Présentation

palestine

Pseudo: Adriana EvangeliztCatégorie: ActualitéDescription:
60 ans après l'installation d'Israël par le Sionisme, la Palestine n'a toujours pas vu le jour... ce blog a pour but de montrer les injustices subies par ce Peuple et qui empêche que la Palestine soit enfin créée...
Fais tourner ce blog!

Syndication

  • Feed RDF 1.0
  • Feed ATOM 0.3
  • Feed RSS 2.0

Newsletter

Inscription à la newsletter

Recommander

Dimanche 04 Mai 2008

Pour Benjamin Netanyahou, les attentats du 11 septembre,
c'est tout bénef pour Israel


C’est probablement pour cela que la police a arrété, le 11 septembre 2001, au pied des tours en feu, un groupe d’agents du Mossad entrain de faire la fête…En 1933 les Nazis montraient des caricatures du “Juif international” se frottant les mains devant les montagnes de cadavres de la guerre, aujourd’hui Netanyahu donne chair à cette caricature. Les familles des victimes apprécieront…

De là à penser que…

[Hichem Benabli - IES News Service - 16/04/2008 - Trad. Grégoire Seither]

Selon le quotidien israélien Ma’ariv, Benjamin Netanyahu, leader du parti d’extrème droite israélien Likud, aurait déclaré lors d’une conférence à l’université de Bar Ilan, que les attentats du 11 septembre 2001 contre les Etats-unis ainsi que la guerre en Irak ont été une bonne chose pour Israël.

Nous profitons d’une chose, ce sont les attaques contre les Twin Towers et le Pentagone, ainsi que les combats américains en Irak“. Selon Ma’ariv, l’ancien premier ministre israélien aurait déclaré que ces évenements ont “retourné l’opinion publique américaine en notre faveur

http://www.haaretz.com/hasen/spages/975574.html

Pour la journaliste Larisa Alexandrovna, ces propos sont

un véritable scandale. A travers le monde, les antisémites de tout poil ont utilisé la tragédie du 9/11 pour leurs opérations de propagande, affirmant qu’Israël est l’instigateur des attaques du 11 septembre… et voilà que Netanyahu leur apporte publiquement la confirmation de leurs théories.

De plus, Benny est totalement à coté de la vérité quand il pense que le 11 septembre a profité à Israël et que l’opinion publique étatsunienne soutient Israël. La politique inepte des Etats-unis et d’Israël sont responsables d’une augmentation sans précédent de l’antisémitisme à travers le monde, il est difficile de voir en quoi cela peut “profiter” aux juifs en général et à Israël en particulier.

Par ailleurs, les juifs américains sont entrain de se distancer avec Israël, en grande partie à cause de l’extrémisme du Likoud et sa relation symbiotique avec des gens comme Dick Cheney. Prenez le cas de Joe Lieberman, qui était candidat à la vice-présidence avec 9/11 et qui se retrouve aujourd’hui au placard politique, précisément à cause de son association étroire avec le Likud et Cheney.

C’est la responsabilité des leaders d’opinion juifs dans nos deux pays d’arracher notre religion des mains de ces parasites politiques, car si nous ne le faisons pas, leur petite combine va finir par créer un type d’antisémitisme que ce pays n’a pas vu depuis la 2è guerre mondiale. Depuis que cet extrémiste d’extrême droite et moralement répugnant a réussi son “coup d’état larvé” et pris le pouvoir politique tant en Israël qu’aux Etats-unis, l’antisémitisme a atteint des sommets.

Et si les citoyens israéliens ne modèrent pas leurs dirigeants, alors les juifs à travers le monde devront se poser la question cruciale : qu’est ce qui est plus important ? Le pays que l’on nomme Israël ou la nation juive dans son ensemble ?

http://www.atlargely.com/2008/04/netanyahu-sprea.html

SourcesLibertés et Internet

Posté par Adriana Evangelizt

Jeudi 20 Mars 2008

Docteur Amos et Mister Oz

par Jacques Richaud

Son blog

Troublant personnage que cet écrivain prestigieux dont nul ne conteste le talent. Devenu un véritable porte-parole du mouvement « La PAIX MAINTENANT » (Shalom Archav ), une interview récente à la veille de l’ouverture du salon du livre dont Israël est « invité d’honneur » à Paris, semble pourtant de nature à décourager tous ceux qui se veulent encore optimistes .

Troublant personnage que cet écrivain prestigieux dont nul ne conteste le talent. Le « sabra » né Jérusalem en 1939 d’une famille émigrée de Russie est devenu un véritable porte-parole du mouvement « La PAIX MAINTENANT » (Shalom Archav). Sa littérature est populaire et c’est avec constance que AMOS OZ milite « pour un état palestinien », après avoir diagnostiqué la folie des faucons et la faiblesse des colombes (voir son plaidoyer « Aidez-nous à divorcer » ).

Une interview récente à la veille de l’ouverture du salon du livre dont Israël est « invité d’honneur » à Paris, semble pourtant de nature à décourager tous ceux qui se veulent encore optimistes (1 ) pour croire en la capacité de ce peuple à partager demain autre chose que des larmes avec ses voisins en deçà ou au-delà du mur.

LE DOCTEUR AMOS a un temps laissé entendre son irritation et même imaginé de bouder le salon du livre à Paris (du 14 au 19 mars 2008) ; mais il vient de se raviser : « Mais non, je suis enchanté de venir. Israël invité d’honneur du salon du livre à Paris, c’est pour moi un événement très significatif » (In TJ, Tribune Juive nos 35 - mars 2008, p 10-16 ). Le « docteur AMOS » de « la paix maintenant » confirme son image tolérante en répondant au questionnement de TJ : « Alors pourquoi cette polémique ? On vous a dit fâché avec les organisateurs »...AO : « J’ai considéré en effet que davantage d’écrivains arabes israéliens et palestiniens méritaient d’être invités. Et je l’ai dit. Certes il y aura bien Sayed Kashva et peut-être un autre, mais, pour moi, ce n’est pas assez. Je persiste et signe ». Voici donc le bon docteur AMOS du côté de tous ceux qui se sont indignés pour ce choix, même s’il ne donne pas clairement une signification politique à cette ségrégation, à l’heure de la commémoration des soixante ans de l’existence de l’état d’Israël.

Mais là, patatras ! le docteur Amos a déjà trop parlé et « MISTER OZ » intervient ; il poursuit : « Tous ceux qui écrivent en HEBREU auraient du être invités » (sic !) . Tout est dit ici de la nature profonde et des limites de la pensée d’une partie au moins du groupe « Shalom Archav » qui prône la paix sans désavouer la guerre et qui voudrait « ébraïser » malgré eux même ceux des palestiniens qui sont nés sur cette terre et n’ont pas encore été expulsés des frontières d’Israël. Le « bon arabe » est celui qui parle hébreu ; la culture en Israël ne s’exprime qu‘en hébreu ; aucun autre héritage culturel, spirituel ou historique ne « mérite » l’invitation au salon du livre que celui qui s’exprime en hébreu. Etre né arabe dans les frontières de la « ligne verte » et s’exprimer en arabe ou même en Français comme plusieurs auteurs palestiniens, « ne suffit pas » pour « mériter » cette invitation à Paris.

Docteur Amos le savait et Mister Oz ne pouvait l’ignorer, il est même des arabes qui pensent et qui écrivent dans une autre langue que celle d’Amos Oz ! Il le savait lui qui a tant réfléchi à l’abomination de ces intolérances croisées ; mais il a choisi son camp ! Son camp est celui d’un état juif pour les juifs de langue hébraïque exclusive et peut-être de quelques exceptions totalement assimilées acceptant de penser et écrire dans la langue du conquérant et de l’occupant. Les autres, tous les autres, même francophones n’ont rien à faire à cette tribune parisienne à la gloire d’Israël !

Le même MISTER OZ qui rappelle « enseigner la littérature à l’université Ben Gourion » désavoue sans doute quelques-uns de ses propres élèves qui auraient voulu approcher la pensée juive sans faire le choix d’en adopter la langue. Le Professeur OZ se justifie : « Pour moi l’hébreu est ma lyre, l’instrument de musique qui soutient ma pensée. Je ne suis pas chauvin pour tout ce qui IDENTIFIE mon pays, mais je le suis pour ma langue. La dessus, on ne me fera jamais changer d’avis ». Pour Mister OZ l’affirmation se renforce, « l’identité d’Israël » c’est sa langue hébraïque...Avec une telle « caution » d’un représentant du « camp de la paix » on peut craindre le pire venant de tous les nationalistes et religieux intégristes qui rêvent du « grand Israël » et du « transfert » des populations arabes pour les chasser d’un état juif, pour les seuls juifs, dont ils réclament même désormais la reconnaissance internationale !

Pourtant Docteur Amos et Mister Oz ne cessent de s’interpeller l’un l’autre, à propos de la politique du gouvernement israélien : « Chaque mois, je me dois d’écrire un article...pour dire au gouvernement d’aller au diable. Mais ils ne m’écoutent pas (rires) »...Ce rire est-il celui d’un Machiavel ? Son amitié confirmée pour Shimon Peres ne révèle pas de désaccord si profond avec la politique du pire menée à Gaza à la veille du salon...Pour ce qui est du « divorce nécessaire entre Israéliens et Palestiniens » la question lui a été encore posée et la réponse fut claire : « Je pense qu’il n’y a pas d’autre alternative...deux peuples différents cohabitent : des arabes palestiniens, des juifs israéliens...Il n’y a pas d’autre choix que la séparation...La Palestine pour les Palestiniens et Israël pour les Israéliens ». Le docteur Amos est bien pour la paix, mais mister Oz veut pouvoir ignorer demain que ses pieds foulent une terre sur laquelle sont nés des arabes aussi, auxquels il refuse toute légitimité à la cohabitation. Etrange conception de la paix que celle là qui satisfait les espérances les plus folles de la droite israélienne. Et Mister OZ ne s’en cache pas : « Je suis sioniste, même si je considère que les promesses des origines n’ont pas été accomplies...Si je devais envoyer un seul message aux juifs de la diaspora, je leur dirais : apprenez l’hébreu...Seule une langue commune nous rattachera à la même culture, la même littérature et les mêmes créations artistiques. Sionistes de tous les pays, apprenez l’hébreu ! »

C’est CELA, c’est exactement cela le salon du livre à Paris en mars 2008 ; une manifestation qui se veut pour certains (sans doute pas tous) à la gloire du sionisme et de sa langue.

Si la paix n’est défendue que par ceux qui ont une vision aussi étriquée de leur propre identité, en référence au seul sionisme, il conviendra sans doute de chercher ailleurs les sentiments universalistes et tolérants qui la rendront possible. C’est cela, exactement cela qui peut et doit être débattu dans et autour ce salon du « livre » si singulier. Pour nous, universalistes et internationalistes, la langue de la paix ne peut être la langue d’un seul.

Comme l’écrit dans le même numéro de Tribune Juive Ivan Lévai, directeur de la publication « les peuples qui lisent sont dangereux » (page 18)...Ceux qui écrivent aussi dit-il plus loin ; mais ce n’est pas l’absence des auteurs arabes qu’il regrette, seulement celle d’une jeune auteure dont Shimon Peres a « adoré le roman »... Flatterie et cécité vont souvent de pair...

NB : Dans le même numéro (p 32 33) Michel Taubmann nous parle « du spectre d’un nouvel Aushwitz avec les moyens d’Hiroshima » et confirme selon lui le péril iranien, tandis que « l’état hébreu ne menace absolument personne » (sic !) ...Mais « il est évident que si les Israéliens possèdent la preuve qu’un danger vital pèse sur leur pays, ils n’auront pas d’autre choix que d’attaquer les installations iraniennes. Dans ce cas, il faudra les soutenir » (Michel Taubmann est aussi rédacteur en chef de la revue « Le meilleur des Mondes » dont le dernier numéro, le numéro six, est un « Spécial Israël - soixantième anniversaire » développant largement ce thème visant à banaliser la « guerre préventive »). Cette position est aussi soutenue par un article de Georges Amsel (p 34 -35) qui met en doute les capacités d’appréciation de l’AIEA en Iran.

Mais ceci est un autre sujet ? ....Pas si sur.

Jacques Richaud 11 mars 2008

(1) Frères pourtant 

Posté par Adriana Evangelizt

Sources Oulala net

Jeudi 20 Mars 2008

Mais c'est sûr que les idéologue sionistes qui ne sont que des fous dangereux vont non seulement détruire Israël mais aussi les Israéliens. C'est même une certitude. Ils ne cherchent que ça d'ailleurs...  

Qui va détruire Israël ?


Par Alan Hart

La réponse est courte : personne, sauf peut-être le sionisme lui-même. Maintenant, voyons comment nous arrivons à cette conclusion.

Plus la version sioniste de l'histoire de la création et de l'entretien du conflit dans et sur la Palestine est vue pour ce qu'elle est, à savoir une propagande absurde, plus les partisans inconditionnels d'Israël se mobilisent pour dire au monde que les juifs d'Israël sont en danger d'être jetés à la mer ou atomisés par l'Iran, sinon aujourd'hui, du moins demain.

La beauté de l'affirmation, d'un point de vue sioniste, est que, se repaissant de l'obscénité de l'holocauste nazi, elle justifie tout ce que fait Israël, les crimes de guerre et tout le reste, pour consolider sa main mise sur les parties de la Cisjordanie occupée, dont Jérusalem Est arabe, qu'il a l'intention de garder pour toujours, et continuer à opprimer les Palestiniens et à leur nier un minimum acceptable de justice.

Peu après son arrivée à Londres en novembre 2007 au poste d'Ambassadeur d'Israël, Ron Prosor a dévoilé le projet du Ministre israélien des Affaires Etrangères pour renforcer une propagande offensive. Il a dit que lui et tout son staff allaient sortir de leurs bureaux et se rendre dans tous les studios de télévision et de radio, partout en Grande-Bretagne. Et il a appelé tous les Juifs à s'engager dans ce processus de soutien à Israël dans les médias par tous les moyens disponibles.

La déclaration d'intention de Prosor revenait à admettre que les critiques de la politique d'Israël (y compris un nombre grandissant d'israéliens éminents et autres juifs) commencent à faire quelques vagues, et qu'à moins de gros efforts prodigués par ses partisans inconditionnels, Israël courait le risque d'être largement perçu comme un réel obstacle à la paix (ce qu'il est, bien sûr).

Les résultats concrets de cette mobilisation ont été sensibles es 9 et 10 mars, dans "Have Your Say" ("Exprimez-vous"), l'émission à ligne ouverte de la BBC. La question proposée à la discussion par le présentateur Jonathan Charles était : "Qu'est-ce qui peut être fait pour sortir de l'impasse au Moyen Orient et remettre le processus de paix sur les rails ?". Cette émission particulière de "Have Your Say" fut très différente de toutes les éditions précédentes consacrées au conflit Israël/Palestine. Comment ?

Dans les autres émissions, la majorité des appels étaient (peut-être devrais-je dire "semblaient être", si ma mémoire est bonne) des critiques d'Israël, à un degré ou un autre. A peine surprenant étant donné qu'il y a environ 1,4 milliards de Musulmans dans le monde, et seulement entre 13 et 17 millions de Juifs. Mais dans l'émission des 9-10 mars, la majorité des appels – je veux dire ceux qui ont été invités à exprimer leur opinion sur les ondes – étaient des partisans inconditionnels d'Israël. Pour des auditeurs qui savent peu ou rien sur la création et l'entretien du conflit, l'impression principale véhiculée par l'émission fut que le Hamas, et non Israël, était à blâmer pour le fait que le processus de paix n'allait nulle part, et que le Hamas et les autres (le Hezbollah et l'Iran furent le plus souvent cités) voulaient détruire Israël.

Charles, le présentateur, a mentionné qu'avant de commencer l'émission, il avait reçu "plusieurs milliers" d'e-mails. Je pense qu'il est plus que raisonnable de dire que la majorité de ces e-mails était le résultat de la campagne de lobby sioniste très bien organisée, destinée à influencer l'équilibre d'expression d'opinion souhaité par la BBC dans ce programme. Le débat n'a été ni averti ni honnête et il ne fait aucun doute que l'Ambassadeur Prosor et ses collègues du Ministère des Affaires Etrangères auraient été plus que satisfaits du show.

Pendant l'émission, un Palestinien de Gaza est allé jusqu'à interroger : "Qui va détruire Israël ?". Il pensait à l'évidence que l'affirmation qu'Israël, qui possède l'arme nucléaire, pourrait être détruit par n'importe quelle combinaison de force arabe non nucléarisée n'était rien d'autre qu'une foutaise de propagande sioniste. Le présentateur Charles n'a pas voulu donné suite à cette question dérangeante. Mais moi je vais le faire.

On peut résumer ainsi la vérité sur ces 60 dernières années.

Depuis sa déclaration unilatérale d'indépendance en 1948 jusqu'à aujourd'hui, l'existence d'Israël n'a jamais été menacée par aucune combinaison de force arabe. L'affirmation inverse du sionisme fut la couverture qui a permis à son enfant monstrueux de s'en sortir là où cela importait le plus – en Amérique et en Europe de l'Ouest – en faisant passer son agression pour de la légitime défense. Comme je le prouve en détail dans mon ouvrage : "Zionism : The Real Enemy of the Jews" ("Le sionisme : le véritable ennemi des Juifs"), les états arabes limitrophes, en dépit de quelque rhétorique vide et stupide du contraire, n'ont jamais eu la moindre intention de combattre Israël pour libérer la Palestine. Ils savaient que c'était mission impossible. Et c'est encore plus leur conviction aujourd'hui.

Et dans l'avenir ?

Il ne fait aucun doute que le Hezbollah ou le Hamas pourraient faire quelques dommages sérieux à Israël, mais seulement jusqu'au moment où Israël répondrait avec le maximum de force pour détruire les capacités militaires des deux mouvements.

Certains commentateurs ont beaucoup parlé de l'échec d'Israël à défaire le Hezbollah dans les dédales de sa terre au sud Liban, pendant l'été 2006, mais ce fut l'échec de la stratégie, pas de la capacité militaire. Si au lieu d'essayer de faire le boulot principalement par les airs les généraux d'Israël avaient lancé une offensive majeure au sol, avec l'objectif de remonter jusqu'au fleuve Litani, cela aurait été une toute autre histoire. Les Forces israéliennes de défense auraient eu sûrement de lourdes pertes, mais elles auraient pu détruire le Hezbollah en tant que force combattante et empêcher le retour de ennemis armés au sud du Litani. Le problème est que ce qu'Israël n'a pas fait au sud Liban en 2006, il peut le faire à n'importe quel moment de son choix à l'avenir.

L'affirmation que le Hezbollah et le Hamas menacent ou pourraient menacer l'existence d'Israël est complètement stupide.

Alors, étant donné que les régimes arabes ne vont pas guerroyer avec Israël, qu'en est-il de la menace à l'existence d'Israël que représenterait un Iran possédant l'arme nucléaire ?

Pour la discussion, admettons que l'Iran aura des armes nucléaires dans quelques années. Lancera t'il alors une attaque nucléaire pour balayer Israël de la carte ? Comment peut-on répondre que la question dépend de si, oui ou non, on pense qu'un gouvernement en Iran serait assez dingue pour risquer des représailles nucléaires ? Je ne pense pas que n'importe quelle direction iranienne serait à ce point stupide. Je crois également que si certains dans le gouvernement actuel veulent que l'Iran ait des armes nucléaires, c'est pour une seule raison – la dissuasion, pour dissuader Israël d'attaquer l'Iran.

Mais je pense aussi qu'il est très improbable que l'Iran développe réellement un arsenal nucléaire. Ses dirigeants savent que s'ils le faisaient d'ici un an ou deux, Israël, avec ou sans la bénédiction de l'Amérique, le détruirait (les installations nucléaires de l'Iran) et qu'il le ferait par une attaque nucléaire, si ses généraux pensaient qu'ils ne pourraient pas le faire avec des armes conventionnelles.

L'affirmation que l'Iran constitue ou pourrait constituer une menace à l'existence d'Israël est également complètement stupide.

Seuls les Juifs (et pas tous) croient que les ennemis d'Israël ont, ou auront un jour, à la fois le désir et la capacité de détruire l'état sioniste ; et ils ne le croient que parce que le sionisme les a conditionnés à le croire. Une grande partie du problème, ou du moins c'est ce qu'il me semble, est que beaucoup de juifs, les Israéliens et d'autres, ont besoin de croire que l'existence même d'Israël est menacée par ses ennemis. Et ce besoin existe parce qu'il leur évite de se poser des questions inconfortables et douloureuses sur la nature de l'Etat sioniste et sur son comportement criminel.

L'ironie, peut-être la plus grande ironie de toute l'histoire de l'humanité à ce jour, est que la seule menace réelle à l'existence d'Israël est la bombe à retardement démographique créée par la conquête et la colonisation sionistes de la Cisjordanie, y compris Jérusalem Est arabe et la Bande de Gaza en 1967.

La décision de Sharon de mettre fin à l'occupation israélienne de la Bande de Gaza n'a strictement rien à voir avec une démarche de processus de paix. Dans ses dernières années, le Premier Ministre Sharon était confronté à la réalité, à savoir qu'Israël aurait trois options s'il maintenait l'occupation de la Bande de Gaza et de la Cisjordanie.

L'option 1 était d'annexer officiellement la Cisjordanie et la Bande de Gaza et, pour permettre à Israël de continuer à proclamer qu'il était une démocratie, de garantir les mêmes droits à tous ses citoyens. Le problème avec cette option était qu'il entraînerait la fin de l'Etat juif par des moyens politiques puisque, en conséquence, les citoyens arabes du Grand Israël dépasseraient en nombre et en vote ses citoyens juifs.

L'option 2 était d'annexer officiellement la Cisjordanie et la Bande de Gaza, mais en refusant aux citoyens arabes du Grand Israël (la majorité prévisible) l'égalité des droits. Dans ce scénario, le Grand Israël devrait traiter ses citoyens arabes de manière encore pire que le régime d'apartheid d'Afrique du Sud avait traité sa majorité noire. Et ce serait inacceptable pour la plupart des Juifs du monde et, peut-être, la moitié des Juifs d'Israël. Il n'offrirait aussi à la communauté internationale aucun autre choix, à un moment donné, que de déclarer le Grand Israël Etat paria et lui imposer des sanctions.

L'option 3 était de recourir à une autre et ultime tranche de nettoyage ethnique – en provoquant une confrontation totale avec les Palestiniens pour donner aux Forces israéliennes de défense et aux colons armés le prétexte pour faire partir les Palestiniens des Territoires Occupés vers l'Egypte, la Jordanie ou ailleurs, au nom de la légitime défense, bien sûr. Si les Palestiniens refusaient de fuir, il y aurait un bain de sang. Un holocauste sioniste.

C'est à la lumière de ces options que Sharon a décidé le retrait de la Bande de Gaza, comme une première étape pour désamorcer la bombe à retardement de l'occupation.

La deuxième étape, à laquelle Sharon avait songé avant d'être emporté par une attaque, était un retrait de 40% de la Cisjordanie, pour créer l'espace de trois ou quatre bantoustans, que les Palestiniens pourraient appeler un Etat s'ils voulaient. Sharon se moquait éperdument qu'une telle solution ne représente pas pour les Palestiniens un minimum acceptable de justice et qu'ils la rejettent. C'était une offre à prendre ou à laisser, et si les Palestiniens la refusaient, il y aurait toujours l'Option 3. La seule chose qui préoccupait Sharon était de désamorcer la bombe à retardement de l'occupation. Il savait que quelques Israéliens (et probablement tous les fondamentalistes chrétiens d'Amérique) le traiteraient de traître ; mais il était en paix avec lui-même, sachant que ce qu'il proposait serait fidèle à la mission du sionisme – prendre le maximum de terre arabe, avec le minimum d'Arabes dessus.

C'est finalement son successeur, le Premier Ministre Ehud Olmert, qui a dit la vérité sur les raisons de quelques retraits de Cisjordanie. En novembre 2007, lors d'un entretien avec Ha'aretz, il a dit que si Israël n'acceptait pas la création d'un Etat palestinien indépendant (sur des petits bouts de la Cisjordanie), Israël aurait à faire face à "une lutte à la Sud-Africaine pour l'égalité du droit de vote", et que dès que ceci se produirait, "ce serait la fin de l'Etat d'Israël."

Sources ISM

Posté par Adriana Evangelizt

Dimanche 20 Janvier 2008

Mon Dieu ! En lisant cet article, on comprend la cruauté du Sionisme et de ceux qui le représentent. Barak, ce faux-cul, cet hypocrite ! Il porte sur sa tronche ce qu'il est. Une grosse faignasse payé à rien foutre et qui aime tuer et donner des ordres pour que cela se fasse. A celui qui nous disait sur un autre blog que sans le Sionisme, les juifs n'existeraient pas, on répond ceci : Plutôt crever que ressembler à ça et se proclamer juif. Impensable. On a certainement un peu plus d'honneur que les sionistes. Certainement. Et bientôt si ça nous chante, on demandera des dédommagements pour tous les torts qu'ils nous causent ! C'est une idée qui fait son chemin. On se renseigne avec des hommes de loi et tout ce qu'il faut. Eux, les gros pontes sionistes qui aiment tant faire cracher les autres au bassinet... il va falloir qu'ils raquent et qu'ils rendent tout ce qu'ils ont volé et détourné. Tout ce que n'ont jamais touché les victimes de l'holocauste. Plus le reste. Qu'il continue Barak ! Qu'il continue !

Méfions-nous de Barak

par Ran Hacohen

Netanyahu et d'autres hommes politiques de l'extrême-droite israélienne disent ce qu'ils pensent et sont identifiés comme extrémistes, ce qui leur vaut d'être en permanence surveillés. Barak est plus extrémiste que Netanyahu, mais il avance masqué.

L'homme qui a saboté le processus d'Oslo et a été à l'origine de la seconde intifada, l'homme qui a miné de l'intérieur le camp de la paix israélien en propageant des mensonges a propos d'une « offre généreuse » rejetée par les Palestiniens, en persuadant les Israéliens qu'il avait « démasqué » Arafat et qu'il n'existait pas d'interlocuteur palestinien - cet homme se proclame encore « le champion du camp de la paix israélien ». C'est l'une des caractéristiques les plus dangereuses de Barak : sa duplicité intrinsèque, sa faculté à se faire passer pour l'exact opposé de ce qu'il est réellement.

Barak n'a pas changé. Comme l'a annoncé le quotidien israélien Yedioth Ahronoth il y a quelques mois (« le leader travailliste plus à l'extrême-droite que Netanyahu », 10 août 2007), Barak a qualifié la reprise des pourparlers de paix de « délire », a affirmé « qu'il n'y avait pas de différences entre le Hamas et le Fatah », a promis « qu'il ne retirerait aucun barrage routier de Cisjordanie » et a réitéré sa vieille rengaine, « il n'y a aucune possibilité de règlement du conflit avec les Palestiniens ».

C'est un fait que Barak s'est constamment opposé au Sommet d'Annapolis. Il transforma son opposition en un timide soutien quelques semaines avant le sommet, quand il était devenu évident que celui-ci ne serait rien d'autres qu'une séance photo officielle. Qui plus est, pour garantir que le processus récemment enclenché n'aboutisse à rien, Barak réitère ses appels à une reprise des négociations pour la paix avec la Syrie, en même temps que les pourparlers avec les Palestiniens. Une ruse caractéristique de Barak : appeler à relancer les pourparlers de paix avec la Syrie permet à Barak de renforcer sa frauduleuse réputation d'homme de paix alors même qu'il travaille sciemment à miner toute perspective de paix. Dans un rapport officiel rédigé sous le gouvernement du premier ministre Barak en 2000, obtenu récemment et publié en hébreu par Haaretz (13 décembre 2007), le chef de cabinet de Barak écrivait que la reprise des pourparlers de paix avec la Syrie avait rendu profondément méfiant et tendu le camp palestinien, et, en plus, ne permettait pas aux négociateurs israéliens de mener des négociations sur les deux fronts en même temps. Autrement dit, relancer les négociations avec la Syrie est une mesure éprouvée garantissant que la négociation avec les Palestiniens échouera, et Barak utilise ce vil procédé une deuxième fois.

Barak a promis de quitter la coalition avec Olmert après la publication du rapport final de la Commission Winograd, qui devrait faire porter le chapeau de l'échec de la guerre au Liban de l'été 2006 à Olmert. Il vient maintenant de suggérer, par l'intermédiaire de ses « collaborateurs », qu'il ne tiendra pas sa promesse (Barak ne parle jamais aux média ; il dépêche ses collaborateurs se répandre en insinuations à propos de ses intentions, afin de ne pouvoir jamais être tenu pour responsable de ce qu'il dit). Il est fort probable que la logique perverse de Barak l'amène à planifier son retour au poste de premier ministre à l'occasion d'une « petite » guerre. Une fois Olmert officiellement discrédité pour l'échec de la guerre au Liban, le ministre de la Défense Barak peut espérer récolter seul les fruits d'une nouvelle guerre victorieuse - une opération de grande envergure à Gaza (« qui se profile de plus en plus à l'horizon », ne cesse de répéter Barak), une guerre contre la Syrie, une attaque contre l'Iran, ou une combinaison de tout cela. Une telle guerre constituerait un excellent prétexte pour revenir sur sa promesse de quitter la coalition : après tout, il serait « irresponsable » de fuir le navire à l'approche de la guerre.

Barak sait fort bien comment jeter Israël dans une guerre, même contre la volonté du gouvernement si besoin : après tout, c'est le jeune Maj. Gén. Barak qui au début des années 80 a recommandé à ses supérieurs militaires de tromper le gouvernement et l'opinion israélienne afin de les entraîner dans la guerre au Liban.

Le Rwanda est plus riche

Dans les média de masse, la majorité des informations internationales relèvent de « l'information spectacle » : « un homme mord un chien », « un homme mange son ami », « une femme passe son chat en machine ». Depuis peu, et de plus en plus fréquemment, ce type de journalisme - en style et en contenu, est utilisé pour couvrir la bande de Gaza, une zone contrôlée par Israël, à moins d'une heure de route de Tel Aviv. On nous informe du prix d'un paquet de cigarettes dans Gaza assiégé - plus de 15$, alors que 63 pourcent des résidents de Gaza vivent avec moins de 2.50$ par jour, moins qu'au Rwanda. Un reportage télévisé léger nous montre un producteur de boissons gazeuses de la Bande de Gaza, incapable de se fournir en CO2, qui trouve un moyen original pour produire son soda avec d'autres « gaz », facilement disponibles. Ou ce reportage sur la hausse vertigineuse du prix de l'âne, depuis la pénurie d'essence pour les voitures, et sur le transport de marchandises par animaux. De belles images : le producteur de soda montrant fièrement son invention chimique, réfutant les risques de cancer induits. Un âne affamé de Gaza mis aux enchères pour 60$, 75$, 100$, son vendeur affirmant qu'il n'a pas de quoi le nourrir. Le leader du Hamas Ismail Haniyeh félicitant la population à l'occasion du jour saint pour les musulmans de l'Eid al-Adha, regrettant qu'il n'y ait pas d'agneau à sacrifier dans une Bande de Gaza affamée.

La Bande de Gaza, bouclée par un état de siège, après des décennies d'occupation et des années d'intifada pendant lesquelles Israël détruisit le peu d'infrastructures qu'elle possédait, après des mois d'un embargo total qui n'épargnait que les produits alimentaires de base et qui mit à l'arrêt son économie, terrain d'invasions quotidiennes des chars israéliens et d'exécutions extrajudiciaires commises par les chasseurs israéliens, et subissant maintenant des ruptures d'approvisionnement en essence et des coupures d'électricité, cette Bande de Gaza (1.5 million d'habitants, dont 80% de réfugiés) n'est plus la plus grande prison du monde à ciel ouvert. C'est un immense laboratoire d'expérimentation sur l'homme, dirigé par l'armée israélienne.

Une « bonne nouvelle » accompagna certains de ces reportages : la communauté internationale promettait de donner plus de 7 milliards de dollars à l'Autorité Palestinienne sur les trois prochaines années. Des analystes israéliens qualifièrent la somme promise de plus gros montant jamais alloué à une instance dirigeante de par le monde, même si cela reste notoirement en dessous de l'aide militaire américaine que reçoit la puissance régionale, Israël, quelles que soient les 3 années prises en référence. D'autres calculèrent rapidement que chaque famille palestinienne « gagnerait » environ 1000$ par mois, si la somme était divisée à part égale ; mais, ajoutèrent-ils triomphalement, nous savons bien que la majeure partie de l'argent ira dans les poches corrompus des dirigeants du Hamas et non au pauvre hère vendant son âne à Gaza. Gros soupir de désespoir et d'autosatisfaction : une fois encore, les Palestiniens peuvent être tenus pour responsables de leur propre sort. Personne ne prend la peine de pousser la réflexion ne serait-ce qu'un petit peu plus loin - par exemple, en se demandant pourquoi Israël s'évertue à maintenir en vie les dirigeants corrompus du Fatah, même après qu'ils aient perdu le soutien de leur propre peuple et le pouvoir à Gaza, précisément à cause de leur corruption naturelle.

Le débat public en Israël se nourrit de questions - mais seulement du genre posé par le président Shimon Peres la semaine dernière : « Il n'y a plus un seul colon ou soldat israélien à Gaza désormais, alors pourquoi nous tirent-ils dessus ? » Oui, pourquoi ?

Ran HaCohen, The Electronic Intifada, 28 décembre 2007

Le docteur Ran HaCohen est né aux Pays-Bas en 1964 et a grandit en Israël. Il est titulaire d’un BA en Informatique, d’un MA en Littérature comparée et d’un PhD en Etudes juives. Il enseigne à l’université en Israël. Il travaille également comme traducteur littéraire (à partir de l’allemand, de l’anglais et du néerlandais), et comme critique littéraire pour le quotidien israélien Yedioth Ahronot. Ses travaux ont été largement publiés en Israël. « Lettre d’Israël » est publié occasionnellement sur antiwar.com. Cet article, publié pour la première fois sur antiwar.com, est publié ici avec la permission de l’auteur.

The Electronic Intifada http://electronicintifada.net/v2/article9184.shtml

 http://www.france-palestine.org/article7789.html

Sources France-Palestine

Posté par Adriana Evangelizt

Lundi 31 Décembre 2007

Benyamin Netanyahou

Benyamin Netanyahou : (1949- )

C’est un homme jeune et politiquement assez inexpérimenté qui a battu Shimon Peres. Élu de justesse le 29 mai 1996, premier ministre au suffrage universel, pour la première fois dans l’histoire de l’État juif, Benyamin Netanyahou a été ambassadeur aux Nations unies de 1984 à 1988, vice-ministre des Affaires étrangères de 1988 à 1991 et vice-ministre dans le cabinet du Premier ministre en 1991 et 1992 - à l’époque, il participa à la conférence de Madrid et aux négociations de Washington. Il ne siège au Parlement que depuis 1988, et n’accède à la direction du Likoud qu’en 1993, profitant de la guerre de clans ouverte par la retraite d’Itzhak Shamir entre les fidèles du Herout (Benny Begin, Dan Meridor, Roni Milo), les amis d’Ariel Sharon et le groupe de David Levy. « Je suis quelqu’un avec qui vous pouvez travailler, qui vous connaît et qui vous admire » : tel aurait été, selon David A. Harris, le directeur du Comité juif américain, le message de Benyamin Netanyahou aux Américains, lors de son premier voyage de chef du gouvernement israélien, en juillet 1996. La formule n’est en rien excessive. Porté au pouvoir par les voix des Orientaux, « Bibi » n’en incarne pas moins - jusqu’à la caricature - le profil du Juif ashkénaze pour qui les Etats-Unis représentent un modèle. Né à Tel Aviv, en 1949, il gagne l’Amérique quatorze ans plus tard avec sa famille : son père, professeur d’histoire juive, longtemps secrétaire particulier de Zeev Jabotinsky et naturellement excédé par un Israël qu’il estime socialiste, a obtenu un poste à l’Université de Philadelphie. Jugeant Netanyahou « imprononçable » de ce côté de l’Atlantique, Benyamin choisit le patronyme de Ben Nitaï, sous lequel il devient citoyen des États-Unis, s’initie aux délices du football américain, étudie l’architecture et l’économie au fameux Massachusetts Institute of Technology et... défend ardemment la politique de l’État juif.

En 1967, l’armée israélienne l’appelle à accomplir ses obligations militaires. Il va s’en acquitter dans une unité d’élite antiterroriste, où il se forge une réputation de baroudeur - il est blessé lors d’une opération destinée à délivrer les passagers d’un avion de la Sabena. Son frère, Jonathan, sera tué en 1976 dans l’opération déclenchée pour libérer les 106 otages de l’avion d’Air France d’Entebbe (Ouganda). Après un passage en Israël - où il dirige les ventes d’une société de meubles - il retourne aux États-Unis en 1982 : ami de son père, l’ambassadeur israélien à Washington, Moshe Arens, l’appelle à ses côtés comme ministre plénipotentiaire. Dans le climat, redoutable pour l’État juif, de la guerre du Liban, le jeune diplomate - qui a renoncé à la citoyenneté américaine - apprend le bon usage des médias. Choyé par les vedettes de la télévision américaine, adulé par le lobby, il défend l’indéfendable. Américain, Benyamin Netanyahou ne l’est pas seulement par la nationalité, ni par le fait d’avoir passé plus du tiers ? (cela reste vrai ?) de sa vie aux États-Unis, ni par l’excellent accent bostonien avec lequel il parle l’anglais outre-Atlantique : il incarne surtout les grands poncifs idéologiques de l’Amérique reaganienne. Il ne jure que par la politique libérale de Milton Friedmann, que ses principaux conseillers économiques plagient allègrement. Son programme ? Accélérer la privatisation des entreprises publiques, réduire les droits de douane et supprimer tout contrôle des changes, réduire le déficit budgétaire en taillant dans les services publics et les programmes sociaux, abaisser le taux d’imposition des tranches supérieures de l’impôt sur le revenu comme de l’impôt sur les entreprises, etc. Le programme économique adopté le 2 juillet 1996 par son gouvernement s’inspirera largement de cette philosophie.

Netanyahou partage aussi l’obsession de la Maison Blanche - de Ronald Reagan à George W. Bush - pour la croisade contre le terrorisme. Le nouveau Premier ministre n’a pas consacré moins de trois livres au sujet, dont un a été traduit en français, en juin 1996, sous le titre Paix et sécurité, pour en finir avec le terrorisme. Netanyahou s’y présente comme le précurseur du combat contre cette hydre de Lerne dont il décrit les têtes, hier concentrées en URSS, aujourd’hui dispersées en Iran, en Libye, en Syrie, au Liban, en Irak, au Soudan, mais aussi dans les sociétés démocratiques - dans lesquelles la lutte passe par des restrictions des libertés et par la dénonciation des « intellectuels pernicieux prêts à justifier et légitimer les actions subversives, à l’exemple de Jean-Paul Sartre ou Frantz Fanon qui donnèrent en Europe un semblant de prestige éphémère au terrorisme naissant (sic) ». « J’ai eu le sentiment, écrit-il, que les États-Unis devaient prendre la tête de la lutte anti-terroriste afin d’enrayer ce fléau et faire en sorte que les pays du monde libre se rallient à l’autorité américaine, comme un train que l’on attelle à une puissante locomotive. » Beau projet, hélas gâté, selon lui, par le soutien actif de l’Amérique de Bill Clinton à la mise en œuvre de l’autonomie palestinienne. Car à Gaza, explique-t-il, « les terroristes n’ont en fait rien à craindre. Ils peuvent établir des plans, armer leurs tueurs, les envoyer en Israël et recueillir ceux qui reviennent, sans crainte de représailles israéliennes ». Et d’affirmer : « De même que les zones de libre-échange stimulent le commerce, la création d’une “zone de libre-terrorisme” ne peut qu’encourager cette pratique. » Derrière ce langage martial, Benyamin Netanyahou ne cache pas le rêve qu’il caresse : qu’Israël récolte plus que jamais, mondialisation aidant, les fruits de la paix tout en ne franchissant plus un pas sur le chemin qui y mène, voire en faisant marche arrière. C’est sans doute aller vite en besogne et négliger que l’État juif n’est pas seul au monde. Mais le volontarisme ne caractérise-t-il pas la pensée sioniste révisionniste ? « Israël, expliquait Netanyahou durant sa campagne électorale de 1996, peut être une des économies les plus avancées, parmi les quinze premières du monde. Nous pouvons doubler le produit national brut par habitant en moins de dix ans - et doubler notre population, grâce à l’immigration et à une augmentation du taux de naissance, dans les quinze ans à venir... Nous pourrions avoir une économie pesant un quart de trillion de dollars [soit 250 milliards de dollars]. Avec la ressource la plus puissante : un peuple doué doté d’une base technologique, capable de tenir sa place dans la compétition du marché mondial de demain. »

Élu de justesse en 1996 par un électorat traumatisé par les attentats islamistes, le champion de « la paix dans la sécurité » mène d’emblée une politique intransigeante et arrogante. Il fait ouvrir en septembre 1996 le « tunnel » de la vieille ville de Jérusalem et déclenche ainsi les affrontements les plus violents depuis la première Intifada (83 morts) ; poursuit la colonisation, notamment à Jérusalem (avec, à partir de février 1997, l’annonce de la construction de la colonie de Har Homa, sur la colline d’Abou Ghneim) ; encourage les implantations sauvages ; ordonne l’assassinat d’un responsable du Hamas en Jordanie – dont l’échec l’obligera à libérer Cheikh Ahmed Yassine, autorisé à regagner Gaza. S’il signe, le 15 janvier 1997, un accord sur le retrait israélien des quatre cinquièmes d’Hébron, il refuse obstinément, des mois durant, le nouveau redéploiement de 13,1 % supplémentaires de Cisjordanie qu’exigent les États-Unis. Il ne cèdera qu’à l’issue du sommet convoqué par le président William Clinton à Wye River, le 23 octobre 1998. Mais il ne tiendra pas plus cette promesse que les précédentes : deux mois plus tard, le parlement vote son auto-dissolution – sur sa proposition. Car Nétanyahou n’a plus d’autre choix. Sa droite rejette le « compromis » arraché par l’administration américaine. Il est compromis dans divers scandales, qui avaient entraîné la démission du ministre de la justice, mais aussi celles des « centristes » Dan Meridor et David Levy. C’est donc un Premier ministre isolé qui affronte, le 17 mai 1999, le suffrage universel. Et pour cause : son sabotage systématique des accords d’Oslo a débouché non seulement sur une tension de plus en plus vive avec les Palestiniens, mais aussi sur un coup d’arrêt à la normalisation en cours avec les voisins arabes d’Israël. Du même coup, l’économie, qui avait connu un boom sans précédent dans les cinq premières années de la décennie, avec une croissance moyenne de 6 %, a vu cette dernière fléchir (2 % en 1998) et le chômage s’accroître (8 % de la population active la même année)… Promettant, au contraire, la paix à l’extérieur et à l’intérieur, le général Ehoud Barak, inflige sans mal à son rival une défaite cuisante.

L’échec de ce dernier aboutira à la victoire d’Ariel Sharon, en février 2001. Le vieux général élu au poste de Premier ministre, Netanyahou se porte à la direction de l’aile dure du Likoud. Le rôle lui va comme un gant : il prend systématiquement le contre-pied du chef du gouvernement d’union nationale, critiquant chaque concession, même minime, à ses ministres travaillistes ou à l’administration américaine. Partisan d’une répression sans frein, tenant de l’expulsion de Yasser Arafat et opposant intransigeant à toute perspective d’État palestinien, il crée le tremplin de droite à partir duquel il espère redevenir Premier ministre. Il accepte, début novembre 2002, le portefeuille des Affaires étrangères, espérant ainsi préparer son retour au poste de Premier ministre. Mais il sera largement battu aux élections primaires du Likoud, qui désignent Ariel Sharon comme tête de liste du parti aux élections de janvier 2003. Détenteur, ensuite, du portefeuille de l’Économie, il continue à se poser en opposant numéro un du Premier ministre à l’intérieur du gouvernement, exigeant notamment – en vain – un référendum sur le retrait de Gaza.

Page extraite des 100 clés du Proche-Orient, d’Alain Gresh et de Dominique Vidal, Hachettes Littératures, 2003.

Sources Monde Diplomatique

Posté par Adriana Evangelizt

Calendrier

Novembre 2008
L M M J V S D
          1 2
3 4 5 6 7 8 9
10 11 12 13 14 15 16
17 18 19 20 21 22 23
24 25 26 27 28 29 30
<< < > >>

Texte libre

 

 

 

Il y a  2  personne(s) sur ce blog

Catégories

Recherche

Créer un blog sur activblog.com - Contact - C.G.U. - Reporter un abus