemble à une garnison, et les Etats-Unis bénéficient des ressources nombreuses et variées de son empire.
Une menace stratégique, iranienne ou autre, est une combinaison de capacité et d’intention. Il s’ensuit que lancer une guerre contre l’Iran qui n’a ni la capacité ni l’intention de développer des armes nucléaires est un crime de guerre dans l’état de l’art.
Par conséquent si le NIE ouvre une fenêtre d’opportunité pour traiter d’importantes questions avec l’Iran sans délai imparti, pourquoi se précipiter vers les sanctions et l’usage de la force ? Puisque le scepticisme israélien met en doute les conclusions du NIE, ses cris ont pour but d’empêcher un changement politique en interdisant une diminution des pressions et des sanctions à l’égard de Téhéran.
Scepticisme à l’égard des renseignements
Les organismes politiques et militaires israéliens estiment que relâcher la pression occidentale contre l’Iran, en abandonnant en particulier la menace de l’action militaire au profit des pressions diplomatiques, est tout simplement naïf.
Ils s’inquiètent non seulement du consensus entre les 16 agences américaines de renseignement, mais surtout du consensus en train de naître entre les différents responsables et services du gouvernement des Etats-Unis contre le fait de lancer une autre guerre.
Israël craint qu’un changement stratégique ne soit dans les cartons et s’inquiète du fait que le récent rapport puisse préparer le terrain vers une révision de la politique des Etats-Unis qui viserait à changer la politiques de Téhéran mais pas son régime, par des carottes et non par des bâtons, en utilisant ses alliés arabes et musulmans plutôt qu’Israël.
Des fauconx comme Robert Gates, le secrétaire américain de la défense, et ses protégés, les amiraux Mullen et Fallon, respectivement à la tête des troupes et du commandement général, aussi bien que les partisans d’une ligne dure à la tête des services de renseignement, Mike McConnell (NIE) et le général Hayden (CIA), sont tout ce que l’on voudra sauf souples sur la question iranienne.
Au même titre que la direction politique du département d’état, dont Rice et son adjoint Negroponte, et que la direction du Congrès, Pelosi et Reid ne soutiennent pas l’idée de frappes militaires qui conduiraient à une guerre contre l’Iran.
À la lumière de ce qu’ils voient comme étant des signes « encourageants » en provenance du champ de bataille, ils voudraient arrêter le bain de sang en Irak et en Afghanistan au lieu de s’embarquer dans une autre guerre du Golfe, longue et meurtrière.
Ils estiment que les intérêts des Etats-Unis seraient mieux servis en transformant une occupation militaire coûteuse en Irak et en Afghanistan en un système de domination à long terme qui soit meilleur marché.
Washington espère que l’Iran continuera à être « utile » en arrêtant les armes de contrebande [vers l’Irak] et en tempérant ses alliés qui sont contre l’occupation. On s’attend à ce que la réunion du 18 décembre prévue entre les Etats-Unis et les officiels iraniens en Irak mène à une meilleure coordination.
Cela ne signifie pas que Washington ne voit plus l’Iran comme une menace régionale. Depuis la publication du NIE, l’administration Bush n’a cessé de mettre en avant la soit-disante menace iranienne pour la stabilité régionale. L’administration Bush a suscité un appel de l’OTAN pour une troisième série de sanctions à l’égard de l’Iran en dépit du NIE et bien que le Conseil de sécurité des Nations Unies ne soit pas sur le point de s’en prendre à nouveau à l’Iran après que ce pays ait vraisemblablement stoppé un programme d’armement nucléaire au cours des quatre dernières années.
L’urgence a chuté depuis que la menace est passée d’imminente à potentielle.
Les conservateurs à Washington voient beaucoup de menaces potentielles autour du monde, de la Corée du Nord au Venezuela, mais ne préconisent pas pour autant de les bombarder.
C’est un coup important porté à Israël et ses seconds couteaux néo-conservteurs qui militent pour l’usage de la force contre l’Iran. Pour eux, la politique de « toutes les options sont sur la table » du Président Bush fait référence à la menace d’utiliser la force, et non pas une diplomatie à long terme.
Au delà de l’Iran
Un tel changement de politique est particulièrement inquiétant pour le gouvernement d’Olmert et ses alliés américains parce qu’elle peut s’appliquer plus largement au Moyen-Orient.
Abandonner une rhétorique guerrière au profit d’une rhétorique diplomatique après Annapolis revinedrait à faire pression sur Israël pour qu’il se comporte moins agressivement envers les Palestiniens, en arrêtant par exemple la construction de colonies autour de Jérusalem-est sous occupation.
L’invitation transmise à Mahmoud Ahmadinejad, le président iranien, pour prendre la parole au sommet des pays du Golfe à Doha au début du mois de décembre a déclenché les voyants rouges à Tel Aviv qui craint que ces ouvertures vers Téhéran ne mine de possibles sanctions.
Israël s’inquiète qu’un tel environnement ne favorise une pression diplomatique des Etats-Unis au sujet des Territoires Palestiniens Occupés en ne tenant pas compte de soucis stratégiques d’Israël vis-à-vis de menaces régionales.
Plus l’indignation israélienne concernant les nouvelles révélations du NIE fera de bruit, moins Rice et Bush pourront, au cas où ils y soient disposés, faire pression sur Israël dans les prochaines semaines.
Marwan Bishara
*Marwan Bishara est principal analyste politique sur le Moyen-Orient pour Al-Jazeera ; écrivain et journaliste palestinien, il est également chercheur à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS, Paris) et enseignant à l’Université américaine de Paris. Il a écrit : « Palestine/Israël : la paix ou l’apartheid ? « paru aux Editions La Découverte
11 decembre 2007 - Al Jazeera.net - Vous pouvez consulter cet article à :
http://english.aljazeera.net/NR/exe...
[Traduction : IAO - Info-Palestine.net]
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Sources Indymedia
Posté par Adriana Evangelizt
Israël demande des sanctions "plus efficaces" contre l'Iran
LJUBLJANA - La ministre israélienne des Affaires étrangères, Tzipi Livni, a demandé mercredi à Ljubljana des sanctions "plus efficaces" contre l'Iran pour empêcher ce pays de se doter de l'arme nucléaire.
"Le moyen d'arrêter l'Iran, ce sont des sanctions plus efficaces", a-t-elle déclaré à l'issue d'une rencontre avec son homologue slovène, Dimitrij Rupel.
"Le monde ne peut pas s'autoriser un Iran avec l'arme nucléaire. Cela représente clairement une menace pour la région", a ajouté le chef de la diplomatie israélienne en soulignant que Téhéran poursuivait ses activités controversées d'enrichissement d'uranium malgré les sanctions de l'ONU.
Mme Livni effectuait mercredi une visite d'une journée en Slovénie, pays qui assumera à partir du 1er janvier la présidence tournante de l'UE, dans le cadre d'une tournée européenne qui doit la conduire à Bruxelles vendredi.
Elle s'exprimait au surlendemain de la publication d'un rapport du renseignement américain estimant que l'Iran avait suspendu son programme nucléaire militaire depuis 2003 et que le pays était sensible aux pressions internationales pour l'empêcher de le réactiver.
Ce rapport prend le contre-pied des positions israéliennes selon lesquelles les Iraniens se trouveraient à un stade plus avancé de production d'une bombe nucléaire.
Mardi, le directeur de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Mohamed ElBaradei, partisan d'une solution négociée avec l'Iran, avait relevé que ce rapport confirmait l'analyse de l'AIEA selon laquelle l'Iran ne constituait pas "une menace imminente".
Le président américain George W. Bush a toutefois réagi en assurant que le nucléaire iranien restait un danger et que Washington continuait à se réserver l'option de recourir à la force pour y faire face.
Téhéran s'expose à une troisième série de sanctions du Conseil de sécurité de l'Onu pour son refus de geler ses activités d'enrichissement d'uranium, après avoir ignoré deux précédentes résolutions prévoyant des sanctions limitées.
Sources Romandie
Posté par Adriana Evangelizt



