<![CDATA[Palestine... un destin fracassé]]> http://palestine.activblog.com 60 ans après l'installation d'Israël par le Sionisme, la Palestine n'a toujours pas vu le jour... ce blog a pour but de montrer les injustices subies par ce Peuple et qui empêche que la Palestine soit enfin créée... fr Mon, 27 Oct 2008 08:10:09 GMT Mon, 27 Oct 2008 08:10:09 GMT activblog.com v0.2 <![CDATA[Tentative pour faire supprimer l'entrée sionisme d'une encyclopédie du racisme]]> http://palestine.activblog.com/article-258222.html

Tentative pour faire supprimer l'entrée sionisme

 d'une encyclopédie du racisme

 

 

Le contrôle sioniste s’exerce partout où sont implantées les organisations sionistes. Un certain nombre d’exemples de sa capacité de nuisance vous ont été donnés dans ce blog ou ailleurs, les cas récents les plus fameux étant, en France, les mésaventures du dessinateur Siné, du sous-préfet Bruno Guigue ou de l’humoriste Dieudonné.
Cette censure s’exerce plus aisément dans le domaine des mass media, tributaires de recettes publicitaires ou plus simplement directement dépendants de puissances financières liées à l’appareil sioniste.
Ce contrôle s’exerce plus difficilement dans la sphère universitaire même si la situation est inégale d’un pays à l’autre : contrôle très présent dans de nombreuses universités aux Etats-Unis, contrôle qui peut s’exercer en France principalement sur les questions relatives à « l’holocauste.»
Mais même aux USA, ce contrôle a du mal à enrégimenter l’ensemble des universitaires et des institutions qui leur sont associées comme de prestigieuses maisons d’édition.
Ainsi, l’article que je vous propose expose les reproches formulés par le Comité Juif Américain à l’encontre de la maison d’édition
Gale McMillan au sujet d’un article sur le sionisme figurant dans son encyclopédie des races et du racisme.
McMillan fait partie de ces prestigieuses maisons d’éditions universitaires à l’instar des Presses Universitaires de France, d’Oxford University Press et j’en passe qui s’attellent à diffuser auprès du public, universitaire et non universitaire, les acquis les plus récents des différents domaines de la connaissance.
En lisant l’article, je me suis demandé (car c’est un des reproches fait à l’auteur de l’article que de n’être pas spécialiste du judaïsme ou du Moyen-Orient) si pour traiter du sionisme il valait mieux être spécialiste du Proche-Orient ou du racisme. Je penche plutôt pour le deuxième cas quand il s’agit de comprendre l’idéologie sioniste et, justement,
Noel Ignatiev l’auteur de l’article incriminé est un universitaire spécialiste du racisme qu’il combat sous toutes ses formes. L’éditeur a donc fait le bon choix.

Le Comité Juif Américain (AJC) invite un éditeur à retirer l’article «Sionisme» de son encyclopédie

NEW YORK, 10 octobre /PRNewswire-USNewswire traduit de l’anglais par Djazaïri
Le Comité juif américain (AJC) invite une grande maison d'édition à retirer un chapitre sur le Sionisme de son Encyclopédie des races et du Racisme.
"Il est incompréhensible qu'un éditeur honorable puisse inclure le mouvement national des Juifs, le Sionisme, dans une encyclopédie sur le racisme," a déclaré le Directeur d’AJC, DAVID A. Harris. "Aucune autre forme de nationalisme n'est incluse dans l'encyclopédie en trois volumes. Gale a livré de quoi mal informer le monde universitaire et au-delà pour attaquer l'Etat Israël."
Disponible en ligne et en version papier, l’encyclopédie esr publiée par McMillan Reference, une filiale de Gale, Cengage Learning.
Dans une lettre à Frank Menchaca, vice-président et éditeur de gale, l’AJC n’a pas seulement mis en question le motif de l’inclusion du sionisme dans l’encyclopédie mais également signalé un certain nombre d’inexactitudes dans le chapitre.
« A notre regret, la réponse qui nous a été donnée était vague et équivoque,» a déclaré Harris.
Menchaca a écrit que le rôle de Gale en tant que maison d’édition de référence, est « de diffuser les connaissances universitaires sur la sujet traité, de garantir du mieux possible leur exactitude et de s’appuyer sur l’expertise et le jugement de notre comité éditorial pour nous avertir d’écarts [par rapport aux normes universitaires].
« Les éditeurs de référence ont le devoir de répertorier les controverse, non d’y participer, » poursuit Menchaca.
« Cette prétention à une banale neutralité est scandaleuse, » affirme harris. « Les éditeurs ont l’absolue responsabilité de présenter les faits et non de les distordre de sorte à enjoliver et à promouvoir des mythes. Les éditeurs de référence ont aussi la responsabilité de choisir des auteurs ayant une expertise de haut niveau. Encore une fois, dans le cas du chapitre sur le sionisme, Gale n’a pas été à la hauteur.»
Noel Ignatiev, l’auteur du chapitre sur le sionisme, n’a pas d’antécédents de travaux universitaires dans le domaine des études juives ou moyen-orientales, mais ses écrits précédents montrent un préjugé à l’encontre des Juifs et d’Israël. En fait, l’entrée propose une représentation déformée du sionisme comme « idéologie raciale » et promeut scandaleusement le canard de la « collaboration » sionisme – nazisme.
« Le chapitre est émaillé de graves erreurs et de distorsions délibérées, » explique Harris. « Pourtant, il est présenté aux lecteurs comme une approche objective et impartiale du sionisme dans ce qui est tenu pour un ouvrage de référence.»
«Ce qui est commercialisé sous le label universitaire est en réalité de la propagande et c’est honteux,» affirme Harris.

SOURCE American Jewish Committee
Mounadil blogspot com
Posté par Adriana Evangelizt
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Mon, 27 Oct 2008 08:10:09 GMT http://palestine.activblog.com/article-258222.html
Olmert prêt à renoncer à la Vallée du Jourdain ? http://palestine.activblog.com/article-255871.html Là, c'est du même tonneau que l'article précédent... mais il faut quand même faire une remarque et signaler un détail. Imaginez qu'en France les militaires aient une radio et qu'ils nous diffusent les nouvelles du pays. Ca serait cocasse, non ? Et bien là-bas, c'est une chose normale. Ce qui prouve qui fait la loi et qui gouverne. L'Armée et les services secrets israéliens ainsi que la Police, tous au service du sionisme sis à Washington.

Olmert prêt à renoncer à la Vallée du Jourdain ?


par Claire Dana Picard

Le Premier ministre Ehoud Olmert a rencontré à maintes reprises le chef de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas au cours de ces derniers mois. Toutefois, la presse n'a jamais divulgué la teneur de leurs discussions, se contentant d'indiquer que les deux hommes avaient abordé des questions importantes portant sur le conflit israélo-palestinien.

A présent, à la veille de la nouvelle année, alors qu'Olmert s'apprête à céder la place et qu'on ignore encore qui prendra les rênes du pouvoir, la radio de l'armée, Galei Tsahal, a publié dimanche matin une information qui a suscité la surprise chez les uns, l'indignation chez d'autres. Il s'avèrerait, d'après cette source, qu'Olmert a proposé à son interlocuteur un "échange de territoires". C'est-à-dire qu'Olmert serait prêt à céder aux Palestiniens des territoires à l'intérieur de la ligne verte afin de conserver en contrepartie la région de Maalé Adoumim, du Goush Etsion et de la ville d'Ariel qui seraient maintenues définitivement sous souveraineté israélienne.

Les territoires qu'Olmert serait disposé à céder se trouvent près de la bande de Gaza, dans le Sud du Har Hébron, et dans une zone agricole florissante près de la ville de Bet Shéan. En outre, il compte donner la Vallée du Jourdain avec bien entendu ses localités juives.

Une fois de plus, ce serait apparemment l'entêtement des Palestiniens qui aurait fait échouer la transaction. Toujours d'après Galei Tsahal, alors que les deux camps semblaient sur le point de conclure un accord et qu'il ne restait plus qu'à régler les problèmes portant sur 250 km à peine, le Premier ministre aurait présenté à son interlocuteur une carte sur laquelle figurait clairement son plan de retrait. Abbas lui aurait alors demandé de la lui céder pour qu'il puisse la montrer à ses collaborateurs mais Olmert a refusé, craignant des "fuites" dans les médias.

Sources
Arouts 7

Posté par Adriana Evangelizt

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Wed, 08 Oct 2008 17:37:42 GMT http://palestine.activblog.com/article-255871.html
La Judée-Samarie, patrimoine historique de chaque Juif http://palestine.activblog.com/article-255865.html Un article éloquent, une fois de plus, de l'esprit sioniste. Le début de l'article est à lui seul révélateur : "Comment réagir de façon efficace aux tentatives du gouvernement et de ses dirigeants, qui envisagent une fois de plus de renoncer à une partie de la Terre d'Israël au profit des Palestiniens ?" Vous voyez pourquoi le pauvre Olmert devait gicler. A partir du moment où il a commencé à parler de rétrocéder des terres, son sort était joué. Car pour les sionistes purs et dur "décoloniser" signifie "renoncer à une partie de la Terre d'Israël au profit des Palestiniens". C'est dire comme le bourrage de crâne et la falsification de l'Histoire continue de faire son chemin. On ne supporte plus cette mentalité de rapaces. Ni leur slogan : "La Judée-Samarie, patrimoine historique de chaque Juif." Parce que le trois-quart des juifs justes et authentiques s'en tamponnent le coquillard de la Judée-Samarie. On connait l'Histoire nous ! Et on sait à quoi ressembler le pauvre Etat d'Israël du temps de l'hypothétique roi David dont on n'a retrouvé aucun vestige. C'est dire qu'il a existé ! Quand on les regarde faire, on a l'impression qu'ils viennent d'une autre planète. C'est du rétrograde à 100 pour cent.  De l'invention pure et simple. Un mensonge flagrant.

La Judée-Samarie, patrimoine historique de chaque Juif

par Claire Dana Picard

Comment réagir de façon efficace aux tentatives du gouvernement et de ses dirigeants, qui envisagent une fois de plus de renoncer à une partie de la Terre d'Israël au profit des Palestiniens ? Le conseil de Judée-Samarie, qui n'en est pas à sa première campagne, a décidé de tenter cette fois la "méthode douce", en proposant au public de découvrir des régions pour la plupart inconnues et trop souvent méconnues et d'opérer un retour aux sources juives de son patrimoine historique.

Dans le cadre de cette nouvelle action, des affiches ont été déployées un peu partout dans le pays et des bandes publicitaires ont été diffusées sur Internet avec comme message le texte suivant : "La Judée-Samarie : le patrimoine de chaque Juif". Il s'agit d'une initiative prise par une nouvelle équipe du conseil de Yésha qui prétend vouloir ainsi "conquérir la sympathie du public" qui souvent n'a jamais mis les pieds dans ces régions et ne peut donc pas se faire une opinion précise du problème.

Mais il est difficile pour l'instant de prévoir quels seront les résultats de cette campagne: on se souvient que les résidents du Goush Katif avaient tenté une expérience semblable, en lançant le slogan : "L'Amour vaincra" pour tenter de convaincre la population que le gouvernement commettait une grave erreur en voulant démanteler leur région. Cela n'a pas empêché la destruction de toutes les localités juives et l'expulsion de tous leurs habitants.

Le président du Conseil de Yésha, Dany Dayan, a indiqué que le public aspirait aujourd'hui à se rapprocher de la nation juive et du sionisme, "alors que le système éducatif a toujours veillé à les en éloigner". "Et c'est le moment d'agir", a-t-il affirmé. Dans les publicités qui sont diffusées à l'heure actuelle, on relate les récits bibliques, et on indique quels sont les sites, en Judée et en Samarie, qui ont été le théâtre d'événements importants au cours de l'histoire du peuple juif. Par exemple, on aperçoit la photo d'un enfant coiffé d'une couronne et tenant un sceptre dans sa main avec pour légende : "Hébron, le lieu où s'est déroulé l'histoire du Roi David".

Il s'agit de la première étape de cette campagne, lancée par un certain Yakir Seguev. Abandonnant pour un temps les messages sécuritaires, dont l'importance est toujours aussi actuelle malgré tout, cette campagne se concentre cette fois sur la valeur des régions que le gouvernement veut abandonner. C'est donc l'occasion d'expliquer pourquoi les Juifs se sont installés en Judée-Samarie, et pourquoi, s'ils en sont chassés, cette expulsion portera sévèrement atteinte au caractère juif et sioniste de l'Etat d'Israël.

Dayan a précisé : "Je ne veux pas dire que le combat que nous avons mené jusqu'à présent n'a pas porté ses fruits. La preuve, nous sommes toujours là et chaque année, notre population augmente. Mais je pense que si le débat porte sur la sécurité face à la démographie, il ne sera pas suffisamment efficace".

Et il n'est pas seulement question d'affiches publicitaires, qu'on peut voir notamment sur les autobus, ou de slogans radiophoniques. Le conseil souhaite inviter le public à venir visiter ses sites touristiques pendant les fêtes de Souccot. Et certains d'entre eux vont être transformés pour devenir des pôles d'attraction, comme l'est déjà, par exemple, la Cité de David, Ir David, dans la Vieille Ville de Jérusalem.

Dans un prochain stade, il est prévu d'organiser des activités dans les campus, dès le début de l'année universitaire. Dayan a déclaré en conclusion : "Je suis convaincu que d'ici quelques années, grâce à cette campagne, des centaines de milliers d'Israéliens auront visité ces lieux".

Sources Arouts 7

Posté par Adriana Evangelizt

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Wed, 08 Oct 2008 16:45:18 GMT http://palestine.activblog.com/article-255865.html
Brockmann à l'ONU: "Nous avons fait une erreur historique!" http://palestine.activblog.com/article-255124.html Il faut voir un peu la morgue des sionistes lorsqu'ils évoquent les évènements où leur responsabilité est en jeu. On en a ici le cas dans cet article parce que Brockmann a appelé les Nations unies "à mettre à exécution la Résolution 181 de 1947, prévoyant un partage de la Palestine en deux Etats".N'est-ce pas ce qui avait été conclu à la base, mufles sionistes ? On voit là votre Imposture. Une fois que vous avez eu un pied en Palestine, grâce à cette chère ONU qui est votre oeuvre, vous avez fait ce que vous avez voulu. Toujours dans le pire, bien entendu !

Brockmann à l'ONU: "Nous avons fait une erreur historique!"


par Shraga Blum

A quelques jours de l'ouverture de la 63e Assemblée Générale de l'ONU, le Président Miguel d'Escoto Brockmann s'est exprimé devant les délégations déjà présentes à l'occasion de son élection comme Président de Session, et a fait une déclaration pour le moins surprenante. Après avoir solennellement déclaré "Je suis pleinement conscient de la complexité de la responsabilité que j’ai assumée en acceptant la présidence de cette 63ème session de l’Assemblée générale", il a prouvé exactement le contraire en se lançant dans des propos tout à faits inopportuns: il a appelé les Nations unies "à mettre à exécution la Résolution 181 de 1947, prévoyant un partage de la Palestine en deux Etats".

Il a poursuivi en affirmant "que l'ONU avait une obligation morale envers la création d'un Etat palestinien" et semble avoir perdu toute proportion en s'exclamant que "le plus grand échec de l'ONU depuis sa fondation était la non création d'un Etat palestinien!!!" Oubliée la faim, oublié le SIDA, oubliés l'esclavage d'enfants, les massacres du Darfour et la lutte pour l'environnement!

Brockmann, prêtre catholique nicaraguayen de 75 ans, a appartenu à la junte sandiniste marxiste au pouvoir au Nicaragua dans les années 1980-1990, exerçant notamment la fonction de ministre des Affaires étrangères. "Aujourd'hui encore, des gens se font tuer là-bas, et les Palestiniens se trouvent dans la situation la plus tragique de leur Histoire, uniquement du fait de notre incapacité à appliquer cette Résolution d'il y a 61 ans!" martèle Brockmann.

Ces propos ont été le sujet principal de discussions dans les couloirs des Nations unies. Certaines délégations présentes se sont dites surprises voire choquées par le ton utilisé par un produit de la diplomatie! Pour un diplomate bien en vue, "le rôle d'un Président d'Assemblée Générale de l'ONU doit insister sur ce qui réunit les pays présents, et non aborder de cette manière des sujets de discorde"!

Le n°2 de la délégation israélienne à l'ONU, l'Ambassadeur Dany Carmon, a réagi en disant "que le discours du Président de l'Assemblée reflète son histoire personnelle et ses convictions politiques, chose qui n'est pas habituelle à l'ONU". Pâle réaction...

Selon le magazine juif "Foreward", Miguel d'Escoto Brockmann ferait partie des convives qui participeront au repas officiel en l'honneur du Président iranien Mahmoud Ahmadinejad, à l'invitation de cinq organisations chrétiennes.

Si "Père Miguel", comme est surnommé ce brave homme, se trouve par hasard assis à côté du Président iranien, il pourra lui demander de confirmer les propos qu'il a tenus aujourd'hui jeudi, accusant "Israël de perpétrer un Holocauste contre les Palestiniens". Il n'a bien-sûr pas dit "Shoah"...puisque la Shoah n'a jamais eu lieu...!

Sources Arouts 7

Posté par Adriana Evangelizt

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Wed, 01 Oct 2008 08:15:33 GMT http://palestine.activblog.com/article-255124.html
Loi sur la propriété des Absents http://palestine.activblog.com/article-254289.html

Loi sur la propriété des Absents


Par Anwar Abu Eisheh > abueisheih@palnet.com

Extrait de sa thèse intitulée "Le régime juridique des immeubles en Palestine" – 1988. Directeur de Recherches : Professeur Gérard de la Pradelle Université de Paris-Nanterre

Cette loi vise les Palestiniens, dans leur propre pays, en tant que ressortissants d'un pays ennemi avec lequel Israel est en guerre.
Pourtant, si l'on se réfère aux déclarations des dirigeants sionistes devant l'UNSCOP et à la déclaration d'indépendance, les Palestiniens sont proclamés citoyens à part entière et à égalité de droits et de devoirs ; mais ces derniers, par le biais de la loi de la propriété des Absents, sont traités chez eux comme ressortissants d'un pays ennemi, sur le territoire de l'Etat belligérant.

2ème section : Loi sur la Propriété des Absents
(5710 – 1950) (34)

Cette loi relative aux propriétés des autochtones qui ont été forcés de quitter leurs biens est une des lois les plus utilisées en Palestine depuis la création de l'Etat d'Israel.

Cette loi a traité l'indigène palestinien comme un ressortissant d'un pays étranger à la Palestine. Aux yeux de ladite loi et aux termes de son article 1er, l'absent est le Libanais, le Yéménite, ect… et le Palestinien qui se trouvent hors du territoire d'Israel.

Autrement dit, ladite loi vise les Palestiniens, dans leur propre pays, en tant que ressortissants d'un pays ennemi avec lequel Israel est en guerre.
Pourtant, si l'on se réfère aux déclarations des dirigeants sionistes devant l'UNSCOP et à la déclaration d'indépendance, les Palestiniens sont proclamés citoyens à part entière et à égalité de droits et de devoirs ; mais ces derniers, par le biais de la loi de la propriété des Absents, sont traités chez eux comme ressortissants d'un pays ennemi, sur le territoire de l'Etat belligérant.

En vertu des dispositions de ladite loi –article 1 (b) – une déclaration officielle du gouvernement israélien annonçant la fin de l'état d'urgence signifierait l'abrogation du statut légal de l'absent, tel qu'il est appliqué aux Palestiniens. Cela explique en partie pourquoi a lmaintenu l'état d'urgence jusqu'à nos jours.

Par cette loi (article 2), le législateur israélien a confié tous les droits sur les biens immobiliers et mobiliers au Ministère des Finances. Ce dernier désigne un Custodian (Administrateur) qui est sensé gérer (article 7) et garder les biens au profit de l'absent (article 9).

Le Custodian est, aux termes des longs articles de la précédente loi, le maitre des biens en sa possession. Il peut procéder à des travaux (article 7), ) des démolitions (article 11), expulser l'occupant de la terre ou de la maison si le propriétaire est considéré absent par lui (article 10, collecter les revenus (articles, 12), ect…
Mais surtout, il peut (article 19) vendre ou transférer le titre de propriété du bien de l'absent à condition que la vente ou le transfert du titre de propriété soit effectué au profit d'une autorité du développement créés par une loi adoptée par la Knesset.

L'autorité en question fut bien créée, comme nous le verrons plus loin*. Elle a été chargée de développer le projet sioniste.

Le Custodian peut délivrer à une personne considérée comme absente une attestation pour certifier qu'elle n'est pas absente (article 27). En revanche, "si une personne prétend qu'elle n'est pas absente aux termes de l'article 1 (b)(1)(iii) au motif qu'elle ne pouvait pas contrôler les circonstances qui l'ont obligée à quitter son domicile dans les termes prévus par ledit article, sa demande ne pourra pas être prise en considération", article 30 (i).

Autrement dit, la décision demeure aux mains du Custodian et la présence physique ne compte pas.

Depuis la promulgation de la Loi en 1950, plusieurs amendements sont intervenus pour compléter la présente loi. Le législateur a évoqué dans les textes de ces amendements le sujet des personnes présentes physiquement mais considérées comme absentes juridiquement, ces derniers engageant devant les tribunaux des actions contre le Custodian afin de récupérer leurs biens.

Nous verrons ensuite les amendements relatifs aux biens du Wakf que le législateur n'a commencé à réglementer sérieusement, avec un statut différent de celui réglementant les propriétés privées qu'à partir de 1965.

Le Custidian, en vertu de la Loi sur la propriété des Absents, agit en propriétaire. Il a vendu et loué les propriétés immobilières selon une philosophie politico-juridique qui visait la coupure du lien juridique entre le propriétaire considéré comme absent ou réellement absent, et son bien, comme l'explique bien Abraham Granott, législateur israélien dont nous étudierons les écrits à la fin de cette section.

1 – Ss : Texte de la Loi

Nous allons étudier cette loi dans tous ses détails, non seulement parce qu'elle est appliquée – avec certains amendements qui ne changent rien à son esprit ni à son fondement – mais surtout parce que les ordonnances militaires promulguées dans les territoires occupés en 1967 par les autorités militaires sont conformes aux dispositions de cette Loi.

La propriété est définie comme suit dans l'article 1 (a) :

1. In this Law -
(a) "property" includes immovable arid movable property, moneys, a vested or contingent right in property, goodwill and any right in a body of persons or in its management;


1 – Dans cette Loi
(a) La notion de 'propriété' englobe les biens mobiliers et immobiliers, capitaux, droits acquis ou éventuels sur un bien, fonds de commerce ainsi que tout droit au sein d'un groupe de personnes ou dans sa gestion ;

Nous ne voyons pas quel bien mobilier ou immobilier pourrait échapper à cette Loi.

L'absent est défini comme suit :

(b) "absentee" means -
(1) a person who, at any time during the period between the 16th Kislev, 5708 (29th November, 1947) and the day on which a declaration is published, under section 9(d) of the Law and Administration Ordinance, 5708-1948(1), that the state of emergency declared by the Provisional Council of State on the 10th Iyar, 5708 (19th May, 1948)(2) has ceased to exist, was a legal owner of any property situated in the area of Israel or enjoyed or held it, whether by himself or through another, and who, at any time during the said period -
(i) was a national or citizen of the Lebanon, Egypt, Syria, SaudiArabia, Trans-Jordan, Iraq or the Yemen, or
(ii) was in one of these countries or in any part of Palestine outside the area of Israel, or
(iii) was a Palestinian citizen and left his ordinary place of residence in Palestine
(a) for a place outside Palestine before the 27th Av, 5708 (1st September, 1948); or
(b) for a place in Palestine held at the time by forces which sought to prevent the establishment of the State of Israel or which fought against it after its establishment;
(2) a body of persons which, at any time during the period specified in paragraph (1), was a legal owner of any property situated in the area of Israel or enjoyed or held such property, whether by itself or through another, and all the members, partners, shareholders, directors or managers of which are absentees within the meaning of paragraph (1), or the management of the business of which is otherwise decisively controlled by such absentees, or all the capital of which is in the hands of such absentees;


(b) L'"absent" signifie :

(1) Toute personne qui, à un moment donné dans la période comprise entre le 29 novembre 1947 et le jour où une déclaration a été publiée en vertu de l'article (9) (d) de l'ordonnance relative à l'administration et à la justice de 1948 disant que l'état d'urgence proclamé par le conseil d'Etat proviso ire le 19 mai 1948 a cessé d'exister, était légalement propriétaire d'un bien quelconque se trouvant sur le territoire d'Israel ou bénéficiait ou le détenait que ce soit directement ou par l'intermédiaire d'une autre personne, et qui, à un moment donné pendant la période précitée,

(i) était ressortissant ou citoyen libanais, égyptien, syrien, saoudien, transjordanien, irakien ou yéménite, ou
(ii) se trouvait dans l'un de ces pays ou dans une partie de la Palestine située hors du territoire d'Israel ou
(iii) était citoyen palestinien et avait quitté son domicile habituel en Palestine pour se rendre :

(a) en un lieu situé hors de la Palestine avant le 1er septembre 1948, ou
(b) en un lieu situé en Palestine et occupé à l'époque par des forces qui tentaient d'empêcher l'établissement de l'Etat d'israel ou qui le combattaient après sa création ;

(2) un groupe de personnes qui, à un moment donné pendant la période définie au paragraphe (1) était légalement propriétaire d'un bien quelconquesitué sur le territoire d'Israel ou en bénéficiait ou le détenait que ce soit directement ou par l'intermédiaire d'une autre personne et dont tous les membres, assosiés, actionnaires, directeurs ou gérants étaient absents au sens du paragraphe (1) ou dont la gestion était contrôlée par des absents ou dont la totalité du capital était entre les mains d'absents ;

Toute personne qui a été déplacée, quels qu'en soient la raison ou le lieu où elle s'est réfugiée, même si ce lieu est situé en Palestine là où l'etat d'Israel a été créé, est considérée comme absente; il suffit au législateur israélien que la personne (forcément non-juive) ait quitté son lieu de résidence ordinaire pour qu'elle soit absente au regard de la Loi, celle qui était absente du pays entre le 29 novembre 1947 – date de la résolution du partage de la Palestine – et le 19 mai 1948 – date de proclamation de l'état d'urgence en Israel – soit une durée de cinq mois et vingt jours, est considérée comme absente même si elle a réussi à revenir au pays après le 19 mai 1948….

L'alinéa (c) du même article donne une définition du citoyen palestinien tout en veillant à offrir la nationalité palestinienne à tous ceux qui sont entrés clandestinement dans le pays et qui n'avaient pas d'autre nationalité ou dont la nationalité n'était pas claire.
Rappelons que les lois en vigueur à l'époque du mandat Britannique fixaient un quota d'immigration juive et que des milliers de Juifs étaient entrés en Palestine avec de faux papiers ou clandestinement.

(c) "Palestinian citizen" means a person who, on the 16th Kislev, 5708 (29th November, 1947) or thereafter, was a Palestinian citizen according to the provisions of the Palestinian Citizenship Orders, 1925-1941, Consolidated(3), and includes a Palestinian resident who, on the said day or thereafter, had no nationality or citizenship or whose nationality or citizenship was undefined or unclear;

(c) Le terme "citoyen palestinien" désigne toute personne qui, à la date du 29 novembre 1947 ou à une date postérieure, était un citoyen palestinien conformément aux dispositions des ordonnances de 1925-1941 relatives à la nationalité palestinienne ainsi que tout résident en Palestine qui, à la date précitée ou à une date postérieure, n'avait pas de nationalité ou de citoyenneté ou dont la nationalité ou la citoyenneté était indéterminée ou imprécise ;

Examinons les autres définitions :

(d) "body of persons" means a body constituted in or outside Palestine, incorporated or unincorporated, registered or unregistered, and includes a company, partnership, cooperative society, society under the Law of Societies of the 29th Rajab, 1327 (3rd August, 1909) and any other juridical person and any institution owning property;

(d) "groupes de personnes" signifie un groupe formé en Palestine ou à l'étranger, constitué en société ou non, et comprend les enterprises, sociétés, sociétés cooperatives et associations aux termes de la loi sur les sociétés du 3 août 1909 ainsi que toute autre personne juridique et toute institution possédant des biens ;

(e) "absentees' property" means property the legal owner of which, at any time during the period between the 16th Kislev, 5708 (29th November, 1947) and the day on which a declaration is published, under section 9(d) of the Law and Administration Ordinance, 5708-1948, that the state of emergency by the Provisional Council of State on the 10th Iyar, 5708 (19th May 1948), has ceased to exist, was an absentee, or which, at any time as aforesaid, an absentee held or enjoyed, whether by himself or through another; but it does not include movable property held by an absentee and exempt from attachment or seizure under section 3 of the Civil Procedure Ordinance, 1938(4);

(e) "Propriété des Absents' signifie un bien dont le propriétaire légal, à un moment quelconque au cours de la période comprise entre le 29 novembre 1947 et le jour où une déclaration a été publiée en vertu de l'article 9 (d) de l'ordonnance relative à l'administration et à la justice de 1948 disant que l'état d'urgence proclamé par le conseil d'état provisoire le 19 mai 1948 a cessé d'exister, était absent ou un bien qui, à un moment donné pendant la période précitée, a été détenu par un absent soit directement ou par l'intermédiaire d'une autre personne ou dont il a bénéficié.
Sont toutefois exclus du champ d'application de la loi, les biens mobiliers détenus par un absent et dispensés de toute saisie ou contrainte aux termes de l'article 3 de l'ordonnance de 1938 relative à la procédure civile ;

(f) "vested property" means property vested in the Custodian under this Law;

(f) "biens séquestrés" signifie la propriété dévolue au Custodian aux termes de la présente Loi;

(g) "held property" means vested property actually held by the Custodian, and includes property acquired in exchange for vested property;

(g) "propriété sous séquestre" signifie un bien sequester effectivement détenu par le Custodian et comprend les biens acquis en échange d'un bien séquestré;

(h) "released property" means property released under section 28;

(h) "propriété cédée" signifie un bien qui est transféré aux termes de l'article 28;

(i) "area of Israel" means the area in which the law of the State of Israel applies;

(i) "Territoire d'Israel" signifie le territoire sur lequel s'applique l'autorité de l'Etat d'Israel;

(j) "bill" means a bill of exchange, a cheque, a promissory note or any other negotiable instrument.

(j) "effet" signifie lettre de change, chèque, billet à ordre ou tout autre effet négociable;

L'article 2 dispose que c'est le Ministre des Finances qui désigne le conseil de tutelle pour la prorpriété des Absents :

2. (a) The Minister of Finance shall appoint, by order published in Reshumot, a Custodianship Council for Absentees' Property, and shall designate one of its members to be the chairman of the Council. The chairman of the Council shall be called the Custodian.

2. (a) Le Ministre des Finances désignera, par arrêté publié dans le Reshumot, un Conseil de Tutelle pour la Propriété des Absents et en désignera l'un des membres qui sera nommé Custodian pour assurer la présidence dudit Conseil.

Les autres alinéas de l'article 2 définissent le statut légal du Custodian, le président élu démocratiquement par les membres du Conseil de Tutelle de la Propriété des Absents, ses droits et ses devoirs comme suit :

(b) The Custodian may bring an action and institute any other legal proceeding against any person and be a plaintiff, defendant or otherwise a party in any legal proceeding.
(c) The Custodian is entitled to be represented in any legal proceeding by the Attorney-General or his representative.
(d) When the Custodian ceases to hold office, his functions, powers, rights ,and duties shall automatically pass to the Minister of Finance; when another person is appointed Custodian, the said functions, powers, rights and duties shall automatically pass to him, and so on from Custodian to Custodian.


(b)Le Custodian pourra intenter un process ou engager toute autre procedure légale à l'encontre de toute personne et être partie, plaignant ou défenseur dans toute procédure légale.
(c) Le Custodian pourra se faire représenter dans toute procédure légale par l'Attorney Général ou son mandataire.
(d) Lorsque le Custodian cessera d'exercer ses fonctions, ses pouvoirs, droits et devoirs seront automatique dévolus au Ministre des Finances puis transmis automatiquement au nouveau Custodian qui aura été désigné et ainsi de suite de Custodian en Custodian.

En réalité, le département de tutelle de la Propriété des Absents est l'un des départements du Ministère des Finances, il est évident que le Custodian ne peut qu'appliquer la politique gouvernementale. Il est fonctionnaire.

L'article 3 dispose :

3. (a) The Custodian may, with the written approval of the Minister of Finance, appoint inspectors of absentees' property and delegate to any of them any of his powers, except the power to appoint inspectors. A notice of the appointment and scope of powers of every inspector shall be published by the Custodian in Reshumot.
(b) The Custodian may appoint agents for the management of held property on his behalf and may fix and pay their remuneration.
(c) The Custodian may appoint officials and other employees, whose status shall be the same as that of other State employees.


Nomination des inspecteurs, agents et employés.

3.(a) Le Custodian pourra, avec l'autorisation écrie du Ministre des Finances, nommer des inspecteurs de la Propriété des Absents et leur déléguer certains de ses pouvoirs à l'exception de celui de nommer des inspecteurs. Le Custodian fera publier dans le Reshumot l'avis de nomination et l'étendue des pouvoirs de chaque inspecteur désigné.

(b) Le Custodian pourra nommer des agents chargés de la gestion des biens séquestrés qui agiront en son nom, il pourra décider le montant de leur rémunération et la leur verser.

© Le Custodian pourra désigner des fonctionnaires et d'autres employés dont le statut sera le même que celui des autres employés de l'etat.

L'article 4 définit la propriété objet de cette loi que nous pouvons résumer en une phrase : "Tout ce qui est propriété de ceux qui ont été expulsés."
En voici le texte :


4. (a) Subject to the provisions of this Law -
(1) all absentees' property is hereby vested in the Custodian as from the day of publication of his appointment or the day on which it became absentees' property, whichever is the later date;
(2), every right an absentee had in any property shall pass automatically to the Custodian at the time of the vesting of the property; and the status of the Custodian shall be the same as was that of the owner of the property.
(b) The proceeds of vested property shall be dealt with like the vested property yielding the proceeds.
(c) Vested property -
(1) shall remain vested property so long as it has not become released property under section 28 or ceased to be absentees' property under section 27;
(2) may be taken over by the Custodian wherever he may find it.


4. (a) Sous reserve des dispositions de la présente Loi :

(1) Tous les biens des Absents sont dévolus au Custodian à partir de la date de publication de sa désignation ou de la date à laquelle le bien est devenu bien d'un Absent. La date la plus éloignée étant celle retenue ;
(2) Tous les droits de l'Absent avait sur un bien seront automatiquement transmis au Custodian au moment de la dévolution du bien de ce dernier. Le statut du Custodian sera le même que celui du propriétaire du bien.

(b) Les revenus des biens séquestrés auront le même statut que les biens qui les produisent.

(c) Les biens séquestrés
(1) le resteront tant qu'ils n'auront pas été transférés aux termes de l'article 28 ou qu'ils n'auront pas cessé d'être propriété des Absents aux termes de l'article 27:
(2) pourront être pris par le Custodian où qu'ils se trouvent.

Dans l'alinée (d) de l'article 4, le législateur israélien reconnaît que certains biens ont été confiqués alors que les propriétaires n'étaient pas absents, selon les dispositions de cet alinée, ces biens restent entre les mains du Custodian.

En ce qui concerne "en échange d'autres biens", nous croyons qu'il s'agit de terrains proposés par l'Etat à certains Palestiniens expulsés de leurs villages et qui n'étaient pas partis hors des frontières de l'Etat d'Israel.

Il y a en effet des palestiniens qui sont restés dans les villages envorinnants et se sont installés sur les propriétés d'autres Palestiniens déjà partis ou sur des terrains communaux.

Le gouvernement a alors considéré qu'ils avaient le droit de s'installer sur des terrains qui appartenaient à d'autres Palestiniens réellement absents en échange des biens qui leur avaient été saisis.

Sources
ISM

Posté par Adriana Evangelizt

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Mon, 22 Sep 2008 21:56:20 GMT http://palestine.activblog.com/article-254289.html
Esclavage en Israël, la traite post-moderne http://palestine.activblog.com/article-254284.html
D’après un rapport du Département d’État étasunien pour l’année 2007, Israël continue d’être l’une des destinations favorites pour le trafic des femmes qui travaillent dans l’industrie du sexe ainsi que pour celui des esclaves modernes, celui des travailleurs migrants.

Depuis qu’Israël est mis sous observation du dit Département, l’intensité de la traite des blanches aurait quelque peu faibli selon des estimations établies par le gouvernement israélien. Celui-ci a inscrit dans la législation la possibilité d’obtention d’un visa de réhabilitation d’une année pour les prostituées ce qui permet à Israël d’être classé au niveau 2 des pays qui tentent de contrecarrer la traite des blanches par l’adoption de dispositifs législatifs au lieu du grade 3 d’indifférence législative dans lequel il était rangé. Cette classification est importante car les US(a) étant un pays où la bureaucratie est toute puissante, un niveau 3 implique des sanctions économiques et un traitement cosmétologique de cette indignité convient parfaitement à l’hypocrisie moderne occidentale qui prévaut comme norme de la vertu et de la moralité.
Aucune mesure n’a été donnée de l’efficacité d’une telle procédure. L’assujettissement des femmes étrangères à leur propriétaire est total et leur recours à une démarche bureaucratique plus qu’improbable.   
Grand importateur de prostituées, Israël se distingue désormais en devenant un exportateur important de chair humaine en particulier vers l’Irlande et le Royaume-Uni.
Selon l’organisation Task Force of Human Trafficking, 10% des travailleuses du sexe sont des mineures.
Ce commerce très lucratif, à l’arrivée une femme est payée entre 50 000 et 100 000 $, est entre les mains à hauteur de 20% de la mafia russe et pour le reste d’Israéliens bon teint.
Il alimente les caisses de l’ État sous forme de taxes payées par les différents services qui participent au trafic de près ou de loin, depuis les taxis qui assurent les transport jusqu’aux prestataires de services dans les bordels sans compter le bakchich empoché par les officiers de police sans l ‘intéressement desquels le trafic ne pourrait se réaliser.

Aucun chiffre n’est disponible pour l’estimation réelle des travailleurs esclaves en Israël utilisés dans le bâtiment, l’agriculture et l ‘emploi domestique.
Cette nouvelle forme d’exploitation des migrants de pays ‘sous-développés’ et de pays du bloc de l’ex-URSS est liée à un visa accordé grâce à un contrat de travail où est explicité l’employeur. Dès leur arrivée, les migrants se voient confisqués leur passeport et leur téléphone. Ils sont souvent parqués dans des constructions qui leur sont affectées. Cette pratique est aussi largement usitée dans les pays du Golfe et en Arabie dite séoudienne.
La rupture du contrat de travail  signifie pour le migrant déportation immédiate. Ce qui donne lieu à des abus de la part des employeurs qui disposent par ailleurs d’un volant important de chômeurs.
Parmi ces esclaves, il est noté un nombre important de ‘suicides’ et de morts violentes inexpliquées.
Il est aisé de comprendre comment l’économie israélienne se dispense d’employer les travailleurs palestiniens et ne souffre pas des restrictions de déplacement entre les Territoires et la partie de la Palestine nommée Israël depuis 1948.

Le CESEDA , le code d’entrée et du séjours des étrangers et du droit d’asile tel qu’introduit par Sarkozy ministre de l’intérieur et candidat dans les raffinements qui lui ont été apportés en 2004-2005,  a bien pu trouver son inspiration outre Méditerranée.Convergence des Causes.6 septembre 2008
Sources Convergence des Causes
 
Posté par Adriana Evangelizt
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Mon, 22 Sep 2008 21:19:40 GMT http://palestine.activblog.com/article-254284.html
Faire-part de décès : Mort de l'Agence Juive http://palestine.activblog.com/article-254282.html

Faire-part de décès : Mort de l'Agence Juive


Par Convergence des Causes

"Car que l’on ne s’y trompe pas, l’occupation et le gouvernement sionistes ne datent pas de 1948 mais bien de 1922, date à laquelle la Société des Nations a confié la Palestine au Royaume-Uni afin qu’il y établisse un foyer national juif selon la promesse faite au banquier Rothschild signée de Lord Balfour en 1917. "

L’acte de décès de l’Agence Juive a été établi. Créée en 1929 sous la dépendance de l’Organisation Sioniste Mondiale, elle a constitué de fait le pouvoir exécutif de l’OSM qui prenait part aux côtés du gouverneur britannique au gouvernement à la gestion des affaires intérieures de la Palestine mandataire.

Car que l’on ne s’y trompe pas, l’occupation et le gouvernement sionistes ne datent pas de 1948 mais bien de 1922, date à laquelle la Société des Nations a confié la Palestine au Royaume-Uni afin qu’il y établisse un foyer national juif selon la promesse faite au banquier Rothschild signée de Lord Balfour en 1917.

L’Agence Juive avait pour tâche essentielle affichée de recruter des Juifs de par le monde afin qu’ils viennent élire domicile en Palestine arabe et d’y faciliter leur installation. Elle se transforme en véritable gouvernement avec une police, un département diplomatique et une armée, la Haganah, qui de ‘clandestine’ devient officielle depuis sa participation à l’écrasement de la Grande Révolte palestinienne qui a duré de 1935 à 1939 par l’armée britannique.

Faire venir des Juifs européens a été la priorité de l’Agence Juive sous la direction de Arlozorof assassiné par une branche fasciste sioniste menée par Jabotinsky en 1933 alors qu’il discutait avec le gouvernement de Hitler des modalités de transfert d’argent des Juifs allemands puis sous celle de Ben Gourion.

C’est ce même Ben Gourion qui prononcera le 14 mai 1948 la création de l’entité sioniste dont il devient le premier Premier ministre.

C’est l’Agence Juive elle-même qui a déclaré sa propre mort en cédant à une organisation privée Nefesh B’Nefesh la prérogative de devenir l’unique interlocuteur des aspirants émigrants juifs depuis l’Amérique du Nord, US(a) et Canada, vers Israël à la fin de ce mois d’août 2008.

En effet malgré toutes les conspirations et l’ardeur de l’Agence au travers de ses multiples organes de propagande dont le métier mise à imaginer et répandre par les mass medias des événements qui accréditent la thèse majeure du sionisme, à savoir l’existence antisémitisme irréductible qui met en danger imminent les juifs de la ‘Diaspora’, le nombre des immigrants restent très en deçà du 1/5 prévu par Sharon et son enthousiaste équipe d’un million tous les 10 ans.

En effet, le ministère de l’immigration et de l’intégration enregistre moins de 18 000 immigrants par an.

Le régime de Tel Aviv a interdit l’Alyah des Éthiopiens.

Très peu de Russes ou d’Ukrainiens ou de juifs originaires des autres républiques de l’ex-URSS demandent leur installation en Israël.

Les Juifs d’Iran ne désirent pas quitter leur pays d’origine, quant aux Sud Africains, s’ils émigrent c’est désormais vers l’Australie.

Prenant prétexte d’un déficit budgétaire d’à peine 30 millions de dollars, en raison de l’amoindrissement des dons (déductibles des impôts) des sionistes essentiellement étasuniens, l’Agence s’est sabordée. Cette politique est cohérente avec la privatisation de tous les aspects de la vie publique préconisée par l’idéologie du capitalisme financier, religion dominante à l’échelle mondiale.

L’entité sioniste née grâce à des théories raciales aberrantes et rendue possible grâce à une économie capitaliste et des banques comme celle des Rothschild peut-elle survivre aux contradictions auxquelles est parvenu ce capitalisme prédateur de la planète ?

Sources Convergence des Causes

Posté par Adriana Evangelizt

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Mon, 22 Sep 2008 20:41:08 GMT http://palestine.activblog.com/article-254282.html
Le Rapport Koenig http://palestine.activblog.com/article-254278.html

Le Rapport Koenig


Par Ilan Halevi


Extraits de "Sous Israël, la Palestine" de Ilan Halevi, publié en 1984 aux éditions Le Sycomore. Ilan Halevi est représentant du Fatah auprès de l'Internationale Socialiste et conseiller politique du Ministère palestinien de la Coopération Internationale.

Se croyant protégé par l'intimité et le secret du circuit administratif, Israël Koenig, employé modèle qui écrit des rapports alarmistes alors que d'autres ne pensent qu'à s'en mettre plein les poches, rédigea un document volumineux qu'il déposa sur le bureau du ministre de l'Intérieur. Sa divulgation, en septembre, par le quotidien du Mapam Al Ha-Mishmar, devait provoquer en Israël un véritable scandale, mais pas la moindre réaction officielle.
M. Koenig n'a pas été suspendu de ses fonctions, ni même désavoué, et la presse s'est surtout attachée à dénoncer les organisateurs de la "fuite".

Il convient de lire attentivement le "rapport Koenig" - fenêtre ouverte sur l'intérieur de la tête d'un administrateur colonial israélien, modèle 1976.


LE RAPPORT KOENIG


INTRODUCTION GENERALE


1 - Jusqu'à une époque toute récente, les gens chargés de l'administration de la population arabe en Israël étaient généralement d'accord pour penser que les Arabes avaient pris définitivement leur parti de l'établissement de l'Etat, et se trouvaient, dans leur grande majorité, en bonne voie d'identification avec lui et d'intégration dans ses diverses institutions.

C'est ainsi, du moins, que les choses étaient présentées par les responsables et ceux qui sont proches des milieux arabes en Israël.

2 - Dernièrement, certains événements sont venus jeter un doute sur ces allégations, et mettre en question le loyalisme d'une partie importante de la population arabe à l'égard de l'Etat - au niveau de son existence même.

Il est vrai que des doutes avaient déjà été formulés, il y a plusieurs années et pour les raisons exposées plus loin, quant à cette analyse de la situation et à la manière de traiter les Arabes. Mais ces opinions étaient en contradiction avec celle des "arabistes" et ne furent pas retenues.

Il nous semble évident aujourd'hui qu'il y a lieu de discuter sérieusement des axiomes admis, tout récemment encore, comme données de base.

3 - Après la fondation de l'Etat, ce qui restait sur le territoire de population arabe, se trouvait pratiquement sans leadership. Une minorité se trouvait ainsi constituée qui devait s'adapter à la réalité de l'Etat juif - lequel était alors en état de guerre, et de guerre victorieuse, contre les Etats voisins.

Le gouvernement militaire, chargé du contrôle de cette population, fonda sa domination sur des "notables" et pénétra par leur intermédiaire dans la structure de la société arabe, basée sur les clans familiaux. L'abolition du gouvernement militaire eut pour effet d'affaiblir l'autorité de ces notables et de ceux qu'ils représentaient. La disparition progressive de la dépendance de l'individu à l'égard de l'institution (...) a permis à la jeune génération de prendre conscience de sa force, dans le cadre d'une société démocratique et dans une période de mutation où la société arabe passait du modèle agricole à celui d'une société industrielle, avec toutes les conséquences que cela implique sur le plan social.

De plus, la "révolte" de la jeune génération a souvent obligé la génération précédente à rejoindre le camp des rebelles, et c'est l'Etat qui est devenu la cible de leurs attaques, étant donné que rien n'avait été prévu pour assurer de façon adéquate leur dépendance vis-à-vis de la société juive. Il faut dire également que nous avons nous-mêmes encouragé cette tendance, par nos efforts pour attirer, par divers moyens, les rebelles de notre côté.

Au cours des années 1950, la société arabe était totalement dépendante de l'économie juive, qui dut s'ouvrir largement aux Arabes à cause du manque de travailleurs manuels juifs. Il en résultat la création d'une couche de population économiquement solide, sur laquelle reposent maintenant dans une certaine mesure, l'économie et le fonctionnement du pays.

4 - Au moment où fut aboli le gouvernement militaire, l'Etat confia l'administration de la population arabe à des fonctionnaires parlant l'arabe, et choisit comme leaders, pour elle, des gens souvent brutaux, qui assuraient leur situation par leur capacité à obtenir des faveurs pour eux-mêmes et leurs proches.

Ce faisant, nous avons négligé de nous occuper des problèmes sociaux qui se posaient dans le secteur arabe, et de prévoir un plan à long terme susceptible de transformer les Arabes en citoyens loyaux.

Le critère adopté pour choisir ceux qui avaient à s'occuper des affaires arabes à tous les niveaux - politique, militaire, policier et civil - était basé sur leur affinité avec la mentalité arabe.

Ils ne furent pas toujours distingués pour leur efficacité et leur intelligence - qui était souvent inférieure à celle des gens dont ils avaient la charge - et n'ont pas su garder l'indépendance d'esprit qui leur eût permis d'analyser correctement les symptômes inquiétnts d'une part et de résoudre d'autre part les problèmes de façon objective dans l'intérêt à long terme de la nation juive.

5 - Le district nord, où se trouve concentrée la majeure partie des Arabes d'Israël, apporte, du fait des relations de voisinage et l'imbrication des deux populations, une illustration des problèmes qui se posent aujourd'hui, et des perspectives d'avenir - proche et lointain.

L'un des phénomènes les plus inquiétants est l'absence de tolérance manifestée par le Juif moyen à l'égard du citoyen arabe ; dans certains cas, cela peut aller jusqu'à une véritable haine qu'une excitation quelconque peut à tout moment faire déboucher sur une explosion incontrôlée des deux côtés, avec toutes les conséquences néfastes que cela suppose, dans le pays même comme à l'étranger.

Un facteur déterminant de la cristallisation de cet état d'esprit passionnel dans la population juive a été la rupture, dans les régions du Nord, de l'équilibre démographique au profit des Arabes - ce que chaque Juif ressent individuellement, avec une sorte d'angoisse.

Nous nous proposons ici d'aborder les points suivants :

1 - Le problème démographique et les diverses expressions du nationalisme arabe.

2 - La nature du leadership arabe et ses conséquences.

3 - L'économie et l'emploi.

4 - L'éducation.

5 - L'application de la loi.


1 - PROBLEME DEMOGRAPHIQUE ET EXPRESSIONS DU NATIONALISME ARABE

1 - Le taux de croissance de la population arabe en Israël est de 5,9 %, tandis qu'elle est de 1,5 % pour la population juive.

Le problème se pose avec une particulière acuité dans la région Nord, où se trouve concentrée une grande partie de la population arabe. Vers le milieu de 1975, cette population comptait dans cette région 250 000 âmes, tandis que la population juive se montait à 269 000 personnes.

Un examen détaillé de ces données, par circonscription, montre que les Arabes représentent en Galilée occidentale 67 % de la population totale, et 48 % dans la vallée de Jézréel. (Les deux communautés se sont accrues dans ces régions, pour l'année 1974, de 759 personnes du côté juif, et de 9 035 du côté arabe.)

A un tel rythme de croissance, les Arabes peuvent constituer en 1978 plus de 51 % de la population de cette région.

Face à cette situation, les nationalistes arabes ont l'impression - et c'est aussi la mienne - que leur taux de croissance en Galilée est une menace pour notre capacité à contrôler la région, et ouvre des possibilités de pénétration éventuelle à des forces militaires venues du Nord, en même temps qu'il renforce le nationalisme des Arabes d'Israël.

2 - Cette vague de nationalisme dans la population arabe israélienne date de la guerre des six jours. La politique d'échanges avec la Cisjordanie, de ponts ouverts avec la Jordanie, a favorisé les contacts entre les Arabes de Judée et de Samarie, les Palestiniens de Transjordanie et les Arabes d'Israël, ce qui les incite à relever l'échine et à se rassembler autour de slogans nationalistes dirigés contre Israël.

Ce processus, qui était inévitable, a encore été renforcé par le résultat de la guerre du Kippour et les événements qui ont suivi, et se sont traduits par la reconnaissance de l'OLP comme porte-drapeau de la lutte en ce qui concerne le problème palestinien. Récemment, on a même commencé à évoquer la résolution de l'O.N.U. de 1947, concernant les frontières d'Israël, et selon laquelle une grande partie de la région Nord n'était pas incluse dans les limites de l'Etat.

L'Arabe israélien a cessé d'être passif : il est passé à un stade du nationalisme qui s'est exprimé, de façon surtout verbale, dans des occasions telles que :

- la visite du Premier ministre à Nazareth, il y a environ un an ;

- l'adoption de slogans exprimant l'identification avec l'OLP, au cours de manifestations étudiantes et en d'autres occasions ;

- la prise de position des étudiants arabes dans les universités à propos de la question des tours de garde ;

- les manifestations nationalistes au moment des élections municipales à Nazareth ;

- la mobilisation exceptionnelle et imprévue des habitants de Nazareth pour payer leurs arriérés d'impôts locaux afin d'aider le Rakah dans sa gestion de la ville ;

- le meeting de protestation organisé dans le village de Sakhnine, le 14 février 1975, au cours duquel le président du conseil local de Tamra a déclaré qu'Israël "avait lieu de craindre les Arabes d'Israël plus encore que ceux de l'extérieur" ;

- les décisions adoptées au cours d'un meeting à Nazareth, le samedi 6 mars 1975 :

a) proclamation d'une grève générale de toute la population arabe d'Israël pendant une journée intitulée "journée de la Terre",

b) appel à la population arabe, lui enjoignant de ne pas se contenter d'une protestation passive, mais de "protester en luttant, et de ne cesser la lutte qu'une fois la victoire acquise",

c) grève de la faim devantle siège des Nations Unies, comme certains le font à propos des Juifs d'URSS,

d) déclaration selon laquelle "le gouvernement est dans une maison de verre et nous serons les premiers à jeter des pierres pour la briser",

e) déclaration du président du conseil local de Me'iliyye, Mass'ad Qassis, pourtant considéré comme un élement positif, et qui avait été élu sur une liste apparentée au Parti du travail : "De quel droit le gouvernement peut-il se prévaloir pour confisquer des terres dans une région qui, selon le Plan de partage de l'O.N.U. en 1947, ne faisait pas partie du territoire israélien ?"

Ce sont là les signes d'une évolution relativement récente, qui reflètent la volonté d'une partie déterminante de la population arabe de manifester contre l'establishment et l'administration israélienne, fût-ce verbalement - et qui marquent une aggravation certaine en regard du comportement de cette population par le passé.

Les victoires internationales des Palestiniens et les progrès du nationalisme arabe en Israël même, soulignent la nécessité de prendre à bras-le-corps le problème arabe, qui ne cessera de s'aggraver tant que le Rakah sera le seul parti à canaliser l'opposition à l'establishment. (Il faut se souvenir que le mot "Israël" ne figure pas dans le sigle du Rakah, et ce n'est pas le fait du hasard).

PREVISIONS

a) La croissance rapide de la population arabe (qui est passée de 150 000 en 1948 à 430 000 en 1975) renforce ce nationalisme et donne aux Arabes l'impression que le temps travaille pour eux. C'est le cas en particulier dans le nord du pays, où leur présence physique s'impose avec continuité sur de larges zones.

b) La conquête par le Rakah d'institutions "para-gouvernementales" telles que les conseils locaux confère une base légale à une activité politique nationaliste, qui est menée ouvertement et clandestinement, selon les méthodes qui étaient en usage parmi les colons juifs avant la création de l'Etat, ou les méthodes communistes éprouvées dans le monde entier.

En fait, bien que le Rakah soit en mesure de contrôler dès à présent un certain nombre de conseils locaux, il se garde délibérément de faire valoir son pouvoir, faute de cadres et d'organisation suffisants.

A notre avis, les étudiants originaires des villages du Nord, qui, de plus en plus nombreux, vont faire leurs études dans les pays d'Europe orientale avec des bourses du Rakah, sont destinés à devenir ces futurs cadres.

c) Il existe un danger sérieux que, dans la décennie à venir, les Arabes prennent le contrôle, démographiquement et politiquement, de St-Jean d'Acre et de la région de Nazareth.

d) Il faut envisager la possibilité de voir, à un certain stade de cette activité politique hostile à l'Etat, surgir la revendication d'un référendum dans le nord du pays où la population arabe est majoritaire. Cette action serait téléguidée de l'extérieur, mais elle pourrait être soutenue par des gauchistes nationalistes au sein de la population juive elle-même.

e) On peut également s'attendre à ce qu'à un moment donné, le Rakah ou les nationalistes se livrent à des provocations, dans le but de susciter une explosion de la part d'éléments juifs incontrôlés et de créer ainsi une situation qui introduise le problème de la situation des Arabes en Israël dans les forums internationaux, et oblige les éléments arabes modérés à s'identifier aux extrémistes, à l'intérieur et à l' extérieur de l'Etat.

f) On peut déjà discerner une action concertée des Arabes pour l'achat de biens immobiliers dans la région Nord. Le fait est flagrant à Nazareth-la-haute (Nazareth Ilith) et à St-Jean d'Acre, et des signes inquiétants existent dans la vallée de Jézréel.



PROPOSITIONS

a) Elargir et intensifier la colonisation juive dans toutes les régions où la population arabe est installée d'une manière continue, et examiner les possibilités de clairsemer les concentrations arabes déjà existantes. Une attention toute particulière doit être apportée en ce domaine aux zones qui jouxtent la frontière nord-ouest et à la région de Nazareth. Parallèlement, il importe d'appliquer rigoureusement les lois qui peuvent empêcher l'établissement de colonies arabes dans diverses parties du pays.

b) Dans le même temps, mettre en place, à St-Jean d'Acre et à Nazareth-la-haute (Ilith), un leadership juif capable de faire face aux développements inquiétants que nous venons d'exposer.

c) Instaurer une politique de récompense et de sanctions (dans le cadre de la loi) à l'égard des responsables et des localités qui manifesteraient, d'une manière ou d'une autre, leur hostilité à l'égard de l'Etat ou du sionisme.

d) Pour retirer des mains du Rakah le monopole de la lutte nationale et de la représentation des Arabes d'Israël, et pour donner aux hésitants un moyen d'expression, il faut créer un parti, qui serait le symétrique du Parti du travail, et insisterait sur les notions d'égalité, d'humanisme, de culture et de langue, et de la paix au Moyen-Orient. Les institutions israéliennes doivent se préparer à exercer une présence occulte et le contrôle dans ce parti.

e) Etablir et maintenir une coordination constante et absolue entre les divers ministères, la Histadrouth et les autorités locales, en particulier à l'échelon opérationnel sur le terrain, et appliquer les décisions prises d'une manière implacable.

f) Déployer tous les efforts possibles pour amener tous les partis sionistes à s'entendre sur un consensus national au sujet des Arabes d'Israël, afin de les exclure des conflits politiques internes.



2 - NATURE DU LEADERSHIP ARABE ET SES CONSEQUENCES

1 - La population arabe qui est restée dans le pays après la création de l'Etat s'est trouvée transportée au sein d'une société juive démocratique et ouverte, mais elle ne s'y est pas intégrée, en ce qui concerne les modes de pensée, les coutumes et l'ouverture vers l'extérieur.

Ceux des Juifs à qui fut confiée la charge de cette population, dans le but de lui inculquer la loyauté à l'égard de la société juive, échouèrent dans leur tâche. Tout semble au contraire indiquer qu'on a maintenu cette population dans une situation isolée et marginale, tout en sollicitant, d'une manière "sélective", ses attentions et ses bonnes grâces.

Mais dans le même temps, on parlait du matin au soir d'égalité et d'intégration : un langage qui était contredit par les actes. Une telle politique ne tenait pas compte du caractère arabe, levantin et superficiel, qui ne va pas au fond des choses, et dans lequel l'imagination joue un rôle plus important que l'exercice de la raison.

Cette politique ambiguë et contradictoire a trouvé son expression la plus frappante dans la manière de nommer les représentants et les dirigeants de cette population. On n'a vu jusqu'ici aucune personnalité arabe positive accéder à un poste qui dépasse le niveau local.

La société arabe en Israël, aux prises avec un processus laborieux de mutation qui fait passer au stade industriel cette société de type agricole, était hiérarchisée depuis des générations. Et dans le même temps, elle voit se désintégrer ses structures familiales, religieuses et sociales, et subit les difficultés qui se posent à l'échelon national.

Cette incertitude est grave, et elle place chaque individu devant des options qui peuvent être d'une importance cruciale. Une société en pareille mutation a besoin de dirigeants qui sachent donner l'exemple, et soient capables de répondre à ceux qui se posent des questions, et de les orienter vers des solutions raisonnables, sur le plan de la vie publique comme sur celui de la vie personnelle.

Or jusqu'ici, nous l'avons déjà dit, tels n'étaient pas les critères utilisés pour choisir ces dirigeants, et c'est souvent aux gens les plus brutaux, les plus "forts en gueule" et parfois les moins honnêtes qu'on a confié le soin de représenter les Arabes d'Israël.


2 - La seconde génération, qui a grandi dans la société israélienne et qui tente, même de façon superficielle, d'adopter le mode de vie israélien, ne peut que rejeter de tels dirigeants.

Des indices de cette attitude étaient déjà perceptibles il y a dix ans, et il eût alors été du devoir des "préposés" de dégager des personnalités qui soient à la fois acceptables pour cette jeune génération, et loyales à l'égard de l'Etat.

Qu'une telle négligence soit le fait d'une incapacité ou d'un calcul, ses conséquences risquent d'être catastrophiques. Le dégoût qu'inspirent les gens choisis pour être des leaders est l'un des facteurs principaux de la détérioration que nous constatons aujourd'hui (voir les élections de Nazareth).



PREVISIONS

a) Le conflit entre ceux qui détiennent les titres de toutes sortes et la génération rebelle ira en s'approfondissant, tandis que les premiers tenteront de s'accrocher à l'establishment, à la Histadrouth et aux partis.

b) Il en résultera que la lutte pour le pouvoir et le prestige se transformera en lutte contre le régime et l'Etat, la majorité des Arabes passant de plus en plus dans le camp de la rébellion.

c) Les éléments hostiles exploiteront au maximum cette crise interne ; ils s'appuieront sur elle pour mener leur combat, et on en verra les répercussions dans les divers forums, en Israël et à l'étranger, où elle sera présentée comme une lutte sociale et nationale.

d) A notre avis, si cette détérioration se poursuit, au rythme actuel, le Rakah pourra gagner dix sièges aux prochaines élections à Nazareth.


PROPOSITIONS

a) Agir avec audace, et écarter la plupart de ceux qui sont actuellemetn chargés des affaires arabes, dans l'appareil d'Etat, la police et les partis, y compris au niveau des centres de décision politique.

b) Se débarrasser des actuels leaders arabes, qui ne représentent pas authentiquement la population arabe, et insister sur le fait que l'establishment ne s'identifie pas à eux.

c) Ceux qui seront chargés des affaires arabes devront se mettre immédiatement à la tâche, pour trouver de nouvelles personnalités, d'un niveau intellectuel convenable, qui soient honnêtes, et douées de qulaités charismatiques. Ils devront les aider à mettre sur pied le parti arabe mentionné plus haut.

d) Charger une équipe spéciale (Services de renseignements généraux) de faire des enquêtes sur la vie personnelle des dirigeants du Rakah et autres éléments négatifs, et porter à la connaissance des électeurs le résultat de ces enquêtes.

e) Prendre des mesures individuelles contre toute personnalité négative, à tous les niveaux et dans toutes les institutions.



3 - ECONOMIE ET EMPLOI

1 - La population arabe n'a pas été laissée à l'écart du développement et de la prospérité croissante dont jouit la population israélienne depuis la création de l'Etat.

L'amélioration de la situation pour les Arabes est d'autant plus sensible que ce sont les plus pauvres qui sont généralement restés sur le territoire israélien après les hostilités de 1948-1949.

Le fossé qui existe entre l'offre et la demande de main-d'oeuvre dans toutes les branches de l'économie - surtout dans le bâtiment, les garages, et les métiers manuels en général - et la dépendance où se trouve le pays à l'égard de cette main-d'oeuvre, ont suscité chez les Arabes un sentiment de leur puissance qui a utilisé par les éléments hostiles au régime.


2 - L'entraide qui unit les différents membres d'une famille, et le peu d'intérêt manifesté par les Arabes pour des investissements productifs une fois qu'ils ont atteint un niveau de vie moyen, sont des facteurs qui ont contribué à l'accumulation entre leurs mains d'un surplus de capital liquide considérable, qui est généralement dissimulé aux autorités fiscales.

Il faut souligner ceci : alors que la population arabe en Israël constitue aujourd'hui 14 % de la population totale, et qu'elle n'est pas touchée par l'interruption de travail consécutive au service militaire de trois ans, le total des impôts qu'elle paye ne dépasse pas 1,5 % du total des impôts perçus en Israël.

La composition de cette population par couche d'âge est également importante : plus de la moitié est composée de jeunes en âge de travailler. Il faut ajouter à ces facilités les allocations de l'Etat aux familles de plus de deux enfants, ce qui est le cas de 95 % des familles arabes en Israël.


3 - Un autre sujet d'inquiétude existe dans la région Nord, en raison de la grande concentration de population arabe : les usines construites à l'aide d'investissements énormes de l'Etat, afin d'accroître la population juive dans cette région, emploient en fait une proportion de 25 à 50 % d'Arabes.

Les diverses assurances, économiques et sociales, qui libèrent l'individu et la famille du souci de la subsistance et des pressions quotidiennes, donnent aux Arabes le loisir de se livrer à des réflexions sociales et nationalistes qui sont exploitées par les éléments hostiles à des fins d'agitation, en même temps qu'elles leur confèrent un sentiment de puissance qui augmente leurs velléités de révolte.


PREVISIONS

a) La concentration de capital - généralement "noir" - détenu par les Arabes, et que l'on peut évaluer à plusieurs centaines de millions de livres israéliennes, porte un préjudice à l'économie tout entière, mais il risque en plus de fournir une réserve pour les collectes de fonds qui pourront être effecutées un jour, par des organisations hostiles (nous avons déjà mentionné l'auto-mobilisation des habitants de Nazareth pour aider la nouvelle municipalité).

b) La proportion croissante d'ouvriers arabes dans les usines risque d'accentuer la tension entre Juifs et Arabes, et de déboucher sur des incidents violents et incontrôlables. Il existe également une possibilité que le Rakah prenne le contrôle des comités d'entreprise.

c) Ce contrôle arabe renforcé sur certaines branches de l'économie augmente les possibilités de grèves, de refus de coopérer, qui présentent pour l'Etat un sérieux danger, à la fois économique et politique.

d) On peut s'attendre à des difficultés grandissantes dans le recrutement de la main-d'oeuvre juive, spécialement dans le Nord, où existe le plus impérieux des besoins d'accroître la population juive de toutes catégories sociales.


PROPOSITIONS

a) Chercher à conclure, dans les régions névralgiques, des accords adéquats avec les dirigeants des entreprises répondant aux normes fixées par la loi sur les investissements de capitaux, afin d'obtenir d'eux qu'ils limitent le nombre total des travailleurs arabes dans leurs entreprises à 30 % au maximum.

b) Que les autorités locales prennent des mesures énergiques et immédiates pour renforcer leurs moyens de contrôle et de perception des impôts, sans dérogation.

c) Parvenir à un accord avec les principaux agents de distribution de différents produits, pour neutraliser les distributeurs arabes (surtout dans le Nord), et rendre cette activité plus difficile d'accès pour eux, afin d'éviter que la population juive ne dépende d'eux, surtout en période de tension et dans une situation d'urgence.

d) Le gouvernement doit trouver le moyen de réduire le montant des allocations familiales aux familles nombreuses arabes, soit en indexant ces allocations sur les situations particulières, soit en retirant le soin de les distribuer aux services de l'Assurance nationale pour le confier à l'Agence juive et à l'Organisation sioniste mondiale, qui les réserveraient exclusivement aux familles juives.

e) Faire en sorte que les institutions centrales donnent toujours la préférence aux Juifs sur les Arabes, qu'il s'agisse de groupes organisés ou d'individus.

4 - EDUCATION

1- Les changements les plus voyants et les plus décisifs interenus dans la mentalité et le comportement des Arabes sont le résultat de l'extension du système d'éducation à cette population.

L'amélioration de la situation économique, ainsi que les garanties sociales octroyées aux individus et aux familles ont en effet favorisé un accroissement du nombre d'élèves arabes dans les lycées et les établissements d'enseignement supérieur.

Ce processus a lui-même stimulé l'application du régime de remboursement graduel des frais d'études (jusqu'à 66 %) dans les lycées. La politique d'aide financière et d'attribution de bourses d'études aux étudiants des universités a eu pour effet de mettre à la disposition des mouvements nationalistes, comme éléments activistes, des jeunes possédant une certaine instruction - même superficielle et provinciale.

Nous en avons eu la preuve avec les événements récemment survenus dans les universités.
Les responsables de ce secteur auraient dû prévoir cette éventualité. Il importe aujourd'hui de coordonner de façon rigoureuse l'action des diverses institutions et d'envisager les mesures à prendre à l'égard des candidats aux différents diplômes.


2 - L'adoption de critères de faveur pour l'admission des étudiants arabes dans les établissements d'enseignement supérieur, et l'orientation qui leur est donnée le plus souvent (sciences humaines, sciences politiques et sociales), jointes à un manque de prévision, quant aux difficultés pour la plupart d'entre eux de trouver un emploi, ont créé un large secteur d'"intellectuels" frustrés, qui éprouvent un grand besoin affectif de s'exprimer, et qui le font en s'opposant à l'Etat et à l'establishment israélien.

C'est là un problème d'autant plus sérieux que le nombre des diplômés d'universités dépasse 5 700, et que plus de 2 500 étudiants arabes sont actuellement dans les établissements d'enseignement supérieur.


PREVISIONS

a) La difficulté de reconnaître l'infériorité professionnelle accentuera ce sentiment de frustration, tandis que le nombre des étudiants arabes augmentera à un rythme de plus en plus rapide.

b) Etant donné le caractère levantin des Arabes et la dynamique sociale que nous venons d'évoquer, on peut s'attendre à ce que cette société passe du stade de l'intériorisation à celui de la manifestation extérieure, et de là à la violence. Les premiers signes de cette évolution sont déjà visibles.

c) On verra alors se lever l'étendard de la lutte sociale et nationaliste, avec la proclamation d'une identification à l'OLP, et même à des organisations plus extrémistes.

d) Certains de ces éléments, issus de la société locale la plus évoluée, qui ont grandi en son sein et possèdent des qualités de chefs, ont toutes les chances de s'imposer.

e) Il ne faut pas se dissimuler que l'Etat éprouvera de grandes difficultés avec eux dans les périodes critiques, étant donné leur prestige personnel.


PROPOSITIONS

a) Adopter les mêmes critères pour les Juifs et les Arabes, à la fois pour l'admission dans les lycées et les universités, et pour l'attribution des bourses d'études. L'application de ces normes, à elle seule, constituera une forme de sélection naturelle, qui diminuera sensiblement le nombre des étudiants arabes. Il en résultera une diminution du nombre de diplômés de bas niveau, et il sera plus facile de les intégrer sur le marché du travail à la fin de leurs études...

b) Il faut favoriser l'orientation des élèves arabes vers les études techniques, les sciences exactes et les sciences naturelles. Ce genre d'études laisse moins de temps et de loisir pour un engagement au service de la cause nationaliste, et un grand nombre d'entre eux abandonneraient leurs études en cours de route.

c) Il faut encourager ceux qui partent faire leurs études à l'étranger, et augmenter pour eux les difficultés à rentrer et à trouver du travail en Israël. Cette politique est susceptible de favoriser leur émigration.

d) Prendre des mesures rigoureuses - de diverse nature - contre tous les agitateurs qui sévissent dans les universités.

e) Prévoir des débouchés pour la majorité de ceux qui sortiront des écoles, en fonction de leurs capacités. On peut commencer à y penser, étant donné le délai de plusieurs années qui sera nécessaire pour élaborer cette politique et l'appliquer dans ses différentes étapes.



5 - L'APPLICATION DE LA LOI


1 - D'une façon générale, l'application de la loi a pour but de faire prévaloir l'intérêt général sur celui des individus. Dans le domaine qui nous occupe, le souci de la sécurité intérieure du pays et de tout ce qui s'y rattache constitue l'intérêt national majeur pour les Juifs.

La mise en vigueur des lois de l'Etat dans une société en formation comme celle d'Israël demande de la souplesse, de la prudence et du bon sens. Mais il faut, en même temps, que l'exécutif chargé de l'application des lois dans le secteur arabe remplisse sa tâche de façon à éviter une dégradation de la situation.

Nous avons déjà mentionné la façon dont on a traité jusqu'ici cette population, et l'ambivalence des mesures prises en ce domaine. Les Arabes ont pris conscience, à partir de faits concrets, qu'il est possible de contourner la loi en Israël, à condition d'avoir de bonnes relations avec les gens bien placés.
Un tel comportement représente certes un grave préjudice pour l'intérêt public ; mais en plus, les Arabes voient le signe d'un affaiblissement du régime dans le fait qu'il soit amené à faire des concessions quand les pressions s'exercent sur lui de façon continue (on pourrait citer de nombreux exemples).

2 - Il est difficile d'obtenir une explication raisonnable sur le bas pourcentage des impôts de toutes natures prélevés sur la population arabe. La même situation se retrouve dans le domaine de la construction, où la non-application de la loi peut entraîner une grave menace pour la sécurité dans de larges zones au nord et dans le centre du pays.

Il faut tirer les leçons des expériences faites dans d'autres pays où vivent des minorités nationales : un libéralisme incontrôlé produit le résultat inverse de celui qu les "libéraux" recherchent. Cette règle s'applique tout particulièrement à une population comme la minorité arabe d'Israël.


PREVISIONS

a) Dans une société qui repose sur la loi, la non-application de celle-ci par les autorités introduit une dynamique de la délinquance qu'il est très difficile d'enrayer par la suite.

b) Il faut prendre garde à l'éventualité que, dans l'avenir, de nombreux Juifs puissent, pour des raisons diverses, soutenir la population coupable d'infractions, et dénoncer comme "oppression" les tentatives de remettre la loi en vigueur.

c) Il faut être attentif au fait que le pourcentage de la population arabe (14 %) peut transformer la portée de simples contraventions en véritable rébellion.

d) Des éléments qui nous sont hostiles ne manqueront pas de présenter comme des actes d'oppression nationale l'application de la loi.


PROPOSITIONS

a) Expliquer clairement à ceux qui seront chargés de l'administration du secteur arabe qu'ils ne doivent pas fermer les yeux sur les transgressions de la loi.

b) Prendre des mesures judiciaires contre les fonctionnaires et les institutions qui ne font pas leur devoir en appliquant les lois.

c) Ouvrir des instructions, et faire passer quelques jugements par les tribunaux, en particulier dans le domaine du prélèvement de l'impôt et de la construction illégale, afin de dissuader la population de chercher à tourner la loi.

d) Intensifier la présence des forces de police et de sécurité de toute nature dans le secteur arabe, afin d'intimider les extrémistes et les hésitants qui risquent de se laisser entraîner à des actions de rébellion et des manifestations.

Sources ISM

Posté par Adriana Evangelizt

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Mon, 22 Sep 2008 19:45:46 GMT http://palestine.activblog.com/article-254278.html
Une campagne prend pour cible le statut philanthropique du Fonds National Juif au Canada http://palestine.activblog.com/article-254277.html

Une campagne prend pour cible le statut philanthropique

du Fonds National Juif, au Canada


Par Al-Awda


par Kole Killibarda et Hazem Jamjoum [Al-Awda, Toronto] in Al-Majdal, n° 25 (Printemps 2005) * (p. 15 sq.)

Une action internationale visant à remettre en cause le statut philanthropique du FNJ pourrait représenter une composante importante dans la mobilisation d’un mouvement international plus large contre l’apartheid israélien.
En dépit de la nature raciste et coloniale du Fonds, il n’en est pas moins listé parmi les organisations "charitables", à but humanitaire et philanthropique, dans la plupart des pays occidentaux.

En 2006, les Palestiniens vont célébrer le 30ème anniversaire du Jour de la Terre.

Ce sera aussi l’année où sera observé le 30ème anniversaire de l’entrée en vigueur de la Convention Internationale pour la Suppression et la Répression du Crime d’Apartheid (adoptée le 18 juillet 1976) – une convention largement tombée dans l’oubli, qui n’a jamais été ratifiée par Israël (ni par d’autres Etats coloniaux de peuplement tels les Etats-Unis, le Canada, l’Australie ou la Nouvelle-Zélande, mentionnons-le au passage…), mais qui souligne très clairement le caractère illégal des politiques d’apartheid pratiquées par l’Etat israélien et ses agences – succursales.

Le 30 mars 1976, des milliers de Palestiniens occupés par Israël en 1948 ont participé à une grève largement suivie afin de protester contre la discrimination systématique résultant des projets du gouvernement israélien consistant à exproprier 5 500 acres de terres de propriétaires arabes.

Les villages d’Arraba, Sakhnin, Deir Hanna, et d’autres petits hameaux de la Galilée – une région située au nord d’Israël, et peuplée majoritairement de Palestiniens – ont été particulièrement visés. La police israélienne a répondu aux manifestations pacifiques par la violence, tuant six jeunes Palestiniens non armés, blessant une centaine de manifestants et arrêtant trois cents personnes.

Au fil des années, depuis lors, ces événements ont été immortalisés dans la mémoire palestinienne par la célébration de la Journée de la Terre, des deux côtés de la "Ligne Verte" (c’est-à-dire de la ligne d’armistice séparant "Israël" de la Cisjordanie et de la bande de Gaza).

De la même façon que le massacre de Sharpeville, le 21 mars 1960, a galvanisé toute une génération de militants anti-apartheid en Afrique du Sud, les assassinats de Raja Abu Rayya, Khader Khalayla, Khadija Shawahneh, Khair Yassin, Mohsen Taha et Ra’fat Zuheiri, le 30 mars 1976, ont mobilisé un sentiment de communauté, chez les Palestiniens, face au racisme systématique auquel ils étaient confrontés de la part de l’Etat d’Israël.

Les manifestations furent des moments importants pour la revitalisation du militantisme de la communauté palestinienne, grâce à des organisations comme le Parti communiste et des groupements plus récents de militants palestiniens, tel le mouvement Abna al-Balad [Les Fils du Pays].

Ce massacre a également mis en exergue la stratégie gouvernementale israélienne du ‘yehud ha-galil’, c’est-à-dire du projet de ‘judaïsation’ de la Galilée, qui demeura un programme secret jusqu’en 1976, date à laquelle il fut adopté comme un des mots d’ordre du ministère israélien du Logement.
La théorie de cette politique fut fournie par Israel Koenig – chef du service Galilée au ministère israélien de l’Intérieur – dans un rapport rédigé à la demande du Premier ministre d’alors, Yitzhak Rabin.

Ce rapport a fait l’objet de fuites, en 1976.
Il affirmait que les citoyens palestiniens d’Israël représentaient "un cancer dans l’organisme juif – un cancer qu’il faut contrôler et contenir", et il prônait une politique "de terreur, d’assassinats, d’intimidations, de confiscations de terres et de suppression de tous les services sociaux afin de débarrasser la Galilée de sa population arabe."

Le rapport Koenig entraîna une vague brutale de confiscations de terres et la création de colonies juives connues sous le nom de ‘mitzpim’ [terme signifiant : tours de guet, en hébreu] dans toute la Galilée – vague qui culmina, finalement, avec les grèves générales et les protestations de la Journée de la Terre.

Le livre récent (2004) d’Uri Davis, Apartheid Israel : Possibilities for the Struggle Within [L’Israël de l’apartheid : les possibilités de lutter, à l’intérieur] aide à souligner la nature coloniale et raciste toujours en vigueur de l’Etat d’Israël propre.

L’ouvrage de Davis énonce l’avis que parmi les composantes centrales du projet israélien de colonisation figure en bonne place l’ainsi dit "rachat de la terre" - lire : l’expropriation par la force des moyens de vivre des Palestiniens au profit de colonies réservées aux seuls juifs.

Le slogan du "rachat" (au sens de la rédemption) de la terre a été utilisé par les premier sionistes pour mettre en valeur un des objectifs centraux du mouvement sioniste : l’acquisition de terres en Palestine, en vue de la création de colonies exclusivement juives.

Ce slogan fut adopté pour la première fois par les pionniers sionistes, et il représenta la tâche confiée au
Keren Kayemet LeYesra’el, au Fonds National Juif [KKL – FNJ], lequel fut institué durant le cinquième congrès sioniste, en 1901, pour en constituer le bras exécutif.

Depuis lors, le FNJ a continué à acquérir des terres pour l’installation de colonies exclusivement juives, créant souvent de nouveaux villages ou des "réserves naturelles" sur les emplacements de villages palestiniens détruits

Cet accaparement des terres s’est focalisé, traditionnellement, sur des zones dont la composition démographique était restée majoritairement palestinienne, après la création de l’Etat d’Israël, en 1948 – connue par les Palestiniens sous l’intitulé de Nakba [Catastrophe], au cours de laquelle quelque 750 000 Palestiniens furent victimes d’une épuration ethnique, 31 000 Palestiniens étant des personnes déplacées à l’intérieur d’Israël, 14.000 civils étant tués (au minimum), plus de 530 villages et 11 villes détruits, et des millions d’acres de terres expropriées.

La colonisation "interne" qui fit suite à ce chapitre sanglant de la création de l’Etat d’Israël s’est traduite par des tentatives de judaïsation forcée de la Galilée et du Néguev, dans le Sud d’Israël, ainsi que par la poursuite de l’expropriation d’un million supplémentaire d’acres de terres palestiniennes.

Tandis qu’avant 1948, les Palestiniens possédaient 94 % du territoire dans ce qui allait devenir l’Etat actuel d’Israël, ce pourcentage a été réduit à 3 % des terres, du fait de cette politique, conséquence des vagues successives de confiscations systématiques des terres.

En 1993, 80% des terres restées la propriété des Palestiniens après la Nakba se retrouvaient aux mains de nouvelles colonies juives, ou de l’Etat israélien lui-même.

Ces pratiques persistent jusqu’à ce jour
dans les régions d’Israël qui sont encore majoritairement peuplées de Palestiniens.

Si les médias internationaux mettent l’accent sur les colonies israéliennes illégales en Cisjordanie et dans la bande de Gaza [l’article est antérieur à septembre 2005, date de leur démantèlement, ndt] – qui sont souvent appelées, par euphémisme "implantations" – le FNJ, de gestion privée, en tandem avec d’autres agences étatiques israéliennes, continue à revendiquer et à acquérir des terres palestiniennes en Israël. Récemment, le FNJ a commencé à s’en prendre aux populations bédouines du Néguev.

Cela s’inscrit dans un processus plus large, par lequel la population bédouine de l’Etat d’Israël, comptant environ 110 000 personnes, a été systématiquement éloignée de ses terres, au fil des années. Tout récemment, ce processus s’est poursuivi, avec des programmes gouvernementaux de fumigation, la construction de colonies juives dans le Néguev et l’expropriation, par l’armée israélienne, de terres habitées par les bédouins pour des raisons "militaires" (dont la création de champs de tir, de zones militaires fermées, etc.)

Il convient de noter que le FNJ gère sa politique foncière au moyen d’un ensemble d’acquisitions coordonnées avec l’Administration Israélienne des Terres [Israeli Lands Administration – ILA].

L’ILA est responsable de la gestion de toutes les terres propriétés publiques en Israël, elle est régie par une loi fondamentale l’instituant (datant de 1960) ; la loi israélienn