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Pseudo: Adriana EvangeliztCatégorie: ActualitéDescription:
60 ans après l'installation d'Israël par le Sionisme, la Palestine n'a toujours pas vu le jour... ce blog a pour but de montrer les injustices subies par ce Peuple et qui empêche que la Palestine soit enfin créée...
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Jeudi 13 Mars 2008

Nous avons dit ICI ce que nous pensons de l'idée de Sarkozy sur l'Union Méditerranéenne. Le 9 mai 2007, nous disions "Vous verrez dans quelques temps qui avait raison !" parce que nous savons depuis des années que Sarkozy est sioniste et téléguidé par le Sionisme international. Il ne faut pas oublier quand même que certains parmi nous ont des parents sionistes et même affiliés à des loges maçonniques. Ceux-là jubilaient tous de la probable élection de Sarkozy allant même jusqu'à dire "Le bon temps approche pour Israël." Voilà. Entre autre. Nous savons beaucoup d'autres choses. Le 27 aout 2007 nous disions au sujet de l'inflexion de Sarkozy sur la Turquie... "Tout le monde s'extasie et se pâme et salue l'inflexion de Sarkozy sur la Turquie. Il faut voir plus loin que cela, voyez vous. La Turquie est amie d'Israël. Point. On va même vous faire un autre topo. Au sujet de l'Union Méditerranéenne. Dans quelques temps, vous verrez qu'Israël en fera partie. On peut même vous dire que l'Union Méditerranéenne va être mise en place rien que pour ça. C'est le Sionisme qui mène le monde. Enfoncez vous bien ça dans la tête." Vous noterez que c'est l'idée de Sarkozy. Et pour cause.

La feuille de route sioniste durant son quinquennat se décompose comme suit en spécifiant que bien avant qu'il soit président c'était le réel projet pour les années à venir :

1 - Imposer Israël à la France et donc le Sionisme.

2 - Créer l'Union Méditerranéenne afin d'y inclure Israël et ainsi l'inclure aussi dans l'Union Européenne comme nous l'expliquons ICI.

3 - Inclure Israel dans la Francophonie. Là aussi, ça fait un moment que les sionistes font des pieds et des mains pour y parvenir. Ils veulent être dans toutes les organisations de toute façon pour museler le monde et s'imposer.

Ceci dit, il faut bien se dire que de nombreux pays nordiques et de l'Est ne sont pas d'accord pour l'Union Méditerranéenne car ils savent très bien ce qui se trame derrière. Figurez vous que les accointances sionistes de Sarkozy sont connues par le monde entier. Même si personne n'en parle.

 

Sommet de l'UE:

Sarkozy défend son projet contesté

d'Union pour la Méditerranée

 

Après avoir dû réviser ses ambitions en baisse pour contenter l'Allemagne, le président français Nicolas Sarkozy veut tenter jeudi, lors du sommet de l'UE, de rallier le reste des pays européens à son projet toujours controversé d'Union pour la Méditerranée.

La semaine dernière,
après des semaines de désaccord diplomatique profond entre Berlin et Paris sur ce projet, Nicolas Sarkozy avait finalement fait des concessions à la chancelière allemande Angela Merkel, qui s'opposait à une structure semblant exclure les pays européens non riverains de la Méditerranée.

"On a trouvé un compromis autour de cette Union pour la Méditerranée
que nous voulons tous les deux et qui n'exclura personne", avait ainsi assuré le président français. "Nous sommes d'accord pour que ce soit un projet de l'Union européenne", avait souligné Mme Merkel. Mais malgré ce compromis, Mme Merkel n'a pas encore décidé si elle participerait au sommet prévu à Paris le 13 juillet avec les pays du sud pressentis pour lancer cette Union - du Maroc à Israël, en passant la Turquie - a indiqué lundi son ministre des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier.

Et l'accord entre Paris et Berlin risque de faire sortir du bois d'autres pays européens méfiants, qui se "cachaient" jusqu'ici derrière l'opposition publique de Mme Merkel, soulignent des diplomates européens. La Grande-Bretagne et les pays nordiques "ne sont pas très contents du projet", note ainsi Rosa Balfour, analyste au European policy centre, un centre de réflexion bruxellois.

Comme la Grèce ou la Slovaquie, la Slovénie, qui préside l'UE jusqu'en juin, est elle aussi réservée. "Nous n'avons pas besoin de duplication, ou d'institutions concurrençant les institutions de l'UE", avait déclaré en janvier le Premier ministre slovène Janez Jansa.

Le dîner de jeudi, première discussion à 27 sur ce projet, permettra enfin de clarifier la position des Etats membres, près d'un an après le lancement de cette idée par Nicolas Sarkozy. Idée interprétée alors comme une volonté française de promouvoir une alternative à l'entrée de la Turquie dans l'UE, à laquelle M. Sarkozy s'est toujours opposé. "Je ne pense pas que le projet sera complètement abandonné, simplement pour des raisons d'affichage diplomatique. Mais le risque est qu'il n'apporte pas beaucoup de valeur ajoutée", pronostique Rosa Balfour.

Même si ce projet a été "maladroitement présenté", "cela ne veut pas dire que rien de bon ne peut en sortir", tempère Michael Emerson, du Centre for european policy studies.

Avec un nom plus parlant que les programmes de coopération existants entre l'UE et les pays du sud de la Méditerranée comme le "processus de Barcelone" et la "politique européenne de voisinage", M. Emerson estime qu'il peut "revitaliser les politiques actuelles de l'UE", frappées de "léthargie".

Le processus de Barcelone, lancé en 1995, bute en particulier sur l'opposition entre Israël et les pays arabes, qui pourrait peut-être être dépassée par une Union faite de projets concrets, comme la dépollution de la Méditerranée.

Mais certains Etats s'interrogent sur le financement de ces projets. Sans l'accord unanime des Etats membres, aucun fonds européen ne pourra être utilisé. "C'est +la+ pomme de discorde et je pense que Sarkozy n'arrivera pas à persuader ses partenaires sur ce point", estime Rosa Balfour. Si malgré tout l'Union pour la Méditerranée était avalisée par les 27, il resterait à la vendre aux pays méditerranéens, dont certains n'ont pour l'instant manifesté qu'un intérêt poli.

Les dirigeants européens débattront également jeudi et vendredi de la mise en oeuvre des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre que l'UE s'est fixés en mars 2007. Certains craignent des délocalisations et l'impact négatif des biocarburants.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

Mardi 15 Janvier 2008

M. Sarkozy – Villégiature en Egypte. Sens et non-sens du « projet » d’union euro-méditerranéenne

par Jean-Michel Vernochet

Dans un style inénarrable, M. Alain Le Roy, ambassadeur français chargé du projet d’Union pour la Méditerranée, une pure initiative du Président Sarkozy, expliquait, peu avant le départ de son patron pour une villégiature sur les rives du Nil, qu’il s’agissait, ni plus ni moins, d’une « union de projets (sic)…entre des pays d’intérêts convergents »(1). Assertion qui laisse songeur si l’on considère l’Est et le Sud méditerranéen pour ce qu’ils sont, des foyers récurrents de crises témoignant d’irréconciliables divergences structurelles entre des intérêts singulièrement antagonistes. M. Sarkozy, entend-t-il à ce propos régler en sous-main le contentieux israélo-palestinien ? De sa seule initiative et par le biais d’une Union méditerranéenne dont on pourrait à juste titre soupçonner qu’il s’agisse d’une version bis ou simplifiée de l’actuel conglomérat européen ?

Une observation superficielle pourrait faire croire que cette initiative présidentielle, assez mal reçue par la Chancelière Angela Merkel et qui d’ailleurs ne suscite pas un enthousiasme débordant de la part de ces partenaires visiblement contraints que sont MM. Zapatero et Prodi, ne serait qu’une sorte de lubie grandiose à mettre au compte d’une agitation frénétique et apparemment désordonnée. Cependant personne ne semble s’interroger sur les tenants et les aboutissants d’un tel projet, ni poser la question de son opportunité (n’y avait-il en effet rien de plus urgent à entreprendre, par exemple en faveur du redressement économique d’une France en pleine déconfiture ou d’une construction européenne dont l’avenir paraît illisible*?), sa faisabilité laissant a priori sceptique ou indifférent l’ensemble du landernau politique. Et bien, ces questions pourtant importantes ne sont pas posées, pourquoi ?

Un « projet » qui pourrait être en soi intéressant si sa préoccupation première (par le truchement de la construction d’une aire de coprospérité générale liée à une certaine maîtrise démographique sur la rive orientale de la Mare Nostrum), était, grâce à une forte coopération interétatique, de sauver la Méditerranée de son destin programmé de Mer Morte en devenir (2). Mais est-ce là le but premier de cette Union sortie d’un coup de baguette magique du gibus présidentiel ? L’environnement mis en avant n’est-il pas l’un de ces nombreux leurres que sèment à tous vents les docteurs ès manipulations pour mieux escamoter l’objectif vrai tout en amusant le vulgum pecus ? Pendant que caméras et paparazzi concentrent l’attention des foules sur les concubines présidentielles ou sur les tribulations des aigrefins de l’Arche de Zoé et les otages retenus dans de lointains maquis colombiens, les machines de guerre occidentalistes (3) progressent lentement mais sûrement sous couvert des agendas diplomatiques.

C’est pourquoi tous ceux qui se laissent hypnotiser par l’ostensible activisme présidentiel dans lequel ils ne voient qu’effets d’annonce, se trompent lourdement ! Quelle erreur de ne pas voir qu’il s’agit ici et avant tout d’une attitude destinée à donner le change, à détourner l’attention des grandes transformations en cours. Idem pour ceux qui s’amusent de l’histrionisme élyséen ou encore dressent le constat navré que la nouvelle présidence ne se livre qu’à des réformes cosmétiques sans projet véritable et sans «une réflexion ou une stratégie pour la France»(4).

Il est assuré que l’Union européenne des Vingt Sept et maintenant l’Union pour la Méditerranée, sont d’abord des projets dans lesquels la France en tant que Nation historique ne peut qu’être appelée à irréversiblement s’abîmer et disparaître. Le processus est déjà bien engagé et ce n’est pas la centaine de souverainistes qui se rassembleront le 4 février prochain devant le palais de Versailles pour conspuer les chambres réunies en Congrès, au nom de la patrie de Jaurès et de De Gaulle, qui y changeront quoique ce soit. Que cela plaise ou non, l’histoire s’est remise en marche avec l’accession de M. Sarkozy, une histoire dont nous ne sommes plus les acteurs mais qui nous entraîne, volens nolens, irrévocablement. Aussi est-il assez vain de se gausser du vibrionnisme présidentiel lorsque l’on devient les spectateurs impuissants de son destin. En effet, M. Sarkozy n’a pas de projet pour la France, et c’est à tort qu’il lui en serait fait grief, pour la bonne et simple raison qu’il en est le syndic de faillite. Oui certes, il n’a pas non plus l’ombre d’une vision personnelle puisqu’il n’est en tout et pour tout que l’exécutant d’une stratégie conçue et développée de longue date ailleurs, dans les banlieues chic de Virginie, et non dans les étroits marigots hexagonaux.

La première strate de cette grande transformation pour laquelle le Président Sarkozy manie avec dextérité sa baguette de chef d’orchestre, est bien entendu l’Europe appelée ainsi par anti-phrase puisqu’il s’agit avant tout de créer un vaste carrefour de libre-échange appelé à fusionner dès que possible avec l’Amérique du Nord. Idée que développe depuis peu et sans complexe l’ancien Premier ministre et fidèle du nouveau Président, M. Balladur (5). Le temps n’est plus aux dissimulations et aux arrière-pensées, l’on peut à présent abattre ses cartes sans la moindre réserve.

La seconde strate, projet nouveau et impressionnant d’envergure, est la création de cette Union euro-méditerranéenne devant permettre à terme l’arrimage du Maghreb arabe à l’espace européen, et au final leur intégration dans un ensemble unique. D’où l’importance politique de l’entrée de la Turquie dans l’Union. Précisons que la nouvelle Constitution repeinte aux couleurs de la France qui gagne par le tandem Balladur-Lang, ne fera désormais plus obligation d’une consultation du Peuple par voie référendaire pour toute nouvelle adhésion à l’Union (6). Et ceux qui croient que cette disposition ne s’appliquera pas à la Turquie sont des naïfs impénitents !

Allons plus loin et gageons que l’Union euro-méditerranéenne constitue déjà le pivot occidental du « Projet Grand Orient », l’Initiative Greater Middle East (7), apparemment en sommeil, mais en apparence seulement puisqu’il refait surface à travers l’UEM, un projet d’intégration et de normalisation globale visant en priorité le Maghreb et le Machrek arabe.

Dans ce contexte, chacun aura compris que la course aux contrats dans laquelle rivalisent entre autres les Européens, n’explique pas à elle seule la façon dont les despotes libyen et algérien sont aujourd’hui courtisés. En vérité, l’intégration du Maghreb est déjà en cours par le truchement de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord dont les gouvernements ont déjà signé des accords de partenariat.

Rappelons que l’Otan est active en Afghanistan où, sous couvert d’une mission de stabilisation (à laquelle participent des forces françaises dont il est prévu qu’elles s’étoffent prochainement pour monter en première ligne de feu au Sud, dans la province de Kandahar), elle conduit la guerre livrée depuis 2001 aux Islamistes et à la résistance irrédentiste pachtoune. L’Otan assure, de la même façon, en Méditerranée des missions plus discrètes de contrôle des voies maritimes et des transits des marchandises : à l’été 2007 l'OTAN avait ainsi depuis mars 2003 et le démarrage de l’Opération Active Endeavour, contrôlé plus de 75.000 navires et arraisonné une centaine de bâtiments suspects (8.

Or, l’intégration méditerranéenne sous la houlette de l’Otan (9) (et par conséquent sous la tutelle directe des É-U est silencieusement en cours depuis 1995 et la coopération en matière de sécurité associant l'Alliance atlantique à l’Algérie, l’Égypte, Israël, la Jordanie, le Maroc (ce dernier État participant à la Force de stabilisation de l'Otan dans les Balkans en vertu des accords de partenariat stratégique passés avec les É-U en 2003), la Mauritanie et la Tunisie, un partenariat militaire multilatéral mieux connu sous le nom de « Dialogue méditerranéen » !

En conclusion, on voit assez clairement que, parallèlement à la visite de M. Sarkozy à Alger et à l’invitation de M. Khadafi à Paris, de nombreux et juteux (sur le papier) contrats n’ont été signés que pour sceller des pactes sous-jacents d’une tout autre envergure. L’Algérie aujourd’hui est amenée, sous couvert de l’Otan à collaborer avec l’État israélien, avec la Turquie et avec les pays européens riverains de la Méditerranée, la France, l’Italie, l’Espagne qui se sont rencontrées à ce propos le 20 décembre dernier lors du sommet de Rome.

Ce qui pourrait constituer un facteur positif de stabilité est aussi le signe d’une intégration régionale pour le moins lourde de conséquences et particulièrement inquiétante, mais dont nul ne semble sérieusement se préoccuper. Sauf mezzo voce Mme Merkel qui, le 7 décembre considérait cette idée d’Union euro-méditerranéenne comme potentiellement"très dangereuse" en raison du risque de « libération de forces explosives par définition non souhaitables ». Déclarations à placer au regard de l’intervention du Président Sarkozy en clôture du sommet de Rome : « En Méditerranée se jouera la pire de guerres ou la meilleure des paix… En Méditerranée se joue une partie de l’avenir de l’Humanité ». Propos dramatiques à connotation prophétique, difficilement compréhensibles hors du contexte global des divers Projets d’unification et d’intégration des espaces européens et méditerranéens au sein d’un vaste ensemble satellite de la Puissance atlantique où les États devenus politiquement inexistants au sein de structures fédérales assureront des fonctions supplétives notamment d’ordre militaire au sein de l’Otan. L’intégration euro-méditerranéenne nous donne ainsi une image d’une grande netteté du monde à venir, un monde dominé tout à la fois par le commerce et la guerre.

Notes :

* Cf. « Manifeste pour une Europe des Peuples ». Éditions du Rouvre. 2007. Disponible sur librad.com :: ici

1 - Al-Ahram Hebdo 26 déc. 2007 - 1 janv. 2008. M. Alain Le Roy : entretien « L’Union pour la Méditerranée est une union de projets ».

2 - Déjà en Méditerranée les thons rouges se font rares et la France ne s’illustre guère que par ses pratiques de surpêche et ses trafics de quotas revendus à des entreprises turques. Quant au Japon, ses bâtiments de pêche industrielle s’y illustrent par l’usage extensif de filets dérivants souvent longs d’une centaine de kilomètres (100 Km.

3 - Concept dont use volontiers l’ancien ministre socialiste des Affaires étrangères, Hubert Védrine, pour désigner le camp atlantiste au sens large.

4 - Marcel Gauchet "Nice-Matin" 16 décembre 2007.

5 - M. Edouard Balladur (lequel vient de remettre au Président le rapport de la commission pour la réforme constitutionnelle, co-dirigée par l’agrégé de droit public Jack Lang, une refonte de la loi organique qui fera passer subrepticement la France de la Ve à la VIe République), vient de publier en novembre 2007 (Fayard) un texte définitif titré « Pour une Union Occidentale avec les É-U ».

6 - M. Sarkozy ne manque pas une occasion de rappeler spectaculairement son refus d’admettre la Turquie, qui ne voit que cette position est en totale contradiction avec son projet d’Union euro-méditerranéenne ? Pour l’anecdote la famille de M. Balladur est originaire d’Izmir en Turquie, celle de M. Sarkozy de Thessalonique, en Grèce, sur la rive opposée. Pour ces deux hommes sans enracinement stable et grands manieurs d’abstractions, la France ne représente évidemment qu’une entreprise à gérer et à formater aux exigences de la mondialisation.

7 - Présentée pour la première fois lors du Forum de Davos en janvier 2004 cette Initiative est officialisée en juin de la même année pendant le Sommet du G8 à Sea Island (Géorgie). Il s’agit d’un vaste programme transcontinental censé encourager l’extension du système démocratique à la quasi totalité de l’aire islamique, du Maroc au Pakistan.

8 - À partir de 1994 l’Otan avec ses « partenaires » du Dialogue méditerranéen assure la surveillance de l’espace maritime méditerranéen de la Mer Noire à Gibraltar, un détroit que franchissent quotidiennement quelque 3.000 navires de commerce. Depuis mars 2003 et le lancement d’Active Endeavour, l'OTAN arraisonne systématiquement les navires suspects et la plupart de ceux qui traversent la Méditerranée orientale. Les forces navales algériennes sont progressivement intégrées dans le dispositif Otan, Algérie ayant établi un axe militaire avec Ankara (dont l’alliance stratégique avec Tel-aviv remonte à avril 1996.

9 - L’Union méditerranéenne déjà structurée par l’Otan fait écho à la construction en cours d’une Europe fédérale dont les derniers entrants ont d’abord adhéré à l’Otan avant d’être admis dans l’Union. Soulignons ici le rôle clef de l'Otan dans la construction de l’UE, et dont on connaît le rôle dans le démantèlement final en 1999 de la Fédération yougoslave, un éclatement essentiel pour l’achèvement de l’unification de l’espace européen.

Sources VOX NR

Posté par Adriana Evangelizt

Dimanche 06 Janvier 2008

La création de l'Union Méditerranéenne initiée par Nicolas Sarkozy n'a qu'un seul but et nous ne cessons de le répéter, c'est surtout d'y inclure Israel afin de rapprocher cet état voyou de l'Union Européenne. Chercher ailleurs est inutile. Sarkozy travaille pour le Sionisme et il n'est devenu président de la France que dans ce but, inféoder notre pays au Sionisme qui font, de toute façon, la loi dans notre pays.

Les dessous de l’union méditerranéenne

par Dr Mourad Goumiri


La création de l’union méditerranéenne (UM), initiative portée politiquement par le président français, fraîchement élu, mérite un détour. En effet, cette idée d’union des pays riverains de la Méditerranée n’est pas nouvelle et date d’une trentaine d’années.

Elle a été remise au goût du jour à partir du moment où une tentative de redistribution des rôles se profile dans le cadre d’un nouveau rapport de force mondial (c’est le cas aujourd’hui). Légitimement ou pas, un certain nombre de puissances mondiales et ou régionales, nourrissent l’ambition d’élargir leur influence dans des espaces qu’elles considèrent, à tort ou à raison, comme leur profondeur stratégique. Dès lors, une série de manœuvres s’opère afin d’assurer et de s’assurer un rôle prépondérant dans la nouvelle distribution des cartes dans la région en question, proportionnellement à la modification du rapport de force prévalant et ou en mutation. L’Europe redessine ses frontières, de manière encore impensable il y a tout juste vingt ans en arrière. La chute du mur de Berlin et la réunification des deux Allemagne, l’implosion de l’Union soviétique et la naissance au forceps de la Russie, l’émancipation des ex-pays de l’Est et la guerre des Balkans, sont autant d’événements majeurs qui vont être à l’origine de la redéfinition de l’Europe (des 27, pour l’instant).

Conforter et développer ses intérêts

Dès lors, et par ricochet, le monde entier, en particulier les USA, se sente concerné par des bouleversements stratégiques. Dans ce genre d’exercice, il faut toujours veiller à ce que les transitions se fassent sans heurts, autant que faire se peut, avec le moins de dégâts directs ou collatéraux possibles, tout en privilégiant son objectif stratégique principal : conforter et développer ses intérêts, bien compris dans la région donnée. Afin d’éviter l’angélisme béat, il est difficile de penser que la Mare Nostrum n’appartient qu’aux pays riverains de cette mer...Cette lecture géographique n’intègre pas les éléments géopolitiques et stratégiques. Aussi faut-il exclure cette myopie de notre analyse, de manière à mieux appréhender la nature et la dimension du paradigme. Les deux superpuissances s’arrogent un droit de regard sur les décisions prises dans cette région du monde et de décider sans partage si leurs intérêts le leur commandent (sur la base du principe que le droit est l’attribut du faible). Elles se livrent même à de multiples manœuvres (y compris militaires) sans consultations avec les pays riverains. Il est tout à fait emblématique que les accords mondiaux de paix portent le nom de Yalta (en Mer Noire, pas très loin de la Méditerranée après avoir franchi le détroit du Bosphore) et de Malta (appelée aussi le nombril de la Méditerranée). La question qui se pose, dès lors, est celle de savoir si l’ordre issu de Yalta puis celui de Malta peut être remis en cause ? Quels sont les éléments probants qui plaident actuellement en faveur de ces changements stratégiques ? Enfin, qui va profiter de ces changements de rapports de force, dans la région ? Il ne faut pas attendre de réponses stéréotypées à ces questions complexes, mais une tentative de « déblayage du terrain » peut permettre de dégager quelques pistes de réflexion utiles. Depuis la décision de la création d’un « Home » israélien en terre de Palestine, le conflit israélo-arabe, puis israélo-palestinien est devenu incontournable dans la région. La gestion de ce dossier après plusieurs guerres est passée des mains des puissances européennes du moment (Royaume-Uni et France) à celles américaine et soviétique il n’y a pas si longtemps, et strictement américaines aujourd’hui et probablement demain. La « Pax Americana » pèse de tout son poids dans la région et la Troïka européenne ne fait plus illusion (il est amusant de noter l’origine du mot Troïka). L’Etat d’Israël constitue bien une base avancée stratégique en Méditerranée pour les USA qu’on le veuille ou non ! Ces derniers ont tellement bien compris cette situation qu’ils en tirent des dividendes extraordinaires à tous les niveaux. Pourvu que ça dure, seraient tentés de dire ces deux alliés stratégiques. Il n’est pas du tout exclu que les « prolongations » au règlement de ce conflit soient entretenues sciemment, justifiant ainsi la présence forte des USA dans la région, pour encore de longues années. Car, toute paix durable dans la région se traduira par une interpellation des pays riverains, sur le bien-fondé de la présence militaire lourde de pays non riverains de la Méditerranée. Dès lors, les tentatives de construction d’un espace euro-méditerranéen stable homogène et prospère, ne peuvent qu’entrer en contradiction avec les stratégies d’implantation dans la région des puissances non riveraines. Ainsi, le processus de Barcelone ne pouvait être le bienvenu dans ce contexte puisqu’il excluait d’office les autres puissances, entre autres les USA et la Russie. Cette initiative a été torpillée (sans jeu de mots) par ces dernières car ledit processus portait en lui les arrière-pensées européennes de supplanter à leur seul profit les intérêts objectifs des deux superpuissances. Des remises à l’ordre ont été transmises en direction des appétits européens durant la guerre de dépeçage de l’ex-Yougoslavie puisqu’elles ont démontré péremptoirement que rien ne pouvait se conclure, dans la région, sans leur aval et notamment en matière de défense et de sécurité. En fait, il faut renverser la phrase en disant que tout se décide par eux, avec copie pour information à la « vieille Europe ». L’idée donc d’une union méditerranéenne devient impossible à réaliser du fait du conflit israélo-palestinien entièrement sous contrôle américain.

Redéfinition des rôles

En outre, l’opposition apparente de certains pays (dont la France) à l’intégration de la Turquie à l’UE rend difficile la fonte dans un seul moule de tous les pays de la Méditerranée. Certains avancent l’idée burlesque que la France proposerait à la Turquie cette union en compensation à sa non-intégration à l’UE. La Turquie sera européenne mais à son rythme (on ne peut pas contrarier le sens de l’histoire, on peut tout juste le retarder...un peu). D’ailleurs, son intégration est ralentie beaucoup plus par ses propres contradictions internes et des situations entières de certaines castes que par les idéaux et principes édictés par l’UE. Qu’à cela ne tienne, coupons la poire en deux. « C’est le fameux 5+5 d’il y a une vingtaine d’années. On s’est tout à coup aperçu, comme par enchantement, qu’il y avait une Méditerranée occidentale et une orientale et qu’en attendant que les USA décident de mettre fin au conflit du Moyen-Orient (si tant est que leurs intérêts les y amènent), on pouvait explorer les contours d’une union méditerranéenne amputée temporairement de sa partie orientale. D’autant que les pays de la rive sud occidentale ont concocté un traité d’Union du Maghreb Arabe (UMA) qui n’existe pas dans la rive sud orientale (la Ligue arabe ne peut prétendre jouer ce rôle) et qui pourrait faire office de cadre institutionnel de discussions face à l’UE qui, entre-temps, s’est doté d’instruments centripètes d’approfondissement de son intégration avec l’euro, Schengen, le traité constitutif... A l’instar du rôle déterminant joué par l’Allemagne unifiée, dans l’intégration des ex-pays de l’Est, la France émet le vœu d’organiser, sous son contrôle, cet espace qu’elle considère d’ailleurs comme sa profondeur stratégique naturelle dans la région. Elle entend bien tirer les avantages qu’une telle entreprise peut procurer. Elle enterre du même coup plusieurs projets concurrents, non initiés par elle, à savoir le processus de Barcelone cher aux autres pays de la pentagonale (et notamment l’Espagne), la politique de « bon voisinage » (PEV) proposée par les anglo-saxons, les « accords de fusion » proposés par le sulfureux Kadhafi, la proposition américaine de construction du Grand Moyen-Orient et celle des « traités d’amitié » bilatéraux que tente de développer l’Algérie. Les tensions qui se développent actuellement dans la région et autour d’elle mettent à rude épreuve et à contribution, les systèmes de sécurité et de défense. Celles-ci vont avoir un effet catalyseur sur la redéfinition des rôles de chacun dans le monde avec ses prétentions, ses appétits et ses ambitions. Les attaques terroristes du 11 septembre sur les symboles de la puissance américaine vont mobiliser une grande partie de ses moyens dans la lutte contre le terrorisme international et de ce fait, vont libérer des espaces géopolitiques et stratégiques que d’autres puissances (et notamment certains pays de l’UE) ne désespèrent pas d’occuper. La débandade totale de l’Administration Bush après la victoire programmée contre le pouvoir de Sadam Hussein pour ne pas avoir préparé des scénarii de gestion de l’après-invasion, a transformé l’Irak en un bourbier dont nul ne peut en mesurer les effets dans toute la région et encore moins s’aventurer à se prononcer sur son dénouement (on a ouvert la boîte à Pandore).

Le new deal mondial

Cette situation, également, va permettre l’éclosion des aspirations de certains pays européens après que ces derniers eurent traversé une période de confusion et d’antagonismes violents dans leur propre camp sur la position commune à adopter vis-à-vis du conflit irakien. Les renversements de situation (avec retrait de troupes) de ces mêmes pays européens et notamment des plus serviles défenseurs de la politique américaine en Irak (G.B., Espagne, Italie…), sont les premiers signes avant-coureurs d’une politique de distanciation vis-à-vis de l’unilatéralisme américain et de revendication d’un changement dans les rapports de force mondiaux (ou tout au moins, d’un rééquilibrage) avec une dose plus importante de multilatéralisme. Le new deal mondial, entre les puissances alliées du moment, se construit autour d’un engagement européen accru aux côtés des USA, dans le traitement des conflits mondiaux et la lutte contre le terrorisme international, contre une redistribution des rôles et des espaces. D’ailleurs, parmi les premières déclarations relatives aux mesures à prendre par les démocrates américains, en cas de victoire aux prochaines présidentielles (elle ne fait aucun doute), celle du retour au multilatéralisme est en pole position. Ces prémisses semblent dessiner le contour des futures solutions américaines aux conflits mondiaux et celles à apporter au dossier irakien que les démocrates auront de toute façon à gérer. En attendant, l’UE se dote d’une armée européenne (sous la même forme que l’OTAN, par la mise à disposition de moyens matériels et humains, sous commandement européen) d’une agence européenne de l’armement (normalisation et standardisation des équipements et de l’armement) et tente de positionner l’OTAN (sous le commandement des USA) à la « périphérie » de la nouvelle Europe (des 27). Tirant les leçons de la guerre de partition de l’ex-Yougoslavie, avec son lot de génocides au cœur de la civilisation occidentale, l’UE a perdu définitivement ses réticences et ses scepticismes (notamment la Grande-Bretagne et l’Allemagne) réalisant, in situ, qu’elle n’avait d’autres choix que ceux de se doter de ses propres moyens de défense et de sécurité, sous son propre commandement, pour parer aux menaces actuelles et futures. Dès lors, l’idée d’une union méditerranéenne vient se caler d’elle-même dans ce puzzle planétaire et nous permet de comprendre les tenants et les aboutissants de cette cosmogonie. En effet, tel un jeu de « poupées russes », il est fort possible que certains pays européens (et notamment la France) se sentent en mesure de construire dans la sous-région un espace « homogène, stabilisé et prospère » qui soit à l’abri des vicissitudes et des conjectures, à l’instar de ce que semble réussir l’Allemagne réunifiée (en silence et sans agitation) avec les ex-pays de l’Est, qu’elle a ciblés.



Samedi 29 Décembre 2007

Le projet d’Union méditerranéenne

par Pascal Boniface - Réalités Online

Dans un discours prononcé à Tanger le 23 octobre, Nicolas Sarkozy a officiellement lancé son projet d’Union de la Méditerranée. Il a de nouveau affirmé sa conviction que ce qui se joue dans cette région est décisif, non seulement pour l’avenir des peuples riverains, mais pour celui de l’humanité. C’est, selon lui, là où se décidera si oui ou non les « civilisations et les religions se feront la plus terrible des guerres, si oui ou non le Nord et le Sud s’affronteront, si oui ou non le terrorisme, l’intégrisme et le fondamentalisme réussiront à imposer au monde leur registre de violence et d’intolérance ». On ne peut pas plus nettement affirmer le caractère stratégiquement central de la zone.

Nicolas Sarkozy fait donc de la Méditerranée l’épicentre de l’avenir des relations Nord-Sud et de celles entre le Monde musulman et le Monde occidental. S’inspirant de ce qu’a été la construction européenne, il propose de partir de solidarités concrètes, de projets réels afin de progresser. On se rappelle en effet que la construction européenne est partie de l’idée de mettre en commun la production de charbon et d’acier de la France et de l’Allemagne, à l’époque matières stratégiques, afin selon l’expression de Jean Monnet, de rendre la guerre « impossible parce que impensable » entre des pays européens pourtant habitués à se déchirer dans la guerre.

La construction européenne n’est pas partie d’une architecture globale, elle s’est faite progressivement à partir de projets empiriques pour devenir quelque chose qui a largement dépassé les espoirs initiaux. Le Président français ne veut pas imiter le modèle institutionnel européen, mais la démarche pragmatique qui a conduit à sa création. Il propose une Méditerranée à géométrie variable, avec des projets qui ne portent bien sûr pas sur le charbon et l’acier mais sur le développement durable, l’énergie, les transports, l’eau. Il s’agit selon son expression de faire une union de projets. Il a proposé de tenir un sommet des chefs d’Etats des pays riverains en juin 2008 où seraient invités les pays qui ne sont pas riverains de la Méditerranée, mais qui se sentent concernés. Le projet de Nicolas Sarkozy apparaît comme visionnaire pour certains, comme encore trop vague pour d’autres. L’approche suscite plusieurs interrogations.

Quelle différence par rapport au Processus de Barcelone, lui-même bloqué par la prolongation du conflit israélo-palestinien ? Dans sa comparaison avec le système européen, Nicolas Sarkozy indique que l’Europe ne s’est pas construite sur l’expiation des Allemands, que les peuples européens se sont immédiatement projetés dans l’avenir. Par rapport au passé, Nicolas Sarkozy a raison d’estimer qu’il ne faut pas vivre éternellement tourné vers le remord et la repentance. Mais si l’Europe a pu se réconcilier, contrairement à l’Asie, après la Seconde Guerre mondiale, c’est bel et bien parce que l’Allemagne a reconnu ses crimes de l’ère hitlérienne, alors que le Japon a toujours reconnu trop peu ou trop tard ses crimes de guerre.

Mais surtout si l’Europe a avancé, c’est parce qu’elle était en paix. Les projets communs ont consolidé la paix, ils ne l’ont pas précédée. Dans quel projet commun par exemple, Israéliens et Palestiniens pourraient-ils s’engager aujourd’hui ? En l’absence d’un règlement de ce conflit qui empoisonne depuis trop longtemps l’atmosphère internationale, est-il possible d’avancer même sur des projets concrets entre pays arabes et Israël ? On peut penser par exemple qu’avoir une Méditerranée propre, débarrassée de toute pollution, est de l’intérêt commun de tous. Mais peut-on avancer sur ce sujet, alors que les Palestiniens n’ont pas accès à la mer, sans parler des dégâts écologiques subis par le Liban au cours de la guerre que lui a faite Israël ?

Si la Méditerranée a une place stratégique centrale, comme le reconnaît à juste titre Nicolas Sarkozy, c’est justement à cause du conflit israélo-palestinien, dont chacun sait qu’il est au cœur de la problématique des relations Monde musulman/Monde occidental. Tant qu’il ne sera pas résolu, les ambitieux projets de Nicolas Sarkozy auront du mal à prendre corps. C’est certainement là la principale faille dans la démarche de Nicolas Sarkozy. Il veut faire avancer les choses pour ne pas être bloqué par le dossier israélo-palestinien, mais tant que celui-ci ne sera pas résolu, il sera difficile d’avancer concrètement.

Les multiples projets de coopération, utiles et bienvenus, ne pourront pas permettre de sauter l’obstacle issu de ce conflit central. Ils ne pourront pas masquer ou compenser l’absence de paix. C’est bien à ce noyau dur du problème qu’il faut s’attaquer.


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Sources Info Palestine

Posté par Adriana Evangelizt


Samedi 29 Décembre 2007

Euro-Méditerranée - Un projet à clarifier

L’idée d’une union méditerranéenne lancée par le président français, Nicolas Sarkozy, comme axe majeur de sa politique étrangère, demeure floue. La communauté internationale reste divisée quant à la mise au jour d’une initiative qui pourrait bien empiéter sur le processus de Barcelone.

Le projet d’une union méditerranéenne, proposé par le président français, Nicolas Sarkozy, lors de sa campagne électorale et jusqu’à présent, continue de soulever une large polémique entre ses partisans et ses détracteurs. Identifiant les objectifs de son projet, M. Sarkozy a affirmé qu’il vise à faire de la Méditerranée « un espace de solidarité et de coopération dont les axes seraient la lutte contre l’insécurité, le développement durable, l’intégration énergétique, la protection de l’environnement, le co-développement et la gestation concertée de l’immigration. Cette union aurait vocation à travailler étroitement avec l’Union européenne ».

Là, une question s’impose : ce projet ne vise-t-il pas également à régler le cas de la Turquie, en lui disant que si elle n’a pas sa place en Europe, elle pourra être l’un des pivots de l’union méditerranéenne ? « M. Sarkozy s’est toujours dressé contre l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne. Cette nouvelle union serait donc une sorte de compensation à ce pays qui serait lié à l’Europe avec des liens privilégiés. Jusqu’à présent, les autorités turques n’ont pas répondu à cette offre mais il est peu probable qu’elles l’acceptent », estime le Dr Hicham Omar, professeur à la faculté de sciences économiques et politiques, à l’Université du Caire.

Selon les observateurs, cette idée vise également à empêcher l’émigration des pays nord-africains vers l’Europe. «  L’un des objectifs principaux de cette nouvelle union serait aussi de contrer l’influence américaine qui s’accroît dans les pays du Maghreb, en ancrant plus fortement ces pays dans l’Europe », ajoute le Dr Omar.

Déjà, l’offre de Sarkozy a trouvé un écho très favorable dans les pays du Maghreb. Les 10 et 11 juillet, le président français a effectué un premier déplacement hors d’Europe, en se rendant en Tunisie et en Algérie, comme première étape ; reportant sa visite au Maroc dans la deuxième quinzaine d’octobre. L’objectif de cette visite est double : réaffirmer l’amitié profonde de la France pour les pays du Maghreb et leur présenter son projet d’union méditerranéenne.

Selon les experts, l’étape algérienne sera la plus délicate, en raison du caractère souvent passionnel des relations entre la France et l’Algérie, régulièrement ponctuées de tensions après des périodes d’embellies. Alors que le Maroc a affiché « un vif intérêt » pour ce projet, l’Algérie ne s’y est pas encore formellement prononcée car ce projet pourrait, selon elle, concurrencer l’Union du Maghreb arabe regroupant la Libye, la Tunisie, l’Algérie, le Maroc et la Mauritanie.

Affichant toujours une certaine inquiétude quant au projet français, l’Allemagne était le principal pays européen à émettre des réserves. Samedi, le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, a affirmé que l’union méditerranéenne ne doit pas « entrer en concurrence » avec d’autres initiatives européennes comme le processus de Barcelone.

« Restez chez vous, nous viendrons chez vous »

Pour tranquilliser les pays inquiets, le président français a assuré, cette semaine, que son projet n’avait pas pour but de se « substituer » au processus de Barcelone. « Notre idée c’est de renforcer le processus de Barcelone, de le poursuivre », a déclaré la porte-parole du ministère français des Affaires étrangères et européennes, Pascale Andréani. Mais, l’avis des experts diverge sur ce point : l’union méditerranéenne va-t-elle vraiment remplacer le processus de Barcelone ?

Pour le Dr Mohamad Abdel-Salam, expert politique, les objectifs de cette union demeurent flous et presque identiques à ceux de Barcelone. « Aussi, la plupart des pays européens ne la soutiennent-ils pas car ils réalisent que ce projet va être fondé sur les ruines du processus de Barcelone qui souffre déjà d’immobilisme et d’inertie », analyse l’expert, clarifiant que l’unique objectif clair de l’union méditerranéenne serait d’arrêter l’afflux des émigrés des pays du nord de la Méditerranée vers l’Europe : « Sarkozy veut dire aux pays du nord de l’Afrique : Restez chez vous, nous viendrons chez vous », ajoute le Dr Abdel-Salam.

En revanche, le Dr Hicham Omar voit que cette union ne va pas empiéter sur le processus de Barcelone mais peut-être le compléter, surtout que ce dernier fait du surplace, voire plonge dans l’immobilisme. « Le processus de Barcelone est beaucoup plus large que l’union proposée par Sarkozy car il regroupe l’ensemble des 27 pays européens et non seulement les pays européens de la Méditerranée qui ne dépassent pas les cinq. Mais, si cette union méditerranéenne réussit à se prouver avec les jours, elle pourra remplacer le processus de Barcelone à long terme et entraîner peut-être sa disparition avec les jours », analyse le Dr Hicham Omar.

Al Ahram - Hebdo - Semaine du 11 au 17 Juillet 2007, numéro 670 (Monde)

Sources Info Palestine

Posté par Adriana Evangelizt

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